J'ai d'abord décidé de m'abstenir pour la première fois de ma vie considérant que l'abstention par son ampleur prouverait le rejet pour obsolescence d'une constitution qui n'est plus adaptée à notre époque et s'avère dangereuse pour les libertés publiques et la République.
Ces jours-ci, France info, posait la question suivante : Peut-on voter Le Pen quand on est un électeur de Jean-Luc Mélenchon ? La question n'a pas à être posée. Appuyer et soutenir l'action de la France insoumise et voter Jean-Luc Mélenchon impliquent, sous-jacent, un rejet total et définitif du Front national. C'est cette constitution qui, finalement, oblige à un choix entre deux options que nous rejetons ensemble mais dont l'extrême nocivité de l'une force à voter l'autre, aussi rebutante soit-elle. C'est la deuxième fois que cela se produit. Ce n'est pas supportable !
Voter, c'est s'exprimer librement sans autre contrainte que la recherche de ce qui est bon pour tous.
Or nous sommes contraints de choisir le moins pire de deux fléaux et dans moins pire, il y a toujours pire.
Nous constatons aujourd'hui que la campagne de deuxième tour du banquier est, à l'image de la première, truffée d'erreurs de communication, de déclarations péremptoires affichant une morgue, une désinvolture à l'instar de son mentor, Attali qui déclara il y a quelques jours : "Whirlpool, c'est une anecdote" que l'on peut craindre une augmentation du vote FN d'abord aidée par le ralliement de Dupont Aignan et par exécration exacerbée du commis-voyageur de la finance.
On n'a pas le droit de jouer à la roulette russe avec le fascisme. J'irai donc voter Macron dimanche prochain sans état d'âme mais la rage au cœur.