LA NEF DES FOUS.

ATTENTATS TERRORISTES, PARIS 7 JANVIER ET 13 NOVEMBRE 2015, BRUXELLES 22 MARS 2016. EXPOSITION HIERONYMUS BOSCH, VISIONS DE GÉNIE. 500ème anniversaire, au musée Noordbrabants à s’-Hertogenbosch, Bois-le-Duc, aux Pays-Bas, 13 février-8 mai 2016

Non, l’Europe et la France, ne sont pas en guerre, Messieurs Hollande, Walls, et compagnie.  La guerre est en Palestine, où Israël, soutenu pas les financiers et les lobbys américains, encourage des colons américains à occuper la terre ancestrale des Palestiniens, et instaure l’apartheid, en persécutant et éliminant la population locale. La guerre est en Syrie où un génocide concerté se déroule depuis 2011, sans que l’Europe et les autres grandes puissances n’aient rien fait pour arrêter le massacre systématique de la population.  La guerre est en Irak avec Daesh, grâce à l’attaque américaine de 2003, soutenue par Tony Blair, qui a, à jamais, déstabilisé le pays. La guerre est en Libye, où règne aussi Daesh, grâce à l’intervention de Nicolas Sarkozy, le clone de Blair,  pressé de faire disparaître le bienfaiteur qu’il  avait reçu en grande pompe à Paris, mais qui était un témoin gênant dans le financement occulte de sa campagne de 2007. La guerre est en Turquie où les communautés kurdes se font massacrer sans que l’Europe, et l’OTAN, ne disent mot ; il faut bien se concilier les bonnes grâces de ce nouvel allié à qui l’on graisse la patte pour qu’il nous débarrasse du problème gênant des migrants.

Envolés les beaux principes de Liberté, Égalité, Fraternité, ceuxdes Droits de l’Homme. Ces hordes de réfugiés poussés à l’exil par l’horreur des massacres systématiques, de la persécution,  du nettoyage politique  et ethnique, de la famine, de la misère, des épidémies, des bombes détruisant leur monde, leur maison, leur terre, la polluant à jamais de résidus nocifs, contaminant l’air et les nappes phréatiques, ne sont plus des demandeurs d’asile poussés par la nécessité, et qu’il faut accueillir, mais des envahisseurs barbares venus islamiser l’Europe.  

Il y a 500 ans arrivait en Europe un autre peuple venu de l’Orient. Exotiques dans leurs costumes bigarrés aux vives couleurs, porteurs de savoirs anciens et détenteurs d’antique sagesse, proche de la nature qu’ils vénèrent dans la Déesse Mère, Kali la Noire, les Tsiganes, Bohémiens, Romanichels, prennent leur nom des pays qu’ils ont traversés dans leur longue migration. Issus de l'Inde, ils ont été déportés en masse par le sultan sunnite Mahmoud de Ghazni, durant dix-sept campagnes de pillage, conduites de 1001 à 1026. Mahmoud avait fait le voeu de piller l'Inde une fois l’an, et de réciter un verset du Coran après chaque destruction de temple. En 1018, il pille les villes de Mathurà et Kannauj et déporte la population de Kannauj, écrit son secrétaire particulier Abu Naser al’Ubti dans le manuscrit du Kitab-I-Yamini, soit : 53 000 hommes, femmes et enfants, pauvres et riches, clairs et sombres de teint, par famille entière. Il les emploie àla reconstruction, et à l’embellissement de son fief montagnard Ghazni, en Afghanistan moderne, où il fait construire la plus vaste mosquée de l’époque. Des guerriers professionnels entrent au service du Sultan, et le servent jusqu’à sa mort en 1030. Ils se dispersent alors dans le Proche et Moyen-Orient, s’alliant aux tribus locales turques et perses, pour lesquelles ils servent comme militaires non libres, les ghulams. Certains arrivent en Asie Mineure et s’y installent, d’autres au service des Turcs Seldjoukides, s’emparent de Jérusalem aux mains des Egyptiens Fatimides, suscitant la Première Croisade en 1095. Les guerriers Tsisganes, appelés aussi Al-Ghulamis, en latin Angulani, mentionés dans la Gesta Francorum comme Sarrasins polythéistes, se retrouvent à combattre contre les Croisés au service des Egyptiens, après la défaite turque. L’expansion de l’Empire Ottoman au XIVème siècle en Asie Mineure entraîna un exode massif des Tsiganes vers l’Europe de l’Ouest. Vers la fin du XIVème siècle leur présence est signalée dans l’Empire Byzantin, en Crète, en Serbie, en Roumanie. Au début du XVème siècle, ils se trouvent en Allemagne, en Hongrie, en Suisse. En Italie, les premiers Zingari arrivent en 1392, suite à la bataille du Kosovo entre les armées ottomanes  et les Serbes chrétiens qui sont défaits.

