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Billet de blog 11 décembre 2012

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J’en ai marre !

Oui, j’en ai marre du peu de d’enthousiasme de quelques camarades qui ne participent que de très loin à la diffusion de nos journaux ou tracts et à la vie de notre parti.J’en ai marre de lire ce genre de communiqué du candidat du Front de Gauche battu à Béziers ce dimanche, Barbazange qui ne sait pas encore depuis le temps que les militants du PC sont aussi les militants du Front de Gauche. *J’en ai marre de constater que le pouvoir offre à toutes les entreprises, petites ou grandes, bénéficiaires distribuant des dividendes ou non, un crédit d’impôts d’un total de 20 milliards d’euros et n’en trouve pas un pour nationaliser et sauver Florange.

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Oui, j’en ai marre du peu de d’enthousiasme de quelques camarades qui ne participent que de très loin à la diffusion de nos journaux ou tracts et à la vie de notre parti.

J’en ai marre de lire ce genre de communiqué du candidat du Front de Gauche battu à Béziers ce dimanche, Barbazange qui ne sait pas encore depuis le temps que les militants du PC sont aussi les militants du Front de Gauche. *

J’en ai marre de constater que le pouvoir offre à toutes les entreprises, petites ou grandes, bénéficiaires distribuant des dividendes ou non, un crédit d’impôts d’un total de 20 milliards d’euros et n’en trouve pas un pour nationaliser et sauver Florange.

J’en ai marre de voir une nouvelle fois reculer vis-à-vis des banques à l’origine de cette crise le gouvernement et celui qui pense détenir le pouvoir à l’Elysée. Depuis six mois, ils cèdent face à madame Parisot, patronne du MEDEF, elle-même à genoux avant d’être à plat ventre devant une nébuleuse qui dirige tout, qui a pour nom « le marché. » Ah, le père Friedman doit jubiler dans sa tombe, ce marché qui doit réguler l’économie, juguler l’inflation selon sa théorie destructrice est en pleine action en Europe et prouve son efficacité : toujours plus de fric pour les riches et le secteur privé et plus de contraintes et de malheurs pour les pauvres et le secteur public.

Et j’en ai marre de ce Parti socialiste, majoritaire partout dans le pays, se conduisant comme un toutou et s’écrasant au moindre éternuement du patronat.

Comme j’en ai marre de la gauche de ce parti, muette, inaudible, pétrifiée… et des deux guignols de l’UMP qui ne me font pas rire du tout tant leur ridicule combat d’égo apporte de l’eau au moulin aux slogans du FN.

J’en ai marre qu’on me dise que le sursaut viendra de la jeunesse qui n’en peut plus de privation pour payer études et loyer et qui se retrouve finalement, les diplômes en poche, sans emploi dans la même galère que les travailleurs hautement qualifiés au revenu élevé devenu la cible des économies à réaliser.

J’en ai marre de ce capitalisme sans scrupule qui sacrifie au profit immédiat des compétences qui feront défaut un jour ou l’autre (Je parle des chercheurs entre autres.) C’est insupportable comme l’est la désinvolture du pouvoir lorsqu’il annonce au fil du temps le non respect, dans des domaines de plus en plus nombreux, des promesses de campagne.

Et j’en ai marre de ces « folliculaires ineptes ou gagés » toujours présents pour approuver, soutenir ces pratiques et démontrer qu’on n’a pas d’autre alternative que de passer sous les fourches caudines « du marché », monstre sacré.

Ce capitalisme du désastre, sans visage, ne nous parait inattaquable que parce que nous restons à genoux. Nous pouvons le combattre à condition de nous unir, faisons-lui rendre gorge, contraignons les banques à payer cette dette qui n’est pas la nôtre mais la leur. Battons-nous, tous ensemble, nom de Dieu ! 

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* "Le peuple de gauche n'est pas allé aux urnes"

Paul Barbazange (FDG). « Avec les militants du Front de gauche et les communistes, nous avons mené une campagne contre l’austérité. Ce qui a permis de mesurer ce que voulait dire à Béziers l’immense pauvreté.

Je suis encore plus persuadé qu’hier qu’il faut changer la politique faite par les uns ou les autres en France ou en Europe. Il y a urgence économique pour le mode du travail.

La droite biterroise a parfaitement reconnu son candidat, mais le peuple de gauche n’est pas allé aux urnes. »

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