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Billet de blog 16 sept. 2018

Humour. Si la vie était un hyper-jeu peu compréhensible ...

(Ce texte est ou plutôt était sur le blog géré par le Monde et de titre : http://descommentaires.blog.lemonde.fr Depuis, ayant été plusieurs fois censuré par Le Monde, je publie sur Mediapart … Peut-être ont-ils supprimé ce truc ? ! impossible de le retrouver sur Google ! Peut-être que mon blog est bloqué ? ! Ce serait stupide mais avec des 1 % +, il faut s’attendre à tout …

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Le texte d’alors :

Si la vie était un « hyper-jeu » peu compréhensible, les bons/bonnes joueurs/euses y seraient indispensables !

15 juillet 2017, par PIERRE PAYEN

 (C’est aussi la recopie d’un texte de 2010 qu’on ne retrouvait plus facilement sur Internet + quelques modifications)

 (Le masculin neutre sera de rigueur par solution de facilité ! On peut ajouter aussi que bientôt le problème n'aura plus de sens : voir le profil de la fin d'ère qui est toujours plus apparent !)

Dans l’Occident moderne rationaliste (le prolongement de l’ancien judéo-christianisme mais rebâti souvent par symétrie : « L’homme créé à l’image de Dieu » est devenu « L’homme est un dieu en devenir »), le principe du tiers exclu ou binaire remplace le dualisme ; le « bien » s’apparente au « positif » qui déprécie le « négatif » ; l’esprit « + » l’emporte sur le corps ou la chose « – » !

Alors que le sens du mot suppose « l’altérité », n’existe qu’avec (ou exige) sa négation comme les deux faces d’une pièce de monnaie classique (cliché bouddhiste !), l'animal dit humain n'a pas envie de réfléchir sur cette évidence !

Froid, grand, Dieu, bon au goût, chaud, petit, non-Dieu, mauvais au goût, vont de « pair » ! (Et non pas éventuellement par paire lors d’un rangement !)

Dommage que certains qui se croient des hommes (En fait nous ne sommes que des homo sapiens (h. s.) puisque les « hommes vrais » ne vivent que dans la dignité ou consacrent tout leur temps à lutter pour son établissement, au risque d’être tués par des gardes de sécurité dans les pays corrompus … Pour eux, la dignité ne s’arrête pas à une frontière comme les radiations de Tchernobyl !)

Si ce constat était accepté, d’autres questions pourraient se poser.

Quel est le moteur de la vie ? N’est-ce pas la « motivation » qui fait réagir ?

(Le biologiste et philosophe -pendant ses heures de loisir- Henri Laborit (1914-1995, prix Lasker, éloigné du Nobel pour anticonformisme, médiatique, ayant pu mener ses recherches de manière indépendante dans son labo puisque ayant mis sur le marché commercial des médicaments efficaces ..), a très bien expliqué ces processus dans des bouquins tels « Éloge de la fuite » (Des normes !), « Biologie et structure  » qu'on trouve encore en poche ... )

Sa composition ne serait-elle pas formée de « manques » et « déséquilibres » ?

(Voir au départ le « principe d’homéostasie » suivi par la moindre cellule)

Dans un vrai paradis sans le moindre besoin, des réactions, actions, mouvements, se manifesteraient-ils encore en provoquant de l’animation, des indices de vie ? !

L’être humain ou l’homo sapiens (h. s.) ne se retrouve-t-il pas plus ou moins livré à lui-même, dans des manques multiples, c. à d. dépourvu d’indications précises, dans le flou, voire parfois brouillard ou plus, obligé de commencer à l’aveuglette ou à tâtons, de pratiquer la méthode des essais et erreurs dans le but de « s’en sortir » au mieux ?

Dans ce contexte, n’est-il pas astreint à parier, miser, échafauder des tactiques ou stratégies pour tenter de « gagner », « réussir », « vaincre » ou « contourner », « dépasser », les obstacles qui se présentent sans cesse ? !

N’aura-t-il pas tendance, par peur de l’insécurité, de la mort, en sollicitant son néocortex imaginatif, à pousser plus loin son avantage passager et à chercher à consolider son acquis, à le protéger (conservatisme), avant de l’amplifier en tombant dans la dépendance de l’addiction « Toujours plus » (T. p.) ? ! C. à d. en versant par exemple dans le capitalisme (T. p. de profits), dans la fuite t. p. en avant de la recherche scientifique, donc du progrès rationnel, devant aboutir à la création du « paradis terrestre »

Les mots venant d’être employés ne configurent-ils pas l’espace des jeux ?

