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Billet de blog 2 déc. 2019

Algérie: l'enjeu historique

Imperturbable, malgré la répression, le hirak avance, patient, déterminé, uni depuis maintenant onze mois. A quelques jours d'une présidentielle que le pouvoir veut imposer, quelle est la situation réelle du pays. Mardi 3 décembre, 19h, réunion publique à l'initiative de la LDH.

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Une réunion publique se tient le mardi 3 décembre à 19 h à l’ AGECA, 177 rue de Charonne Paris 11e (Métro Alexandre Dumas). Avec :

• Houria Benaziza, militante féministe, cadre supérieur à la retraite de l’enseignement national
Omar Benderra, ancien président de banque publique (chargé de la négociation de la dette extérieure de l’Algérie durant le gouvernement réformateur 1989-1991), membre d’Algeria-Watch
François Gèze, éditeur et membre d’Algeria-Watch
Animation par Alain Esmery de la Ligue des droits de l’Homme

Ci-dessous la vidéo de la rencontre.

https://www.facebook.com/tahar.siserir/videos/10212353905202260/

Si certains militants sont sortis le 18 février pour exprimer leur ras-le-bol en brandissant des pancartes contre le cinquième mandat consécutif du président Abdelaziz Bouteflika, aucun observateur averti ne s’attendait à voir, quelques jours après, une marée humaine braver la peur et investir les rues à travers tout le territoire algérien. Très vite ce soulèvement populaire s’est transformé en un rejet radical d’un système politique fortement corrompu.

En Algérie, depuis le 22 février, chaque vendredi est un rendez-vous pour des millions de manifestantes et de manifestants qui revendiquent inlassablement un Etat de droit et exigent le changement radical du système politique actuel.
Face à une crise politique inédite dans l’histoire récente de l’Algérie, dans un climat de tension extrême et dans un fort rejet populaire de l’élection présidentielle dans l’état actuel du système, le chef des armées persiste à vouloir l’imposer en date du 12 décembre prochain.
Malgré le climat festif et pacifique qui caractérise les manifestations, depuis quelques mois des arrestations massives font ressurgir des pratiques anciennes très éloignées de l’Etat de droit revendiqué par les manifestantes et les manifestants.


Le changement démocratique tant espéré par les Algériennes et les Algériens en octobre 1988 s’est terminé dans un terrible bain de sang qui a duré dix ans. Trois décennies plus tard, la mobilisation exemplaire et durable du peuple algérien peut-elle être entendue ?

Parce que l’Algérie est un pays ami et voisin, parce que de nombreuses personnes ont en France un lien direct avec ce pays. Parce que le combat des Algériennes et des Algériens nous concerne tous, la Ligue des droits de l’Homme de Paris 10e,11e et 20e vous invite à un débat sur la situation politique et l’Etat de droit en Algérie.

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