Des milliards d’aide et pour finir, des milliers de suppressions d’emplois ! Nous assistons à la continuelle progression du capitalisme monopoliste qui n’a ni frontières ni drapeaux mais un seul objectif : amasser de l'argent.
L’outrecuidance de ces gens-là est sans borne ! Le fautif : Le coût du travail ! Le remède (administré depuis plus de trente ans sans résultats) : aider les entreprises ! Et le nouveau président avec son gouvernement, nouvellement installés, persistent dans cette voie et tournent le dos aux promesses de campagne.
La famille Peugeot, exilée fiscale en Suisse, est à la tête d’une fortune estimée entre 1 milliard 2 et 1 milliard 6 d’euros. (RMC.fr, 12/2011). Qu’attendent les ministres pour faire voter une loi semblable à celle concernant les ressortissants américains vivant à l’étranger qui consiste à faire payer la différence entre les impôts réglés là où ils résident et ceux qu’ils auraient dûs s’ils étaient restés aux US. C’était une proposition du candidat du Front de Gauche et reprise … par Sarkozy lui-même !
Qu’est devenu la liste brandie par Eric Woerth, en 2009, des 3.000 fraudeurs fiscaux, cette liste qui, aux dires du Procureur de Montgolfier, comprenait « plus de 8.000 noms, pour ce qui concerne les ressortissants français et au moins dix fois plus d’étrangers. Pourquoi sortir cela ? Pourquoi 3.000 ? Ça ne nous arrangeait pas… ». (Europe 1, 10/02/2012)
Ces personnages considérables par la fortune font songer aux émigrés de 1789, qui allaient, toute honte bue, se réfugier chez les ennemis de la République pour fomenter leurs mauvais coups et combattre leur propre peuple.
La coercition est pratiquée quand il s’agit des travailleurs, qu’on la pratique aussi vis-à-vis des possédants. Même niveau d’imposition entre le capital et le travail nous a-t-on dit, attendons de voir. Déjà, écoutez les cris d’orfraie à l’annonce des 75 % de retenue au-dessus de 1 million d’euros de revenus annuels. Il y aura des aménagements, parait-il, mais le SMIC reste à la portion congrue et la CSG va flamber.
La méthode est différente, on réunie, on écoute, on consulte, on prend son temps mais si, au final, on se déleste d’une partie de sa résolution et de ses promesses, on perd tout crédit.
Il est à craindre que nous soyons sur cette pente.