Il faut changer le logiciel…

Non encartée mais le bulletin de vote à gauche, plus particulièrement au PS, je dis : il y a urgence. En effet depuis le lendemain de l’élection présidentielle, nous avons entendu le même refrain entonné sur tous les rythmes…« il faut changer le logiciel…. Si nous ne changeons pas profondément notre logiciel… il faut changer de logiciel pour modifier l’avenir ». Quelle exécrable expression!

Non encartée mais le bulletin de vote à gauche, plus particulièrement au PS, je dis : il y a urgence. En effet depuis le lendemain de l’élection présidentielle, nous avons entendu le même refrain entonné sur tous les rythmes…« il faut changer le logiciel…. Si nous ne changeons pas profondément notre logiciel… il faut changer de logiciel pour modifier l’avenir ». Quelle exécrable expression! Bien que nous vivions à l’ère numérique, il n’en reste pas moins que l’humain reste essentiel (notamment pour mettre le logiciel au point).

Qu'est-ce qu’on a fait des codes
De ce satané logiciel,
On les a égarés
Oui on sait on perd tout mais ce qu’on veut pas
C'est qu'on se moque de nous

OH! HÉ! HEIN! BON!

 

Vous ne savez-pas comment vous y prendre pour les récupérer ? C’est très simple. Faites comme les électeurs potentiels de base, programmez en langage simple.

Qui peut programmer ? Tout le monde ! Oubliez primaires ou autre personnage miracle à sortir d’un chapeau, mettez en route la réunification et passez aux travaux pratiques. Par exemple en utilisant la force virtuelle issue des débats participatifs de Désirs d’Avenir (parce qu'ils sont les plus anciens et pour faire un clin d'oeil à Pénélope) afin d’imposer l’ouverture des fédérations, sections, courants ainsi que le dépoussiérage de combats d’arrière-garde voire la destruction de certains prés carrés. Elle a fait ses preuves la force virtuelle. Facilement mobilisable, essentiellement jeune, elle peut aider le PS à dynamiser ses troupes dont les têtes de ligne qui y croient encore et qui ferraillent, seules, dans les assemblées souvent fort tard dans la nuit : M. Alain Vidalies pour son exceptionnelle présence et souvent soutenu par sa collègue de chez les Verts, Martine Billard. Cela serait aussi la fin de ces débats iniques que le citoyen ne peut pas suivre parce qu’ils ont lieu à 3 heures du matin alors que la majorité UMP et consorts communiquent aux journaux des 13 et 20 heures.

 

 

Quel langage, quels outils ?

Le PS n’a pas à utiliser un langage précis ni la langue de bois mais à s’appuyer sur les collectivités régionales, surtout quand elles sont efficaces. Un langage qui crée des passerelles entre régions. C’est par le maillage au plus près du terrain qu’on évalue le mieux les difficultés des Français afin de les résoudre. Et ce n’est que de ces viviers d’expérience que pourront émerger les futurs ministrables.
La triangulation, en politique, consiste à s’approprier un ou plusieurs thèmes clés de l’adversaire avec pour objectif de lui nier toute spécificité, toute identité, toute chasse gardée.
L’actuel président fait ou fait croire qu’il va réaliser concrètement tout ce que vous avez toujours dit vouloir faire…
Mais que lui opposez-vous sinon une faune terrifiante de bons sentiments, de pensée unique (le logiciel, la remise au travail du PS, le vote utile).
Par la caricature, vous vous êtes décrédibilisés quand par l’outrance vous vous êtes ridiculisés.

 


Publier le logiciel
C’est la partie la plus complexe mais payante le plus souvent : vous avez le site internet, un journal (il va falloir quand même un peu dépoussiérer), les blogs, essayer Facebook ou Twitter à condition de ne pas déléguer à l’attaché parlementaire, les débats sur le terrain et fuir le clientélisme. Ensuite c’est à vous d’innover, on ne va pas tout vous mâcher non plus !

Mais gardez en mémoire qu’en dehors des militants, il faut des supporters à convaincre de venir vous soutenir pour les prochaines sélections du match France : les élections régionales où en Poitou-Charentes l’adversaire rampe déjà dans la coulisse pour faire trébucher Mme Royal. Et puis bien sûr la finale en 2012.

 

Pour conclure et confirmer les propos d’Edwy Plenel je voudrais vous dire que le Parti Socialiste avait un boulevard devant lui pour occuper le terrain pendant l’été (même en prenant des vacances, d’ailleurs les méritez-vous ?). Or le site internet est en rade depuis le 14 juillet. Il eut été si facile d’amorcer sur quelques pistes : la cohérence, le consensus actif ou l’idéologie claire et progressiste puisque vos chicayas ont permis l’installation d’une droite certes classique mais médiocre et sans humanisme.

 

Des supporters voudraient bien faire encore mais ne peuvent point tous seuls ! Ils vous tendent aujourd’hui la souris à travers un journal numérique libre et indépendant, sans comité de lecture, ni censure. Vous en connaissez beaucoup de journaux de ce type ?

Il vous convient de mettre un terme aux pratiques du passé et d’appeler à un nouveau cycle politique comme débattre avec les libéraux. Les citoyens ont droit à ce débat. Il y aura toujours un petit coin dans Mediapart !

 

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