LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT

Au cours de l'Assemblée générale de la Ligue de l'enseignement, les 27 et 28 juin 2015, à Chambéry, j'ai interrogé le Secrétariat national sur le dossier de l'enseignement religieux en Alsace et en Moselle.

INTERVENTION DE MICHEL SEELIG (FÉDÉRATION DE LA MOSELLE)

 En 2005, il y a dix ans, nous célébrions le centième anniversaire de la loi de Séparation. Et, à Lorient, à mon initiative, notre Assemblée générale adoptait une motion demandant la fin de l’obligation de l’enseignement religieux à l’École publique, en Alsace et en Moselle.

Dix ans plus tard, la laïcité est revenue au cœur du débat public, y compris sur ce dossier des trois départements « concordataires ».

Et nous pouvons nous réjouir du fait que l’Observatoire de la laïcité dans son récent avis ait avancé notamment deux préconisations importantes :

  • La suppression de l’obligation

  • La sortie de cet enseignement des 24 heures hebdomadaires à l’École primaire.

Les résistances des conservatismes sont fortes, et les institutions frileuses …

Je souhaite que la Ligue soutienne ouvertement ces deux préconisations de l’Observatoire et les promeuve… cela correspondrait bien à notre esprit et à notre histoire !

 RÉPONSE DU SECRÉTARIAT NATIONAL PAR NICOLAS SADOUL

 Un long combat, contre le régime concordataire, a été rappelé et conduit par notre camarade Michel Seelig de la Fédé 57 depuis de longues années avec patience et ténacité. Oui, Michel, nous soutenons les préconisations faites par l’Observatoire de la Laicité visant la suppression de l’obligation de l’enseignement religieux et la sortie des 24h/hebdo à l’école primaire dans les départements d’Alsace-Moselle comme nous avions pu l’écrire dans notre texte de 2010 « la laicité pour faire société » et le détailler lors de notre audition avec Jean-Michel Ducomte et Pierre Tournemire, il y a quelques mois devant ce même Observatoire de la Laicité.

Mais le combat devra franchir une autre étape, celle du volontarisme politique. C’est une autre affaire et nous aurons forcément à soutenir collectivement ces préconisations.

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