Dès leur arrivée en Europe, les Tsiganes excitent la curiosité des pays qu’ils traversent, et où ils se fixent, pour leur exotisme d’allure, de costume et de comportement, leur liberté d’action, leurs dons de divination et leurs pouvoirs magiques, leur énergie et leur joie de vivre. Ils les expriment par le chant, la musique et surtout par la danse, pour les Hindous la plus noble et la plus créative expression de l’adoration divine, à l’instar de Shiva Nataraja,  Seigneur de la Danse, dont le culte unit toute l’Inde. Leur participation à la Première Croisade avait créé des liens avec la noblesse européenne. Ils partageaient avec l’élite de l’aristocratie l’amour des chevaux, l’expérience de l’Orient, la liberté de pensée et de mouvement, et les idéaux de la chevalerie. Les nobles leur apportèrent leur patronage militaire malgré les nombreux décrets des États absolutistes, qui, au fil des siècles, les interdisent de séjour. Pourtant la culture tsigane a influencé et revitalisé la création artistique européenne, non seulement la musique et la danse, mais aussi la poésie, la littérature et la peinture. Dans l’Europe de la fin du Moyen Age, aux traditions issues de l’Orient, imbues de l’amour courtois des troubadours, des Fedeli d’amore - la femme sublimée de Pétrarque et de Dante - et des théories néoplatoniciennes, l’image du Bohémien et de la Bohémienne estélevée au rang d’archétype. Dans La Charrette de Foin, le triptyque de Jérôme Bosch au Prado, c.1501, les Bohémiennes, à la coiffe cylindrique caractéristique et reconnaissable, représentent un mode de vie détaché des possessions matérielles. Le Bohémien errant devient le symbole de l’homme engagé dans la quête spirituelle de la Vérité et de la Connaissance, comme l’indique le titre du volet extérieur le représentant : Le Chemin de la vie, clé de l’allégorie du triptyque. C’est l’Homo viator des deux poèmes du moine cistercien français du XIVème siècle,  Guillaume de Deguileville, prieur de l’abbaye de Chaalis,  Le Pèlerinage de la Vie Humaine, et Le Pèlerinage de l'Âme, ce dernier publié en flamand en 1486.

L’Homo viator, le Voyageur, revers volets de la Charrette de Foin, c.1500-2, Prado, Madrid L’Homo viator, le Voyageur, revers volets de la Charrette de Foin, c.1500-2, Prado, Madrid
La lame 22 du Tarot - un jeu de cartes initiatique venu du Moyen-Orient et arrivé en France par l’intermédiaire de l’Italie- reprend cette image. C’est la clé des atouts, au chiffre bénéfique car il symbolise la manifestation de l’être humain, sous sa diversité, dans l’espace et dans le temps. Cet arcane est sans numéro car sujet au libre-arbitre humain, c’est Le Fou, Le Mat, un mot arabe qui signifie la mort, ou la renonciation de soi dans le sacrifice inhérent à l’illumination. Vêtu à la mode des troubadours, voyageur mort à son passé, il avance sur le chemin de la vie à la rencontre de son destin. Que ce soit sur la carte du Mat du Tarot, ou dans les représentation de Bosch, décrites de façon erronée Le Vagabond  ou Le Colporteur – une troisième version existe surun tondo au Museum Boijmans - Van Beuningen à Rotterdam -  le Voyageur au bâton de pèlerin, avançant sur Le Chemin de la Vie,  est toujours  accompagné d’un chien, symbole de constance et de fidélité au chemin de vie choisi.

