L'audience aurait fléchie, les écrans du pub se raréfiant, lui et nous aurions compris le mesure prise. Mais non, rien de tout cela. C'est le fait du prince, une « anecdote façon Attali ». Votre remplaçante étant déjà connue, le spectacle peut et doit continuer !

 

C'est le sort réservé à ceux qui oublient que le capitalisme n'a aucun état d'âme, ce qui importe, dans le domaine de l'information, c'est l'audience, les tirages, le nombre d'abonnés et... la satisfaction du propriétaire devant la stricte observance de la ligne éditoriale. Les rédactions sont remplies de journalistes au SMIC qui compilent et titrent les dépêches d'agences, loin des adulations des « foules sentimentales et subjuguées » pour les quelques vedettes qui ne le sont que par leur stricte obéissance.

 

Faut-il lister les journaux qui ont licencié récemment quelques-uns de vos confrères pour avoir regimbé ou refusé d'abjurer ce qui est la pierre angulaire de votre métier : l'objectivité.

 

Au revoir M. Pujadas et songez aux pauvres gens dont l'usine ferme et qui sont acculés à menacer de la faire sauter pour se faire entendre. Voilà le vrai visage de notre société que vous avez parfois « oublié » de dénoncer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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