L’inversion de la hiérarchie des normes de la loi électorale selon Macron

Ainsi, pour le petit jeune homme de l’Élysée, tout mandat électif donne immédiatement droit à un traitement différent de celui du citoyen lambda dans tous les domaines, Et, en conséquence, celui « qui l’a fait roi » doit redevenir, jusqu’au prochaines élections, spectateur muet de la farandole des Impétrants se gobergeant.

Le peuple désigne puis retourne à ses occupations qui consistent à travailler, payer ses impôts et créer la richesse qui tombe dans l’escarcelle de ceux qui ont fomenté cette opération « entourloupe ».

C’est la version Président de la République…

La version gilets jaunes est différente, ne lui déplaise, et respectueuse de la constitution.

Ce qui oblige « Jojo les Benalla », avant de dire des bêtises, à se mettre au courant de la loi, c’est-à-dire de notre constitution qui stipule que « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » et « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice. »

Les gilets jaunes et depuis longtemps la Fi réclament, entre autres, l’instauration d’un referendum révocatoire qui permettrait sous certaines conditions, de révoquer l’élu défaillant ; quoi de plus normal et démocratique ? Et si aux yeux du petit jeune homme, Éric Drouet n’est qu’une créature fabriquée par les médias, lui-même ne l’a-t-il pas été ? Si oser mettre sur le même plan Drouet et Macron dérange, c’est cependant la constitution. Et la changer, ce sera pour y introduire encore plus de démocratie, plus d’égalité ce qui est éminemment souhaitable et revendiqué.

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