80 000, 100 000, 120 000… qu’importe
Ils étaient la multitude… le cœur battant de la République
Peu importe le nombre, ils étaient la multitude mettant ses pas dans les empreintes des géants de la grande Révolution de 1789, le jour anniversaire de la Commune de Paris.
La foule immense, bonne enfant, rieuse et émouvante à la fois, marchait lentement entonnant slogans et chants. Jeunes et vieux, femmes et hommes, c’était le Peuple qui parcourait le chemin menant à la Bastille, apportant son soutien à ceux qui, ramassant le drapeau d’une France abaissée le brandissaient à nouveau, haut et fier, pour exiger le retour de la souveraineté dérobée au Peuple, sous couvert des fausses promesses, par des politiciens à la solde des possédants ne pensant qu’à se gorger d’argent et d’honneurs immérités.
Il n’y a pas d’homme providentiel, il y a le cours de l’histoire qui fait qu’un groupe d’hommes ressent l’impérieuse nécessité d’agir pour en redresser le cours. C’est pourquoi le peuple de gauche scande le mot « résistance » et non pas le nom du candidat.
Et il va se saisir de l’arme suprême de la Démocratie, le bulletin de vote, pour renvoyer dans la poubelle de l’histoire, le pantin et ses sbires qui prétendent avoir, pendant ces cinq dernières années, sauvé la France d’un désordre dont ils ont été les protagonistes zélés.
Alors viendra l’heure de la Révolution citoyenne, prélude à l’avènement d’une 6e République, sociale, égalitaire, solidaire, écologiste.