Le dessin qui tue: hommage à Ali Ferzat

Je fais suite aux articles de Christophe Gueugneau publiés ici récemment pour témoigner ma sympathie à l'égard d'Ali Ferzat, caricaturiste syrien, dont on apprend qu'il vient de se faire casser les mains par les sbires de la dictature, ce matin.
ALI FERZAT AND ALLAE MALLOUHI © Hend Amani
ALI FERZAT AND ALLAE MALLOUHI © Hend Amani
Je fais suite aux articles de Christophe Gueugneau publiés ici récemment pour témoigner ma sympathie à l'égard d'Ali Ferzat, caricaturiste syrien, dont on apprend qu'il vient de se faire casser les mains par les sbires de la dictature, ce matin. Rendons hommage à cet homme courageux. Bon courage à tous les Syriens et à Ali Ferzat.
La culture des despotes, entre risible et tragique pendant des décennies. Ali Ferzat (Syrie ...

Article - Christophe Gueugneau - 24/06/2011 - 2 commentaires

En Syrie, c'est aussi l'humour qu'on assassine sous l'onglet «Prolonger». Ali Ferzat : Assad un jeudi soir ...

Article - Christophe Gueugneau - 07/07/2011 - 20 commentaires

 

 

 

Publié le 25 août 2011 à 08h44 | Mis à jour à 09h54

 

Un caricaturiste syrien se fait briser les mains


 

Le caricaturiste syrien Ali Ferzat.... (Photo: AP)

Agrandir

Le caricaturiste syrien Ali Ferzat.

Photo: AP

Associated Press
Beyrouth

Des hommes armés et masqués ont roué de coups le caricaturiste syrien Ali Ferzat, lui brisant les deux mains en guise d'avertissement, a rapporté un membre de sa famille. Un militant des droits de l'Homme avait annoncé un peu plus tôt que le dessinateur avait été hospitalisé après une agression.

Dans une de ses caricatures récentes, Ali Ferzat avait représenté le président syrien Bachar el-Assad en train de faire de l'auto-stop avec un colonel Kadhafi en fuite.

Ali Farzat a été extrait de sa voiture jeudi matin à Damas, violemment battu, puis laissé blessé sur le bord d'une route, avait rapporté Omar Idilbi, porte-parole des Comités locaux de coordination. Ce sont des passants qui l'ont trouvé et qui l'ont conduit à l'hôpital.

Un parent d'Ali Ferzat a précisé que le dessinateur de 60 ans avait été extrait de sa voiture avant l'aube. Ses agresseurs, armés, lui ont brisé les mains, lui disant que ce n'était «qu'un avertissement» pour qu'il arrête de dessiner. Ils l'ont ensuite jeté sur le bord d'une route, la tête recouverte d'un sac, a ajouté ce membre de la famille.

Il a requis l'anonymat. «Nos vies sont en danger», a-t-il souligné

 


 


 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.