« Choc et effroi », Friedman n’est pas mort !

Sous le titre du livre de Naomi Klein : « La stratégie du choc » on trouve un sous-titre très important, peut-être aussi important que le titre lui-même : « La montée d’un capitalisme du désastre ». Nous y sommes. L’Europe est devenue la cible des attaques de ce capitalisme sans foi ni loi.

« J’appelle « Capitalisme du désastre » ce type d’opération consistant à lancer des raids systématiques contre la sphère publique au lendemain de cataclysmes et à traiter ces derniers comme des occasions à engranger des profits ». N. K.

Ces moyens pour parvenir à ses fins en Europe ne sont pas identiques à ceux utilisés dans d’autres pays sur d’autres continents, mais le but est le même : infliger un traitement de choc en instillant la peur et la contrainte, pour, avec la complicité des dirigeants, s’emparer des secteurs publics à vil prix et de tout ce qui peut générer du profit, laisser le marché libre, celui-ci devant se réguler naturellement et procéder à une régression sociale d’envergure afin de maintenir les peuples en état de sujétion.

Après la stupeur, c’est la sidération qui les frappe devant les ravages des plans de rigueur successifs. Complices, les dirigeants des pays concernés continuent, comme en France, à protéger les classes les plus riches tout en matraquant les plus défavorisés.

Depuis 2007, c’est cette politique qui est pratiquée par le nouveau Président n’hésitant pas à utiliser le mensonge et la falsification des faits, pour parvenir à ses fins, on l’a vu avec la privatisation de la poste, d’EDF, de GDF.

Depuis cette date, la société française est secouée par une série de mesures allant de l’instauration de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et sa règle de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, à l’allongement du temps du départ à cette même retraite, de l’attentat contre la jeunesse et l’avenir du pays que constitue la politique suivie en matière d’éducation nationale avec entre autre la suppression de la carte scolaire et l’augmentation des effectifs des classes pour palier le manque d’enseignants, la suppression de la taxe locale et des conseils généraux, j’en passe et des plus mauvaises.

Avec pour couronner le tout la nomination de ses affidés au postes clés dans la justice, la police, les médias, le tout cuisiné avec la plus grande indifférence envers la représentation nationale et les principes démocratiques.

Aucune des décisions prises au niveau de l’Europe ne sont présentées aux assemblées, c’est un homme seul qui dirige la manœuvre. Et pour clore ce funeste quinquennat et rassurer les marchés, il est envisagé de mettre sous la surveillance de la commission de Bruxelles les budgets nationaux des Etats membres. C’est la fuite en avant vers plus de rigueur, de contraintes, de réformes imposées.

C’est l’application de la théorie de l’école de Chicago : « Shock and awe », « Choc et effroi ».

Conclusion : un second mandat de cet homme et sa clique serait « L’élection du désastre ».

 

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