POURQUOI LA THÉORIE DES JEUX NE POURRAIT-ELLE PAS S’APPLIQUER EFFICACEMENT AU PREMIER DEGRÉ … ?

1) Quels sont les ingrédients d’un jeu qui fonctionne bien ?

-Les quelques gagnants ne cohabitent-ils pas pacifiquement avec la masse des perdants parce que liés par « l’espoir » de « s’en tirer par le haut » ?

-Si celui-ci vient à trop s’amenuiser, le jeu ne s’effondre-t-il pas de lui-même et un nouveau ne prend-il pas la relève ?

Succinctement, entre autres, ne distingue-t-on pas plusieurs types de profil ?

-Ont soif de s’élancer les concurrents croyant en leur avenir.

-Les résignés et soumis ou les « pas de chance » se contentent de respirer (ou presque).

-Les désabusés sont ou amers ou redimensionnés.

Dans tous les cas, quelle que soit la situation, le talent des acteurs en compétition, le grand manège ne peut que tourner correctement et perdurer que selon certaines modalités, qu’en respectant certains quotas ! Peu importe la qualité ou l’intelligence globale des participants ! Le principe de Pareto ou la règle (20 % / 80 %) est largement compatible avec ce scénario, le vérifie grosso modo ! La valeur de cette observation (d’abord concrète) d’économie de la fin du 19e siècle a pu être confirmée scientifiquement dans des problèmes de physique dynamique de flux … v. Internet)

(Vilfredo Pareto, économiste, vers 1900 observa qu’environ 20 % de riches profitaient de 80 % des ressources dans les pays modernes occidentaux. Jusque la fin du 20ième siècle, le PNUD affichait régulièrement le déséquilibre 20/80)

# Plus synthétiquement, ceux qui ont saisi le système posé par le créateur du jeu ne se discriminent-ils pas de ceux qui se précipitent dans l’attente enfantine d’obtenir des récompenses ? !

## Pourtant, ces « bons joueurs » ne constituent-ils pas les éléments primordiaux ou indispensables de la structure ? Ne serait-il pas aussi utopique et absurde de vouloir les supprimer que de s’attaquer à la disparition des ombres provoquées par le Soleil !

Il apparaît normal que les jeunes êtres adhèrent à ces jeux puisque c’est la période de la découverte, de l’apprentissage, etc.

N’est-il pas plus bizarre qu’en prenant de l’âge on ne soit pas amené à relativiser, à démystifier cette « soif » de jeu terrestre, voire à imaginer plutôt une suite dans l’après- vie ? !

En prenant du recul, sans doute. Mais peu importe !

C’est ce qu’on peut envisager mais qui ne nous est pas permis de connaître, les dimensions de notre potentiel mental étant petites. Personnalisons-nous le miracle de l’Univers ou seulement des éléments d’une espèce (pour le moment la plus complexe) ? !

En 2005, une évaluation comparative de notre génome et de celui du chimpanzé n’a-t-elle pas révélé une différence d’environ 1 % nous identifiant (plus sérieusement) plutôt à des sortes de « bonobos boostés » qu’à ceux de la célèbre parabole (V. le début) ? !

Fréquemment, les activations prédominantes du cerveau reptilien qui gère l’instinct de survie (par des réflexes automatiques) et du réseau des émotions (Il s’occupe de la mémorisation, du pilotage automatique, des conditionnements, de la quête du plaisir basique, etc.,  par processus analogique, en fonction des souvenirs plus ou moins agréables ou désagréables !) ne bousculent-elles pas les analyses et les déterminations néocorticales qui alors se transforment en velléités sans force (comme la domestique d’antan devant son maître ou Seigneur et saigneur) ? !

Où se montre alors la « liberté » ou le « libre arbitre » ?

2) Par similitude, un spectacle théâtral ne se révèle-t-il pas en tant que « chef-d’œuvre » par la richesse, la diversité, le foisonnement de tous les « bons » et « mauvais » rôles ? Et ce qui se passe dans les coulisses a-t-il un rapport avec le jeu de scène ? Attribue-t-on nécessairement le rôle le plus facile à l’acteur le plus doué ?

