millan

Abonné·e de Mediapart

154 Billets

0 Édition

Billet de blog 6 mars 2012

millan

Abonné·e de Mediapart

Le vote utile : Mélenchon

Au soir de la défaite, au premier tour de l’élection de 2002, madame Mitterrand a abordé Lionel Jospin par ces mots : « C’est un beau jour » qui ont interloqué les personnes présentes. Bien plus tard, elle s’en est expliquée, lors d’une émission de télé. Elle reprochait au PS et à son candidat « son déphasage avec le peuple de gauche » ce qui rendait prévisible, à ses yeux, le résultat. Il faut se rappeler le fameux « Mon programme n’est pas socialiste » du Premier ministre de l’époque et son effet désastreux. Elle supposait que cet électrochoc allait ouvrir les yeux des leaders de son parti et qu’ils tireraient la leçon de cet échec, d’où « le beau jour ».

millan

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Au soir de la défaite, au premier tour de l’élection de 2002, madame Mitterrand a abordé Lionel Jospin par ces mots : « C’est un beau jour » qui ont interloqué les personnes présentes. Bien plus tard, elle s’en est expliquée, lors d’une émission de télé. Elle reprochait au PS et à son candidat « son déphasage avec le peuple de gauche » ce qui rendait prévisible, à ses yeux, le résultat. Il faut se rappeler le fameux « Mon programme n’est pas socialiste » du Premier ministre de l’époque et son effet désastreux. Elle supposait que cet électrochoc allait ouvrir les yeux des leaders de son parti et qu’ils tireraient la leçon de cet échec, d’où « le beau jour ».

Cinq ans plus tard, gagnante des primaires PS, la candidate Ségolène Royal claironne « Mon programme est socialiste » et cependant les hiérarques du PS, après lui avoir dressé bien des traquenards, la pousse à jouer de la guitare sous le balcon de Bayrou tout en lui désaccordant son instrument. Résultat, le pays, pour cinq ans, se trouve à tirer un boulet qui va coûter les yeux de la tête.

Son vainqueur, par la ruse et le mensonge, rogne tous les acquis sociaux, favorise les possédants, appauvrit le peuple, laisse le chômage de masse s’installer tout en se gaussant et en janvier, le vainqueur des primaires socialistes, candidat à l’élection présidentielle, François Hollande, arrive à Londres adressant à la City un rassurant « Je ne suis pas dangereux » et rappelant « que la gauche a libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation » ce qui, sous jacent, recouvre exactement le fameux « Mon programme n’est pas socialiste ».

Combien de défaites, combien de malheur faut-il encore avant qu’ils soient en phase avec le Peuple de gauche ?

Il n'y a plus à se poser la question, le vote utile, c’est le vote Front de Gauche. 

.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.