Première projo, premier coup de chaud

Premère projection au Campo Santo Lundi, la foule est arrivée. Il ne manque plus que quelques stars du métier qui débarquent mercredi ou jeudi, prises par le boulot dans leurs rédactions. Antoine Perraud de Mediapart est annoncé. « Gustav » mollit mais Poutine non ! Au palais des Congrès, les agences s’installent lentement mais sûrement. Ça cloue, ça colle, ça accroche. Il y en aurait quelques unes de moins que l’an passé, mais les principales sont là : Getty Images, Corbis, Eyedea, Sipa, Polaris, Vu, Fedephoto, etc…
L'écran de Visa pour l'image Perpignan

Premère projection au Campo Santo

 

Lundi, la foule est arrivée. Il ne manque plus que quelques stars du métier qui débarquent mercredi ou jeudi, prises par le boulot dans leurs rédactions. Antoine Perraud de Mediapart est annoncé. « Gustav » mollit mais Poutine non ! Au palais des Congrès, les agences s’installent lentement mais sûrement. Ça cloue, ça colle, ça accroche. Il y en aurait quelques unes de moins que l’an passé, mais les principales sont là : Getty Images, Corbis, Eyedea, Sipa, Polaris, Vu, Fedephoto, etc…

 

A l’étage en dessous les « collectifs » ont dépassé cette année la présence minimale de la table et de la chaise pour dresser quelques panneaux avec des tirages… Il va falloir « creuser » la différence entre un « gros collectif » et une « petite agence »… Mystère.

 

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Lundi matin, conférence de Paul Fusco "De la mort de Robert Kennedy aux enfants de Tchernobyl".

Photos G.Delalot/Photos.Puech.info

 

 

Lundi soir première projection au Campo Santo. Les gradins sont pleins ou presque. Jean-François Leroy nous assure, comme dans toutes les interviews qu’il donne, que pour ce vingtième anniversaire, il n’a rien changé aux habitudes, on va voir de l’actu, encore de l’actu. Tant mieux. Ah si… Vendredi soir, il y aura la soirée souvenir « pleine d’émotions » précise-t-il ! La projection a débuté comme d’habitude par les photos du jour, puis la rétrospective de septembre et d’octobre 2007. L’ouverture des sujets était réservée à Brian Sokol de Getty Images avec un très impressionnant sujet sur la répression de la révolte des tibétains au Népal publié par le New York Times. Deux beaux sujets sur l’Ethiopie, l’un de Sylvain Savolainen de l’agence Cosmos et l’autre sur l’exploitation du sel de Stephan Gladieu / Getty Images. Curieux, comme toutes les images de Getty images « pètent » plus que les autres… C’est vrai également sur leur stand. Le poids des fichiers, le choc des imprimantes ?

 

Remarquée également la projection du sujet de Stefano Zardini sur les entrailles de Calcutta, ainsi que les images d’Alain Buu de Orizon sur la problématique de la politique de l’enfant unique en Chine.

 

Retour sur le week-end.

 

 

 

 

J’ai profité de la tranquillité pour faire le tour de quelques expositions. Commencé par David Douglas Duncan dont j’attendais beaucoup. Je n’ai pas été déçu par les photographies, il faudrait être niais, mais par la quantité. Peu d’images pour une si grande œuvre. Dommage.

 

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Photographie d'Enrico Dagnino

 

 

C’est au Couvent des Minimes, où il y vraiment beaucoup d’expositions que j’ai eu un coup de chaud. A tous les sens du terme. Au premier étage sous les toits, où se trouvent les expositions les plus intéressantes il fait une chaleur africaine. Ça allait bien avec l’incroyable reportage d’Enrico Dagnino pour Paris-Match sur les évènements du Kenya où les partisans de Kibaki et ceux d’Odinga ne s’affrontent pas avec des fleurs. Il faut bien connaître le terrain pour s’en sortir vivant et ramener de telles images.

 

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Photographie de Jan Grarup.

 

 

 

Pour prendre le frais, je suis allé à deux pas de là, au Darfour de Jan Grarup ! Incroyables photographies panoramiques d’un désert de cailloux… « C’est pour ça qu’ils se battent ? » commente un touriste peu averti de la géopolitique. A côté des paysages, des scènes bibliques de misère. Une a retenu particulièrement mon attention : un homme penché à angle droit drapé dans un vêtement clair touche les débris noircis de ce qu’il reste de sa case…

 

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Photographie de Stanley Greene

 

 

Sur le chemin, il y avait l’exposition d’un autre grand du métier : Stanley Greene au titre reposant « La Route de la Soie… », mais « …aujourd’hui un pipeline pour la drogue et les maladies ». Rien à voir avec les quadrichromies léchées d’un reportage touristique. Je me suis retrouvé en plein Kaboul, dans un squatt où des junkies se piquent dans la misère.

 

 

Hallucinantes images.

 

Michel Puech

(a suivre)

 

 

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