Il faut dénoncer la "grande mascarade"du soi-disant "grandéba"

René Revol, maire de Grabels (Hérault), qui a participé à l’opération "grandéba" de Souillac, donne son sentiment dans une vidéo de 5 mn.

Il faut dénoncer la "grande mascarade" du soi-disant "grandéba"

L'opération imaginée par le pouvoir pour lancer sa contre-offensive face à la puissance et à la persistance du mouvement des gilets jaunes se développe sinon "sans tabou ni totem" du moins tambour-battant, avec l'appui des médias.
Le président Macron a ainsi entamé une campagne électorale d'un nouveau style, avec l'appui non dissimulé de l'appareil d'État, en particulier des préfets, et de l'ensemble du système médiatique (en particulier les chaines dites d’information en continu, mais aussi LCP et France-Info) et en contraignant les maires à s’en faire les assistants, voire les complices. Les éditocrates, trop heureux de l’opportunité qui leur est fournie, glosent à l’infini sur les propos présidentiel, entre deux propos contre « les-violences-des-gilets-jaunes » et « la-confusion-des-revendications-des-gilets-jaunes-qui-veulent-tout-et-son-contraire ».

Jusqu’à ce jour, même si l’opinion publique ne semble pas dupe, cette opération se déroule sans accroc au plus grand bénéfice espéré de l’image du gouvernement. L’« enfumage » dénoncé par les gilets jaunes et certaines forces politiques ne change rien à l’efficacité promise d’un tel rouleau compresseur. On a même vu la droite et les socialistes se rallier sans états d’âme à ce « grandéba ».

Le député communiste de Dieppe, Sébastien Jumel, qui s’était rendu au « grandéba » présidentiel de Grand Bourgtheroulde, dans l’Eure, avait déjà signalé que la parole lui avait été refusée.

Le maire d’une petite commune de l’Hérault, René Revol, maire de Grabels, qui a participé à l’opération de Souillac, lui aussi privé de parole,  décrit et décrypte de l'intérieur l'opération et donne son sentiment dans une vidéo. C’est à voir ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=7ai5zVTeUh8

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