qu'ils s'en aillent tous

Le geste fou d’un jeune homme de 22 ans, face à la nécessité quotidienne de survivre, poussé par un sentiment d’abandon, « Sans bourse et 450 € par mois, comment peut-on vivre ? » a frappé d’horreur.

Le pire de ce qui peut arriver à un pays riche qui se dit démocratique, se targue d’un passé prestigieux, qui a été un exemple de passion patriotique et de recherche continue de la liberté, vient de survenir. Un jeune homme s'est immolé par le feu afin d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur la situation précaire des étudiants.

Lorsque les dirigeants d’un pays maltraitent à ce point sa jeunesse étudiante ou faisant partie de la multitude des travailleurs dits « travailleurs pauvres » (Comme s’il était normal de travailler et d'être pauvre) se pose la question cruciale, essentielle « Peut-on vivre sans espoir ? ».

Qui a le droit d’imposer la précarité à l’ensemble d’une société, des étudiants aux retraités, sous prétexte d’égalité alors que la richesse la plus insolente s’étale aux yeux de tous. Le geste fou de cet étudiant disqualifie les dirigeants d’un tel pays. Qu’ils s’en aillent tous ! C. L.

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