BONNE ET HEUREUSE ANNÉE AVEC LES OURS DES GOBELINS A PARIS

Londres a son célèbre ours Paddington, Paris a désormais son ours des Gobelins, il parle e poésie, d'amour, d'humanité et de fraternité.

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE AVEC LES OURS DES GOBELINS À PARIS

Londres a son célèbre ours Paddington, Paris a désormais son ours des Gobelins, il parle  de poésie, d'amour, d'humanité et de fraternité.

On flâne sur le banc On flâne sur le banc

Au mois d’octobre dernier à Paris une étrange tribu a colonisé la partie basse du 13e arrondissement, donnant sur mon quartier du 5e. Dans l’avenue des Gobelins, en face de la célèbre manufacture de tapisserie créée en 1601 par d'Henri IV à l'instigation de son conseiller du commerce Barthélemy de Laffemas, un grand ours en peluche a débarqué avec toute sa progéniture à la librairie Le Canon de la Presse, chaleureusement accueilli par son parrain, Philippe Labourel, le propriétaire.

On grimpe pour prendre le métro On grimpe pour prendre le métro

Depuis les oursons batifolent joyeusement aux balcons des fenêtres, s’invitent à la Mairie du 13e Place d’Italie, grimpent au signe du métro. Ils sont en résidence chez les commerçants du quartier où ils arborent des costumes divers : au Club Med des lunettes de soleil sur le nez, l’Ours Gobelins se prélasse dans un gilet bleu, un autre trône fièrement avec un gilet jaune dans une boutique voisine…Je l’aperçois alors que je passe en autobus faire mes courses hebdomadaires Place d’Italie. Dans le bus, les gens lèvent le nez de leurs téléphones portables pour commenter en riant les frasques des ours. Ils se sont attablés à une terrasse de café et sur un banc du trottoir. Des touristes américains s’étonnent d’en voir un grimper le toit de la terrasse du célèbre restaurant de poissons et écailler Marty, je leur explique l’invasion et l’intention. Ils sourient enchantés alors que je leur montre une voiture garée devant la librairie. Un grand ours est attaché est sur le toit, le patriarche, et sa famille est là, une voiturée de nounours assis en passagers.

 La famille de l’Ours des Gobelins festoie aux terrasses des cafés, pendant que l’Oncle Jules affublé d’un tablier bleu de sommelier accueille les clients au Canon des Gobelins devant un grand tonneau. Des vitres du bus 27 je vois un couple âgé s’arrêter, et le vieux monsieur se pencher pour lui faire un câlin… Chez le chocolatier l’Ours des Gobelins revêt la barbe blanche et l’habit rouge du Père Noël, chez le coiffeur il joue la carte  de l’élégance du gentleman britannique de la Jermyn Street en chapeau melon et parapluie noir roulé. Dans son antre à la librairie, il lit paisiblement dans la vitrine le numéro du Journal de Paris du 21 novembre 2018 où il fait la une. 

On manifeste en filet jaune On manifeste en filet jaune

Philippe Labourel, le parrain de la famille des nounours Gobelins, peut être fier. En cette fin d’année tumultueuse, douloureuse et chaotique, il a créé un havre de fantaisie, de poésie, de sourire, de bonheur. Ses nounours de différentes tailles, le patriarche fait 2,40m, sont des ambassadeurs d’amour et de bonheur, innocents et vrais comme les souvenirs d’enfance qu’ils évoquent et qu’on leur emprunte. Loin du désordre, de la violence, de la manipulation médiatique et de la corruption politique ambiantes, l’Ours des Gobelins a réussi ce n’a pu faire le Président Macron : réunir et rassembler les Français, leur apporter bonheur et joie. Comme la Mairie, le commissariat de police a ses deux hôtes en peluche, Starsky et Hutch, qui ne brandissent pas de matraques ou de bombes lacrymogènes, ils accueillent et réconfortent, ils parlent de fraternité.

On fait la fête au café On fait la fête au café

 En cette Année Nouvelle, les Ours Gobelins parlent d’humanité, de fraternité et d’espoir. On peut les retrouver sur leur page Facebook ou leur écrire par email pour jouir de leur compagnie jusqu’à la Fête de l’Épiphanie, le 6 janvier. Le lendemain en compagnie des Rois Mages, ils vont reprendre le chemin du Monde des Merveilles qui est le leur, pour y hiberner pendant un an avant leur retour aux Gobelins à la fin de l’année. Mais ils auront laissé leur trace à Paris. Peut-être qu’au Noël prochain la famille de l’Ours des Gobelins pourrait apporter joie et bonheur non seulement aux habitants du quartier, aux passants et touristes de passage à Paris ? Chez les commerçants qui les hébergent pendant quelques mois, on pourrait laisser dans une tirelire une petite offrande qui pourrait apporter cette joie et ce bonheur à tous les enfants démunis, sans maison, sans pays, même sur le sol français, comme les Tsiganes et autres populations déplacées des Balkans, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’ailleurs. Ces enfants parqués dans des camps de réfugiés au Liban, en Libye, en Palestine, en Jordanie, en Turquie, en Grèce, en Italie. Ces enfants oubliés qui n’ont pas le réconfort d’un nounours à Noël, sans parler des douceurs et friandises coutumières de la trêve des confiseurs, bien loin de leur pain quotidien. Dans leur cas ne parlons même pas de leur donner de la brioche…

L’Ours des Gobelins deviendrait alors un ambassadeur d’amour et d’humanité au-delà des frontières de l’hexagone et restaurerait l’honneur de la France. Ce serait une belle carrière à envisager pour lui, et une belle manifestation de la fraternité à la française, alors que le gouvernement Macron brille depuis sa prise de pouvoir par son mépris et son dédain, son manque d’humanité et de générosité envers les plus vulnérables, les plus démunis, les oubliés du monde.

L’Ours Paddington a été immortalisée par une statue en bronze à Londres dans la gare éponyme qui lui a donné son nom. Peut-être qu’un jour l’Ours des Gobelins aura lui aussi cet honneur et sa statue sera érigée avenue des Gobelins en hommage aux valeurs d’humanité et de fraternité de la République Française, quand les élus supposés les représenter et les faire valoir en manquent si lamentablement.

https://www.facebook.com/nounours.gobelins.paris 

mailto lesnounoursdesgobelins@gmail.com

 BONNE ET HEUREUSE ANNÉE À TOUS EN HUMANITÉ ET FRATERNITÉ

 Monique Riccardi-Cubitt

Paris, le 1er janvier 2019

 

 

 

 

 

 

 

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