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Billet de blog 29 sept. 2022

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HOMMAGE À SA MAJESTÉ LA REINE ELIZABETH II

Les mots de l’Archevêque de Cantorbury prononcés aux funérailles nationales de Sa Majesté la Reine Elizabeth II à l’Abbaye de Westminster le 19 septembre, semblent les plus poignants et révélateurs de la nature profonde de la Reine, de son esprit lumineux, de sa foi qui était un principe fondamental guidant et influençant tous les aspects d’une vie faite de devoirs.

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HOMMAGE À SA MAJESTÉ LA REINE ELIZABETH II

Elizabeth II, par la Grâce de Dieu, Reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Chef du Commonwealth et des Territoires britanniques au-delà des mers, Défenseur de la Foi, quitta son royaume sur terre et ses loyaux sujets le 8 septembre 2022, pour rejoindre dans l’au-delà son mari bien-aimé, Prince Philip, Duc d’Édinbourg, Prince de Grèce de Danemark, qui l’attendait dans le caveau de la Famille Royale à la Chapelle Mémorielle du roi George VI dans la Chapelle St. Georges, au château de Windsor le 19 septembre 2022.

Her Majesty Queen Elizabeth II in the Order of the Garter robes and insignia by Pietro Annigoni, 1955, The Worshipful Company of Fishmongers

De tous les hommages admiratifs émanant du monde entier, louant la longue vie et le règne exceptionnel de la Reine, les mots de l’archevêque de  Cantorbéry, Sa Grâce Justin Welby, prononcés à ses funérailles nationales à l’Abbaye de Westminster le 19 septembre, en sa fonction de chef de l’Église Anglicane, semblent les plus poignants et révélateurs de la nature profonde de la Reine, de son esprit lumineux, de sa foi qui était un principe fondamental guidant et influençant tous les aspects d’une vie faite de devoirs.  “Il semble que la norme pour de nombreux chefs d’État est d’être glorifiés dans la vie et oubliés dans la mort. La norme pour ceux qui servent Dieu – qu’ils soient célèbres ou non, respectés ou ignorés – est que la mort ouvre à la gloire…Feue Sa Majesté, déclara dans un célèbre discours à la radio, le jour de son 21eanniversaire, que sa vie tout entière serait dédiée au service de la Nation et du Commonwealth. Rarement telle promesse a-t-elle été aussi bien tenue ! Peu de chefs d’État reçoivent une telle manifestation d’amour, tel que nous l’avons vu. Jésus – qui selon notre compréhension ne dit pas à ses disciples quelle est la voiemais leur dit :  'Je suis la Voie, la Vérité et la Vie'. L’exemple de Feue Sa Majesté n’était pas dicté par sa position ou par son ambition, mais par son choix de guide… Ceux qui servent par amour sont rares dans tous les milieux. Les chefs d’États guidés par l’amour sont encore plus rares… Mais dans tous les cas ceux qui servent seront aimés et vivront dans le souvenir, quand ceux qui s’accrochent au pouvoir et aux privilèges seront tombés dans l’oubli. Le chagrin ressenti aujourd’hui- non seulement par la famille de la défunte Reine mais par la nation tout entière, par le Commonwealth, et par le monde entier – vient de sa vie généreuse et de son service dans l’amour, qui nous ont désormais quittés. Elle était joyeuse, accessible à tant de personnes, touchant une multitude de vies diverses.”

Durant tout son long règne, le plus long de toute la monarchie anglaise, et de toutes les reines de l’histoire, la Reine Elizabeth II n’a jamais failli dans ses Visites d’État dans le monde entier, célébrant le passé glorieux de l’Angleterre et l’unique continuité de ses traditions européennes, d’y apporter avec sa présence lumineuse et sa grâce naturelle, sa personnalité rayonnante et son sens inné de la diplomatie. Shakespeare décrit en termes poétiques le destin particulier de l’Angleterre dans les mots de John de Gaunt, mourant, dans La Tragédie du roi  Richard II (1594), Acte 2, Scène 1:

Ce trône royal, cette île des rois couronnés,  

Cette terre de majesté, ce siège de Mars

Cet autre Eden, ce demi-paradis ;

Cette forteresse bâtie par la nature pour se protéger

Contre épidémies et la main armée de la guerre ;

Cette heureuse race d’hommes, ce petit univers,

Cette pierre précieuse enchâssée dans la mer d’argent…

…Ce lieu bénit, cette terre, ce royaume, cette Angleterre.

