La belle solution...

On entend que ça : plus de référence aux « binationaux » dans la reforme constitutionnelle. La trouvaille, l’idée géniale de M. Urvoas, nouveau ministre de la Justice, qui aura eu son hochet avant même le couronnement du Congrès. Pas de binationaux, plus d’apatride. Dans la guerre contre le terrorisme, la France garde les mains propres sauf qu’elle n’aura bientôt plus de mains.

On accorde à Nicolas Sarkozy le « délit » de terrorisme, et à la gauche on lâche du mou, ou du moins à l’idée que MM. Valls et Hollande se font encore de la gauche.

 

Une sortie par le haut ! L’unité nationale sauvée ! Le vote presque acquis !

Belle tartufferie, qui troque une discrimination de fait contre une inégalité de droit.  Parce que quoi qu’on en dise la différence persiste. Les peines pour les crimes et délits de terrorisme seront assorties de mesures à extension variable selon que le sort vous aura élu Français-français ou binational.

Beau courage, et belle unité nationale, Mmes et MM. les parlementaires! Faire de la Constitution le tombeau d’une ségrégation si honteuse qu’elle frisonne devant les mots qui la nommeraient.

Ce mauvais rêve a trop duré, sauvez votre honneur, sauvez au moins l'honneur des femmes et des hommes qui vous ont élus ! Méditez Péguy. Le voici qui sort de sa tombe pour stigmatiser les funestes dérives de MM. Valls et Hollande, écoutez ce qu’il a à nous dire, tellement actuel, tellement précis, tellement juste : « Nous avons appris à gouverner mais nous avons désappris la République » (Notre Jeunesse).

 

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