C'est l'ère du Peuple, il est le candidat du Peuple

Enfin, il a brisé le carcan qui le bridait et le rendait tributaire de partenaires dont le moins qu’on puisse dire qu’ils étaient plus un frein qu’un moteur. C’est pour en finir avec les contradictions, atermoiements et volte face subis lors des élections précédentes qu’il s’est déterminé à « renverser la table ».

C’est « L’ère du Peuple » et c’est à ce Peuple souverain, qu’il demande le droit de le représenter.

Pourquoi, lui qui n’a pas assez de mots pour dénoncer cette « Monarchie républicaine » découlant d’une constitution moribonde, prend-il ce chemin ? C’est que « la nation est en danger », l’heure n’est plus aux supputations ni aux palabres, c’est l’action qui doit prévaloir.

À l’intérieur, le fascisme est aux aguets, le chômage progresse, la protection sociale est attaquée, comme le code du travail, l’austérité perdure, tout est permis au patronat mais on emprisonne les syndicalistes en lutte, la déchéance de la nationalité, comme aux plus beaux jours de Vichy, est en débat. À l’extérieur, les traités européens menacent la souveraineté des nations, le grand marché Europe-Amérique est négocié secrètement par des fonctionnaires non élus et c’est le capitalisme financier qui triomphe partout, sans oublier la tension avec la Russie et les conflits dans lesquels nous sommes impliqués. Et pour couronner le tout, l’écologie et la protection de l’environnement s’ajoutent d’une manière irrésistible et pressante aux défis à relever.

Seule une République régénérée d’une nouvelle constitution peut venir à bout de cet immense labeur. Cet homme, à la République gravée au cœur, entame un parcours semé d’embûches, mais, avec le peuple, il est de taille à faire face.

« L'état de mon pays dans ce contexte suscite en moi tout le pessimisme de la raison. Mais aussi tout l'optimisme de l'action ».

« L’ère du Peuple » J.-L. M

 

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