Cet Homo viator, ce Voyageur, ce Sage Mendiant, dans le sens soufi du terme, est en quête de l’illumination spirituelle. Elle lui sera accordée en mendiant son chemin à des êtres moins évolués que lui, que, dans la secrète alchimie des liens humains, il  élèvera ainsi sur son passage  lors du voyage de la vie. Il est aussi représenté en grisaille au revers d’un autre triptyque de Bosch. La Nef des Fous, au musée du Louvre, enfaisait jadis partie, formant un seul panneau avec l’Allégorie de la débauche et du plaisir de Yale University Art Gallery à New Haven, dont il a été découpé, et formant pendant avec La Mort de l'avare, de la National Gallery of Art de Washington. Les trois autres péchés capitaux, l’Orgueil, la Colère et l’Acédie, ou Paresse et Torpeur morale et spirituelle, devaient figurer dans le panneau central, pour le moment manquant. 

 La Nef des Fous reprend l’allégorie et l’iconographie du célèbre poème satirique de l’humaniste strasbourgeois Sébastien Brandt, publié en allemand à Bâle en 1494.  Le volume est orné de gravures sur bois attribuées au jeune Albrecht Dürer, la nef de Hieronymus Bosch est similaire à celle du frontispice. Cette satire mordante de la folie humaine,  illustrée à travers la société de la Renaissance européenne, fut un succès populaire immédiat, d’où la demande croissante de traductions : d’abord en latin, la lingua franca du temps, en 1497, et dans les diverses langues européennes, dont le flamand à Bois-le-Duc en 1500, et l’anglais par Robert Barclay en 1509.  Le trope, ou allégorie, décrivant un bateau sans pilote, pris de force par des passagers forcenés et frivoles,  sans jugement ni discernement, inconséquents et irresponsables dans leur action, qui mènent le navire à sa perte, est commun à l’époque.  Il remonte à Platon, chapitre VI de la Republique, qui en fait une satire du gouvernement des pays et des hommes.

La Nef des Fous c. 1500-5, Louvre, Paris La Nef des Fous c. 1500-5, Louvre, Paris

Cinq cents ans plus tard la condition humaine reste la même, les mêmes conflits religio-politiques détruisent les pays, éparpillent les peuples aux hasards des mers et des chemins, engendrent la même haine, créent la même misère et  le même désespoir. Ou faudrait-il dire que la folie humaine a empiré ? Car nul ne s’aventure plus aujourd’hui ouvertement à la dénoncer, et ce n’est plus un seul pays, une seule contrée, un seul continent, mais la terre entière qui court à sa perte, dans la course aveugle et suicidaire aux plaisirs égoïstes de la société de consommation, au pouvoir et à l’appât du gain. La spiritualité qui animait les poètes, humanistes et artistes du Moyen Age et de la Renaissance, n’existe plus, le culte de Mammon lui a succédé.  Bosch appartenait, comme beaucoup de notables de son temps, à une confrérie, La Confrérie de Notre Dame, dédiée au culte de la Vierge, ce qui était à la fois un honneur, et un service civique. Les membres devaient apporter un soutien financier aux bonnes œuvres, qu’ils se devaient aussi d’accomplir dans le service à autrui, selon les Sept Actes de Miséricorde énoncés dans l’évangile de Saint Matthieu :  Nourrir l'affamé, abreuver l'assoiffé, accueillir l'étranger, vêtir les malheureux, soigner les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. Toute son œuvre, comme La Nef des Fous de Brandt, est satirique et didactique, elle vise à alerter les hommes aux dangers de leur propre folie dans l’ignorance des résultats de leur veulerie et de leurs faiblesses, de leurs excès, de leurs vices et coupables complaisances. C’est trahir le sérieux de leur message, et de leur mission d’artiste et de poète, que d’y voir, dans l’esprit matérialiste athée contemporain, une seule manifestation du fantastique et du surréalisme. Ce sont toutes deux des notions modernes purement intellectuelles, sans relation aucune avecl’éthos exaltédu Moyen Age et de la Renaissance, leur gaieté et leur sens de la dérision. Le pouvoir évocateur de ces images vient d’une force vitale jouissive, d’une irrépressible joie de vivre devant la richesse de l’expérience humaine, qui participe de tous ses aspects, les plus sombres inclus, l’art des cathédrales et de l'enluminure en fait foi. Les fêtes populaires et les Carnavals, quand le Fou devient Roi et règne pendant une journée, sont autant d’exorcismes de la folie humaine et d’expériences initiatiques, assumant le rôle didactique  d’exutoire du théâtre antique grec. L’homme moderne à l’âme malade, démantelé par la psychanalyse,  englué dans la matière, obsédé de lui-même et de ses possessions, sans altruisme, ni joie de vivre,  pourrait en tirer des leçons bénéfiques.

