En mars à Lyon, 6e anniversaire de la catastrophe de Fukushima

Nous n'avons pas voulu revenir sur les innombrables problèmes techniques non réglés qui ont été abordés dans de nombreux documentaires sur la centrale, ni sur les litiges au sujet des retours, ni sur l'évolution des cancers et autres maladies... Nous en avons déjà parlé et continuerons. Pour ce 6e anniversaire, nous donnons la parole aux habitants de la région.

Film animé, le 18 mars à la bibliothèque du 1er, L’histoire des sapeurs pompiers volontaires de Namié.

 

Théâtre ambulant de dessin, le 19 mars à Perrache, 2e (Hotel Kyriad) et rencontre avec la délégation japonaise d’Hiroshima.

 

« Les voix silencieuses » entretien avec une famille de Fukushima qui a refusé de quitter la zone contaminée. Débat avec la réalisatrice Chiho Sato.

Film documentaire les 23 mars à l’Alternatibar (1er), 24 mars à l’Aquarium (4e) et 25 mars à l’Espace Japon (6e).

 

« Les indignés de Tokyo » Des hommes et des femmes découvrent brutalement que le nucléaire civil lui aussi est dangereux ! Certains vont participer pour la première fois de leur vie à une manifestation. Film documentaire, les 30 mars à l’Alternatibar (1er) et 31 mars à l’Aquarium (4e) Croix Rousse.

Débat le 30 avec Chiharu CHUJO et le 31 avec Kurumi SUGITA de l’association « Nos voisins lointains ».

 

Organisation : Ciné-club écocitoyen (relai local de la revue Silence) - Nos voisins lointains (accompagner les familles sinistrées de Fukushima). Avec le concours de "Rhône-Alpes sans nucléaire" ainsi que des lieux d’accueil : L’Aquarium, La bibliothèque du 1er arrondissement, Alternatibar, Espace Japon.

Infos détaillées :

 

Dans le cadre des manifestations anniversaires de la catastrophe de Fukushima, l’association « Nos voisins lointains 3.11 »* présentera

 

à Lyon, samedi 18 mars 2017
Bibliothèque du 1
er arrondissement de Lyon, 7 rue Saint-Polycarpe, 69001 Lyon Horaires : 14h30-17h30

L’Histoire des sapeurs-pompiers volontaires de Namie

intitulée Munen (Remords)
Sous-titrée en français, 47minutes

 

 

 Namie est une ville située à quelques kilomètres de la centrale de Fukushima Daiichi. Le 11 mars 2011, suite à l’accident nucléaire, les sapeurs-pompiers de Namie ont dû renoncer à leur mission de secours alors qu’ils savaient que des victimes du tremblement de terre et du tsunami attendaient leur aide sous les décombres.

« Munen (Remords) » fait connaître le vécu et les émotions de ces sapeurs-pompiers. De nombreuses victimes de l’accident nucléaire de la ville de Namie ont participé à sa création. Munen, issu du kamishibai (théâtre de dessins) accompagné d’un récit, est un film animé qu’on peut qualifier presque «fabriqué à la main» par des victimes, notamment par l’équipe de conteurs de la ville de Namie.

Il révèle des expériences personnelles et des situations opaques qui ébranlent l’existence humaine. Il permet de découvrir les conséquences humaines et sociales d’une catastrophe nucléaire, très différentes de celles occasionnées par des désastres naturels.

 

Partenaires : Bibliothèque du 1er arrondissement de Lyon — Relai lyonnais de la revue S!lence — Stop Nucléaire 26-07 —Réaction en chaîne humaine —Bibliothèque Centre-Ville de Grenoble —Sortir du Nucléaire 38 —Association franco-japonaise de Grenoble et d’Isère —Association Tradescantia. CONTACT : voisins311@gmail.com, 06.6220.8655 pour plus de détails.

 

 

CINÉ-CLUB ÉCOCITOYEN LYON 4e

Relais local de la revue Silence

« Les indignés de Tokyo »

Vendredi 31 mars à 20 h 15

À l’Aquarium, café-cinéma, 10 rue Dumont Lyon 4e, ancien vidéoclub.

Billetterie à tarif libre

Réalisation : Oguma Eiji, professeur de sociologie historique à l’Université Keiô.

2015, 109 min (présentation officielle au Festival international du documentaire de Yamagata 2015) Film en japonais, sous-titré en français par Catherine Cadou.

Débat animé par Kurumi SUGITA, présidente de l’association « Nos voisins lointains ».

Après « Occupy Wall Street » à New York et avant la « Révolution des parapluies » à Hong Kong, 200000 personnes ont stationné au pied du bureau du Premier ministre à Tokyo pour lui demander l’arrêt du nucléaire. Chaque semaine, pendant un an, des manifestants s’y sont relayés, sollicitant le dialogue. Cependant, ces manifestations n’ont pratiquement pas fait l’objet de reportages par les médias si bien qu’elles sont passées inaperçues dans le monde. Le film est composé d’une part d’une série d’entretiens que mène le réalisateur avec huit personnes dont les points de vue évoluent au fil du temps : un ex Premier ministre, une évacuée de Fukushima, un militant politique, une employée de magasin, un artiste, un employé de l’hôpital, un salarié japonais et un autre salarié non japonais. Le film permet d’apprécier la progression convergente de ces personnes venues d’horizons divers qui n’avaient jamais été engagées contre le nucléaire auparavant. D’autre part, en alternance, le film montre les expériences terrifiantes du désastre nucléaire, les manifestations, des extraits de discours, et les rencontres officielles entre les militants et le Premier ministre. Les vidéos ont été réalisées par des citoyens indépendants qui les ont téléchargées sur internet. « Nous avons obtenu de chacun des auteurs l’autorisation d’utiliser des séquences de son ou ses film(s) en expliquant nos intentions. Tous nous ont été fournis volontairement. » Cela fait de ce documentaire un film innovant créé d’une manière totalement inédite. On peut considérer qu’il est par sa forme comme par son contenu, témoin de la crise de la démocratie et des premiers pas de sa reconstruction. MD (d’après la traduction de Kurumi Sugita).

 

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