Pour un Référendum d’initiative partagée sur LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

La pétition de 2 millions de signataires dite L'Affaire du siècle est déjà l’expression d'un mouvement citoyen décidé à faire plier le gouvernement, l'État, le système. Mais il faut aller plus loin. Un référendum d'initiative partagée, en faveur d'une proposition de loi ORGANISANT LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE réelle, globale et accélérée, est nécessaire.

Organiser un Référendum d’initiative partagée
POUR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ! immédiate, accélérée et planifiée

                Un point qui est largement partagé, en particulier parmi les gilets jaunes, c’est le refus de la privatisation des aéroports, comme de celle des barrages hydro-électriques. Une procédure de Référendum d’initiative partagée (RIP) est en cours qui peut permettre d’empêcher cette privatisation : dans un premier temps 185 parlementaires (députés et sénateurs) ont déposé une proposition de loi dans ce sens et pour aller plus loin, ce texte doit maintenant être appuyé par 10% des électeurs, soit environ 4,7 millions. Après l’élection européenne, nous allons beaucoup entendre parler de cette bataille politique.

                Le RIP, ce n’est pas le RIC, bien sûr, mais c’est mieux que rien et il faut s’en servir. Une autre question mériterait qu’on tente d’en faire un Référendum d’initiative partagée, c’est la transition énergétique.

               En effet, plus de 2 millions de citoyens ont signé la pétition appelée L’Affaire du siècle, portée par 4 ONG (Notre affaire à tous, Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace France, Oxfam France). Il s’agit d’une action en justice engagée contre le gouvernement, visant à « mettre fin à l’inaction climatique » et à « obliger l’État à respecter ses engagements » en matière de transition écologique.

               La pertinence et la force de la pétition L'Affaire du siècle c'est qu'elle a mis en cause l'inertie du pouvoir actuel et elle a mis fin à l'ambigüité et au mensonge concernant l'aptitude de celui-ci à faire progresser la lutte contre le changement climatique, ambigüité d’abord entretenue par la présence de Nicolas Hulot au gouvernement, mensonge perpétué par la présence de soi-disant écologistes dans les rangs macronistes, ambigüité et mensonge alimentés par les fameux propos au Point de Yannick Jadot, tête de liste EELV aux Européennes, indiquant qu’il était « pour l’économie de marché, pour la libre entreprise et l’innovation » (et récemment rectifiés par le même Jadot dans une intéressante interview à Reporterre).

Aller plus loin !

              Mais il faut aller plus loin. Il faut porter ce dévoilement et cette dénonciation de l’imposture macroniste en matière environnementale à un niveau supérieur, sans attendre, pendant des mois ou des années, que la justice tranche. Les mobilisations dans la rue, les initiatives de désobéissance civile, les convergences des luttes écologistes avec le mouvement social et les gilets jaunes ("Fin du mois, fin du monde"), la pression sur les élus à tous les niveaux, le boycott des entreprises polluantes, tout est utile. Mais il faut aller plus loin ; il faut un débouché politique.

              À sa façon, L'Affaire du siècle est déjà l’expression d'un mouvement citoyen décidé à faire plier le gouvernement, l'État, le système. Mais, au-delà de la démarche judiciaire maintenant engagée, une mobilisation citoyenne et politique radicale et majoritaire est nécessaire.

              Un RÉFÉRENDUM D’INITIATIVE PARTAGÉE en faveur d'une proposition de loi ORGANISANT LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE RÉELLE, GLOBALE ET ACCÉLÉRÉE (incluant tous les types de production énergétique et la réduction sévère de tous les types de gaspillage énergétique, interdisant la privatisation des barrages hydro-électriques, prévoyant le développement d'un service publicnational de la fourniture d’énergie, organisant une évolution programmée des différents systèmes de transport de marchandises et de déplacement de particuliers, y compris la renationalisation des autoroutes, programmant dans le temps la transformation des modes de consommation collective et individuelle, etc.), pourrait y contribuer.

              Aller dans la direction d’un Référendum d’initiative partagée sur la transition énergétique permettrait de placer tous les élus, individuellement et quelle que soit leur appartenance politique, devant l’obligation de s’engager clairement face à l’urgence climatique puisqu’il faudrait réunir la signature de près de 200 parlementaires en appui au RIP sur la transition énergétique. L'appartenance politique des députés et sénateurs qui appuieraient cette démarche serait certainement très instructive pour les citoyen.nes.

               Ensuite, il faudrait réunir 4,7 millions de pétitionnaires en faveur de ce RIP. Parallèlement au RIP sur la création d’un service public national des aéroports, ce RIP pour une transition énergétique accélérée et planifiée, donnerait un nouveau débouché politique au mouvement des gilets jaunes et contribuerait à la fameuse convergence des luttes.

               Dans la discussion de ce RIP pourraient être levées les ambigüités entretenues sur la possibilité de limiter le changement climatique, donc de sauver la biodiversité, le cadre de vie de l’humanité et l’humanité elle-même peut-être, sans passer du système productiviste et consumériste actuel à un système durable et vertueux et donc sans remettre en cause la toute-puissance sans contrepoids du système capitaliste. Ces débats montreraient la nécessité de porter au pouvoir un gouvernement mandaté par les électeurs pour organiser la sortie du système productiviste et consumériste, pour mettre en œuvre la transition énergétique et privilégier la lutte contre les émissions de CO2, et enfin pour mette en œuvre la planification écologique. Une alternative au macronisme est possible !

              Concrètement, il faudrait que les citoyens qui soutiennent les grandes Organisations non gouvernementales (ONG) comme Notre affaire à tous, Greenpeace, la Fondation Hulot, Oxfam, prennent l’initiative et que celles-ci se rapprochent des députés et sénateurs susceptibles de porter le RIP sur la transition énergétique. Rappelons-le, IL Y A URGENCE !

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