Cette nourrice, ce sein fécond dont sont issus les rois,

Dont la lignée faisait craindre et la naissance célébrait,

Renommés pour leurs actions loin de leur terre natale,

Pour leur service chrétien et leur vraie Chevalerie…

L’Angleterre semble mieux que tout autre pays européen avoir su préserver les traditions issues de la Chevalerie, ainsi que ses valeurs et principes, que la Reine Élizabeth II et Prince Philip ont brillamment représentés.  Sous bien des aspects cette tradition a des origines françaises, découlant des étroits liens historiques et culturels entre les deux pays. Depuis la devise royale de l’Angleterre, Dieu et mon Droit, un cri de guerre utilisé depuis le règne du roi Henry V au 15e siècle, jusqu’à la devise de l’Ordre de la Jarretière, Honni soit qui mal y pense, ou encore le rituel sacré du Couronnement Royal qui remonte à celui de Charlemagne, Empereur du Saint Empire Romain, et fut perpétué par les rois français à la cathédrale de Reims. Même l’hymne national anglais God save the King, chanté depuis 1745, a sa source dans un hymne composé par Lully sur des vers de la Duchesse de Brinon afin de célébrer la guérison de Louis XV après une maladie. Il fut chanté pour la première fois par les Demoiselles de Saint-Cyr à l’occasion de la visite du roi :

Grand Dieu sauvez le Roy!

Grand Dieu vengez le Roy!

Vive le Roy

Qu'à jamais glorieux,

Louis victorieux

Voyez ses ennemis

Toujours soumis!

Ce motet par Jean-Baptiste Lully, fut traduit en latin Domine salvum fac Regem, et devint l’hymne royal français jusqu’en 1792. Il survit exalté à l’heure actuelle en célébration de la continuité de la Famille Royale britannique.

La Famille Royale est profondément francophile, et parle couramment le français. La Reine Élizabeth II et sa sœur Margaret l’avaient appris d’une aristocrate belge, Lady de Bellaigue, dont la famille était proche de celle de mon mari quand ils vivaient à Windsor, et quand celui-ci dansait au château de Windsor avec les jeunes princesses. Le roi Georges VI et la reine Elizabeth ont chaleureusement accueilli le Général de Gaulle en Angleterre en 1940. Il rapporta que leur amitié et soutien, ainsi que ceux de Winston Churchill, lui permirent de s’imposer comme chef des Forces Françaises Libres, et de prononcer son fameux discours sur les ondes de la BBC le 18 juin 1940, demandant au Français de lever les armes et de combattre dans la Résistance. Paradoxalement les souverains anglais portent toujours le titre décerné en 1521 par le Pape Leo X à Henry VIII de Défenseur de la Foi, (Fidei Defensor) pour sa défense de l’Église Catholique contre la menace de Martin Luther. En collaboration avec son secrétaire, Sir Thomas More, qui devint un saint catholique, il avait écrit une assertion des Sept Sacrements.  Il y avait plusieurs raisons à la rupture avec Rome, principalement la crise de la succession au trône, pourtant jusqu’à ce jour la Grande Bretagne anglicane célèbre toujours la déclaration du Pape en inscrivant sur chaque nouvelle pièce de monnaie les initiales Fid Def ou F.D.  

Les versets bibliques des Proverbes, 31, IX, les conseils de la mère de Lemuel, roi de Massa, à son fils, sur La femme de Valeur, décrivent avec justesse la vie vertueuse de la Reine Élizabeth II:

Qui peut trouver une femme de Valeur?
C’est un trésor sans prix…

Son mari a confiance en son jugement ;

ses revenus sont assurés.

Elle lui apporte profit et non perte,
tout au long de ses jours…

Elle se ceint de sa force
et emploie ses bras avec vigueur…
Elle tend la main au miséreux,
et ouvre ses bras à ceux dans le besoin…

Son mari est connu aux portes de la cité
et il siège avec les anciens du pays …

La force et la dignité la revêtent,
elle se rit du jour à venir.

Ses mots sont remplis de sagesse ;

elle ne parle qu’avec bienveillance.
Elle prend soin des affaires de sa maison,

et ne s’adonne pas à l’oisiveté.
Ses enfants se lèvent et la bénissent;
son mari aussi chante ses louanges:

“ Beaucoup de femmes ont prouvé leur valeur,

mais tu les as toutes surpassées.”
Le charme peut décevoir, la beauté est fugace ;
la femme qui craint Dieu doit être louée.
Acclamez la pour le travail de ses mains,
et que ses actes soient loués aux portes de la cité.