Entre autres, Nicolas Sarkozy, qui parle de valeurs chrétiennes dans des interviews à Radio Notre Dame ou pour La Croix, après avoir rendu visite au Pape, une délégation, sa femme et son fils en poupe, afin de s’assurer le vote des Catholiques de France, et de reprendre en main un pouvoir dont il a abusé. Des Folies Humaines de Brandt, dans la version de Robert Barclay, il devrait méditer sur le Folio  111, Sur la Fin des Pouvoirs et Honneurs, et de la Folie de s’être fier à Eux. Il montre des ânes liés à une roue, celle de la Fortune, qui finit toujours par tourner. C’est par l’exemple que l’on règne et que l’on enseigne, or les dénommées élites dirigeantes présentes n’en ont cure. Pour être crédible, et profitant de la Semaine Sainte à Rome, Sarkozy aurait dû monter à genoux la Scala Santa, non pas une maisplusieurs fois,  en expiation de toutes ses turpitudes, dont la corruption de son gouvernement, et la destruction de la Libye, et toute la misère humaine par là engendrée. Et pour montrer sa vraie valeur chrétienne, il aurait pu visiter avec sa femme et son fils l’île de Lampedusa, où les réfugiés s’entassent dans des camps de fortune, vivant sur la charité des habitants, ayant bravé la mer, fuyant les résultats catastrophiques de la politique occidentale au Proche et au Moyen- Orient, auxquels il a grandement contribué par action, et par omission. Il aurait pu alors faire un geste envers ces réfugiés, dont il est moralement responsable de leur malheur. C’eût été une excellente leçon d’humanité, et de charité chrétienne, salutaire à un fils gâté, épris des armes, et à une épouse frivole, vaine et superficielle, qui ne voyant que les apparences, a dû s’exclamer en entrant pour la première fois au Saint Siège, comme elle l’avait fait lors du banquet officiel au St. George’s Hall à Windsor Castle : WOW !

Une Nef des Fous contemporaine se déclinerait ainsi :

Pour le Président François Hollande, copiant l’image rigide, guindée et compassée, mais faussement digne dans sa duplicité, de François Mitterand, et l’hyperactivité superficielle et inefficace de Nicolas Sarkozy : Sur la Folie d’imiter ses Prédécesseurs et de répéter aveuglément leur Folie.

Sur son gouvernement hésitant, contradictoire, incohérent : De la Folie d’être sans Vision ni Direction à la Tête d’un Pays.

Pour sa politique réactive de frappe envers Daesh conférant au terrorisme un statut officiel, et ouvrant la France à des représailles,  et, avec le Premier Ministre Manuel Walls, pour mener une politique abusive des libertés individuelles des citoyens dans la répression du dit terrorisme: De la Folie de réagir avec Violence dans des Situations de Danger, afin de se faire Valoir,  et d’en aggraver les Conséquences.

Pour son triomphalisme après l’arrestation en Belgique de Salah Abdeslam, le terroriste du Palais des Sports en novembre 2016, provoquant en réponse l’attentat de Bruxelles : De la Folie de se vanter trop Tôt et trop Haut de précaires Victoires au risque de Sombrer.