À remarquer encore que deux sous- jeux, le « Qui gagne perd » et le « Qui perd gagne », sont installés en permanence mais plus qu’incompris ! Ils étaient déjà évoqués dans le recueil de contes et légendes écrit au fil des années par des paysans bergers très intuitifs, voire géniaux (nommé Bible) … ! Ils étaient surdoués mais ils n’ont tout de même pas été capables de prévoir que l’histoire (non pas du Père Noël, plus tardive, inventée par des parents …) de l’h. s. ressemblant à Dieu ferait florès pendant des millénaires, que ces soi-disant hommes se métamorphoseraient en adolescents attardés ou chroniques (ou adulescents) ! Quoique ! N’avaient-ils pas programmé qu’ils demeureraient (sauf exception) aveugles et sourds et obtus jusqu’à ce que tout s’effondrât !

(L’enterrement du Bilan de 2005 n’en est-il pas la confirmation ? !)

N. B. Des conseils bouddhistes laissent entendre qu’on avance d’échec en échec ; qu’apprendre à vivre, c’est apprendre à mourir ; etc.

Lao-Tseu expliquait (approximativement) « L’homme qui parle ne sait pas, l’homme qui sait ne parle pas » !

À chacun de conclure comme il le désire … Peu n’importe-t-il pas au second degré ? !

C. Q. F. D. ? !   Oui / Non ? !

De M. Pierre Payen (Dunkerque)

Ce texte se trouve aussi sur le blog.fr sous un autre titre

*** J’ai envie d’ajouter une hypothèse supplémentaire.

Chacun(e), en fonction du potentiel génétique de départ, aurait un parcours terrestre à effectuer.

Tout se passerait selon un rythme personnel.

Comme dans tout jeu, les différences pourraient être énormes … Mais peu importerait, tout serait relativisé.

Dans le cas de conscience suffisante, le parcours prendrait fin lorsque la/le participant(e) aurait l’impression d’avoir, sinon tout compris, suffisamment assimilé les règles ou structures de la vie pour ne plus se sentir en manque, ne plus désirer « un plus », avoir légitimement envie d’accéder au « cycle suivant » ou « Après-vie » !

(Bien sûr, les « addict(e)s » du « Toujours plus » seraient hors clous ! Devraient s'impliquer dans un énième stage terrestre et se calmer !)

Sinon, en cas de décès, si elle/il avait toujours soif de la vie, elle se réincarnerait automatiquement jusqu’à ce que tout soit pleinement consommé et désamorcé !

Par exemple, les riches narcissiques, n’ayant rien compris, enferré(e)s dans leurs privilèges, reviendraient pour éprouver le ressenti des exploité(e)s ! Pour mieux « comprendre » en « allant au charbon » !

Il ne s’agirait pas de pénalisations ou de condamnations mais de parcours à effectuer dans la « compréhension », en activant le « néocortex » !

Et à chacun(e) selon son niveau, son potentiel génétique, son génome !

Évidemment, à moins d’être surdoué(e), il n’est pas facile pour une jeune personne de tout comprendre et relativiser d’un coup !

Mais, symétriquement, elle ne demande qu’à vivre « plus » pour découvrir ! « Il faut laisser le temps au temps » !

Quant aux trop énormes accidents génétiques, trop grands handicaps, reste un mystère (Pour moi) …

Amen

Pierre Payen (Dunkerque)

N. B. 1) Puisque l’ère suivante est t. p. proche, ces réincarné(e)s ne pourraient-il/elles pas animer les futures moutures chargées d’abord de nettoyer la planète à grande peine … ?!

N. B. 2) Quoique, erreur de ma part ...

Est-ce que Google France et Google Canada gèrent différemment ? !

****** Dans une autre recherche, utilisant cette fois le "Google Canada" (Une variante installée par hasard dans un coin ...), je suis retombé directement sur l'article cherché !

[[[Internet Google Canada : Si la vie était un « hyper-jeu » peu compréhensible, les bons/bonnes ...

descommentaires.blog.lemonde.fr/.../si-la-vie-est-un-hyper-jeu-peu-comprehensible-le...

15 juil. 2017 - Si la vie était un « hyper-jeu » peu compréhensible, les bons/bonnes ... (C'est la recopie d'un texte de 2010 qu'on ne retrouvait plus facilement sur .... Cette entrée a été publiée dans Actualité, Humour, Jeux, Philosophie, ...]]]

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