 Durant une vie de discipline et de dévotion à Dieu et au devoir, la Reine Elizabeth II excella dans toutes ses actions, guidée par le lumineux exemple de sa mère qui démontra toute sa vie les valeurs écossaises de stoïcisme, de bravoure, de grâce devant l’adversité. La Reine Mère fut un roc pour son mari et pour ses deux filles, elle montra un sens du devoir et du sacrifice durant la Seconde Guerre Mondiale, refusant d’être évacuée au Canada en déclarant : “Les enfants ne partiront pas sans moi. Je ne partirai pas sans le Roi. Et le Roi ne partira jamais.” La vie de service d’Élizabeth II commença très tôt. Elle fut préparée à assumer le pouvoir de sa position avec force d’âme et stoïque dignité sous les contraintes des cérémonies de cour, et les lourds devoirs que son rang et son destin lui imposaient.  Les forts liens d’amour au sein de la famille lui permirent à un jeune âge d’assumer le rigide protocole de la vie de Cour, tout en gardant la simplicité innée d’une propriétaire écossaise, heureuse sur ses terres à Balmoral avec ses chiens et ses chevaux, se mêlant avec plaisir aux habitants. Elle avait en commun avec sa mère de forts principes, et un engagement absolu envers le devoir à accomplir, mais aussi le rare talent d’être à la fois royale et gracieuse, chaleureuse et ouverte à ceux qu’elle rencontrait. Elles avaient toutes deux une empathie véritable envers les autres, elles savaient les mettre à l’aise avec bienveillance et élégance, un trait royal venant du cœur. Elles possédaient un charme incomparable avec leur yeux bleus lumineux et un sourire éclatant, et malgré leur petite taille il y avait un charisme dans leur présence qui venait de leur port royal. J’avais ressenti cette aura magnétique, la première fois avec la Reine dans une réception au Palais de St. James’s, et avec la Reine Mère au hasard d’une rencontre chez Sotheby’s durant l’avant-première d’une vente de mobilier continental. J’étais avec mes étudiants, et totalement absorbée par ma description d’un Bonheur-du-Jour de Carlin, j’eus soudain l’impression d'avoir perdu l’attention de mon public. Je me retournais et me trouvais en face d’une petite dame aux cheveux blancs, avec de clairs yeux bleus pervenche, qui souriait avec bienveillance. Elle avait écouté mon exposé, et mes étudiants étaient en transe par sa présence.  Elle me sourit, se détourna, et fit tranquillement son chemin seule au milieu de la foule. C’était une grande connaisseuse et collectionneuse d’œuvres d’art, et une visiteuse régulière chez Christie’s et Sotheby’s. La Reine et la Reine Mère personnifiaient la devise Noblesse oblige, qu’une de mes étudiantes m’avait demandé d’expliquer, et je lui avais répondu : “Cela veut dire que plus l’on a, plus l’on doit donner.”  En un monde qui change où les femmes veulent s’imposer, et pour le meilleur ou pour le pire, émulent les manières des hommes, la Reine et la Reine Mère ont montré qu’une femme peut conserver tout son pouvoir de séduction tout en assumant pouvoir et autorité sans se départir de sa féminité, ce qui en fait la met en valeur et les accroit.   

De tous les nombreux peintres qui ont fait le portrait d’Elizabeth II, le peintre italien Pietro Annigoni, semble avoir su capturer la force de son esprit en dépeignant sa jeune beauté.  En deux portraits il a transmis en termes picturaux, le lourd fardeau de pouvoir et de responsabilité que ses frêles jeunes épaules portaient depuis son accession au trône, qui la singularisait et l’isolait, tout en la dotant de la dignité royale. Dans le premier en 1955, elle est vêtue des robes de l’Ordre de la Jarretière et de ses insignes, dans un paysage poétique arcadien, qui symbolise sa jeunesse et son amour de la nature.  Pourtant son maintien et l’expression de son visage respirent l’autorité et la maîtrise de soi. Elle était née pour régner, et le fit avec une impressionnante grandeur alliée à sa bienveillance naturelle, et sa simplicité d’être et de cœur. Ce portrait eut un grand succès, il fut reproduit sur la monnaie, les billets de banque et les timbres, faisant de la Reine une véritable icône nationale.  

Her Majesty Queen Elizabeth II in Robes of the British Empire, Pietro Annigoni, 1969, The National Portrait Gallery

Dans le second en 1969, Annigoni la représenta dans les robes de l’Empire Britannique en une figure hiératique investie de la pourpre impériale, telle une Impératrice Byzantine, Elle surplombe une basse ligne d’horizon éclairé d’une fable lueur rose. C’est une image austère et saisissante, le peintre déclara vouloir représenter la Reine “comme monarque, seule avec les problèmes de sa responsabilité.”  Cette image symbolique seyait à l’unique position d’Élizabeth II qui régna sur plus de 32 états souverains durant sa vie, et sur 15 à sa mort. Ce portrait proclamait, sans pompe ni cérémonie, la gloire et la grandeur de l’Empire Britannique, que représentait cette femme exceptionnelle. Nombreux sont ceux qui pleurent Sa Majesté, son souvenir survivra comme un radieux exemple de principes et de vertus rarement rencontrées, et son nom est inscrit au panthéon des personnages les plus importants de l’histoire. Qu’elle repose en paix réunie avec les membres bien-aimés de sa famille qui l’ont précédée dans l’au-delà. Et que ceux d’entre eux laissés sur terre, qui pleurent sa mort dans le chagrin de Sa perte, soient assurés que Son amour et Sa bienveillance brillent encore sur eux et les protègent, ainsi que tous les sujets de Son royaume.   

OMNIA VINCIT AMOR, L’Amour triomphe de tout, même de la Mort. Et Dieu est Amour, ainsi l’écrit Dante au Canto XXXIII du Paradiso : L’amor che move il sole e l’altre stelle. L’Amour qui meut le soleil et les étoiles.

Monique Riccardi-Cubitt

Le 27 septembre 2022    

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