Pour l’échec de la révision constitutionnelle sur la déchéance de nationalité : De la Folie de proposer des Lois iniques en Urgence sans Réflexion ni Soutien.

Pour le Ministre des Finances, Michel Sapin, critiquant la Belgique après l’attentat du 22 mars à Bruxelles, pour sa naïveté, ajoutant,  « lorsqu'un quartier est en danger de se communautariser, on doit agir, on doit agir par une politique de la ville, par une politique d'intégration, par l'école, par la langue » : De la Folie de voir la Paille dans l’Oeil du Voisin, et non la Poutre dans le Sien, et de s’en féliciter.

Pour l’Éducation Nationale en général, et pour la ministre, Najat Vallaud-Belkacem,en particulier,qui perd son temps dans des débats oiseux sur l’accent circonflexe au lieu de faire enseigner à l’école la morale civique,  et la discipline de la langue française, qui est le patrimoine identitaire des citoyens. Le rejet de la syntaxe et de l’analyse de texte, qui sont la force du français, et le pouvoir formateur de la pensée discursive, laisse le beau langage se détériorer en un charabia franglais incompréhensible : De la Folie de Parler en Langues et non plus la Langue, d’abaisser l’Excellence et de renforcer la Médiocrité.. 

Pour le général de corps d’armée, directeur de la gendarmerie, Bertrand Soubelet, qui dit : « Ecoutez les jeunes parler: ils ne respectent plus rien » : De la Folie des Aînés qui se plaignent de leurs Cadets auxquels ils ont donné le Mauvais Exemple.

Ainsi pour les Présidents Sarkozy et Hollande pour leurs mauvaises manières et manque de courtoisie, qui est manque de respect de l’autre, pour le premier : l’invective Casse toi pov’c…, de ne pas inviter la Reine d’Angleterre à l’Ambassade de France à Londres, selon le protocole, en retour de son hospitalité, d’envoyer des SMS en présence du Pape, pour tous deux de s’asseoir avant que le Chef de l’ Église ne le fasse, et pour Hollande, de ne pas s’incliner durant la prière d’hommage du Rev. Richard Spencer, aux soldats américains disparus durant la Seconde Guerre Mondiale, le 6 juin 2014, au Cimetière Américain de Colleville, et de s’asseoir à l’Élysée avant la Reine d’Angleterre : De la Folie de la Grenouille de vouloir se faire aussi grosse que le Bœuf. L’Habit ne fait pas le Moine, quand on est né Vilain en son cœur, Vilain on le demeure. 

Pour Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, dans le démantèlement du Service Diplomatique français : De la Folie de confier aux soins d’Hommes sans Valeur un Bien National précieux.

Pour Nicolas Sarkozy faisant son mea culpa dans son livre : La France pour la vie : De la Folie de Tartuffe battant sa Coulpe en vue de nouvelles Tartufferies.

Pour la France sur les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan : De la Folie d’attiser la Haine par le Blasphème et l’Arrogance.

Pour les failles des divers Services de Renseignements français incapables de pister les présumés terroristes : De la Folie d’une Administration accablante et rigide sans Pouvoir efficace d’Analyse et de Concertation.

Pour l’Europe en général : De la Folie de créer l’Union, et d’en refuser les Conséquences.

Pour la médiatisation à outrance de la vie publique et privée dans la société moderne : De la Folie de mettre en Lumière ce qui devrait rester dans l’Ombre, ce qui est le plus Secret, le plus Sacré, le plus Précieux, et qui doit le rester.

Ces passagers de La Nefs des Fous, aveugles et incultes, inconscients d’eux-mêmes et des autres, ignorants de leur héritage, insensés incapables de concevoir l’avenir, voguant à leur perte, se devraient bien de méditer la première Lauda, Louange,  du franciscain ombrien du XIIIème siècle, Jacopone  Da Todi, poète et mystique : La Prima Lauda del Libro di questa Morte : Armate, omo, che se passa l'ora.

La Première Louange du Livre de cette Mort : Aux Armes, homme, l’heure est venue !  

 Copyright MONIQUE RICCARDI-CUBITT. Paris, le 31 mars 2016

 

 

 

 

 

 

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