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Billet de blog 14 décembre 2012

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Depardieu, étranger à son pays

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Faite en novembre 2010, nous devons nous remémorer la déclaration stupéfiante de M. Houellebecq après que le jury du Goncourt lui eût attribué son prix : « Je ne suis pas un citoyen et je ne veux pas le devenir. Le devoir par rapport à son pays, ça n’existe pas, il faut le dire aux gens, aucun. On est des individus. Je ne me sens aucun devoir à l'égard de la France. Pour moi, elle est un hôtel, rien de plus.»

Cette déclaration pourrait être attribuée à M. Depardieu sans en changer un mot étant donné sa désertion au moment où la situation sociale et l’équilibre financier du pays est plus que précaire et où on lui demandait un effort de solidarité comme à tous ses compatriotes.

La course à l’argent et à son accumulation rend fou. Cet homme au talent incontestable semble, avec l’âge, perdre toute notion de la responsabilité intellectuelle et culturelle attachée  à sa qualité de grand comédien français.

Déjà, son équipée tchétchène avait passablement interloqué et marqué son goût pour les autocrates aux manières brutales. Mais s’appeler Depardieu et imiter Le Vigan., c’est déchoir.

Ce n’est pas la première fois que des intellectuels français manquent à leur devoir (exemple,  Houellebecq) et sans remonter aux heures sombres de la guerre. Après tout, les propriétaires des grandes surfaces implantées en France font bien leur beurre sur le territoire national alors qu’ils sont « réfugiés » depuis longtemps à l’étranger, pourquoi pas les acteurs, écrivains et autres ?

Pendant la grande révolution de 1789, les émigrés français qui combattaient dans les rangs des ennemis de la République voyaient leurs biens saisis, vendus et contribuaient ainsi, malgré eux, à l’effort de guerre et à la préservation de la République.

Sans aller jusque-là, il serait bien que l’administration fiscale tienne comme valable ce qui est la loi aux USA : le ressortissant américain vivant à l’étranger règle l’impôt du même montant que s’il vivait au pays. Ce serait simple et bonne justice et grandirait la République.

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