Nous n’avons pas le droit

Non, nous n’avons pas le droit de laisser le silence s’installer après le drame de l’immolation de Anas vendredi soir.

Au contraire, notre devoir est de faire en sorte que le message qu’il voulait faire passer devienne assourdissant, à tel point que ceux à qui il était adressé se sentent désignés comme responsables et que se lève une immense protestation envers les initiateurs de cette politique qui maltraite la jeunesse, étudiante ou ouvrière, au point de lui faire commettre, en protestation, un acte d’une gravité et d’une signification exceptionnelle. Car il s’agit d’un geste éminemment politique et la réponse ne peut être elle aussi que politique. Mais comme d’habitude avec ces dirigeants cyniques et méprisants, c’est sous un flot de belles paroles qu’ils voudront diluer l’affaire. À nous de soutenir cette jeunesse, de l’accompagner dans sa protestation, de ne pas laisser l’oubli s’installer.  

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