« Salut habitant·e du futur. Tu tiens entre tes mains un exemplaire d’un média libre qui date de 2025. À cette époque, un certain Vincent Bolloré rachetait un à un tous les espaces de liberté d’expression pour les transformer en machines à fric xénophobes. Une sorte de roi Midas à l’envers qui transformait tout ce qu’il touche en caca ».
Ainsi s’ouvre l’édito que l’ami Guillaume Meurice -guérilleros culturel qu’on ne présente plus et qui officie désormais sur Nova après avoir été renvoyé d’une chaîne radio de service public ayant dérapé sur un prépuce- a eu la gentillesse d’accorder à Mouais, le bien-nommé journal dubitatif.
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Un invité exceptionnel, pour un numéro d’exception. Car il faut bien le dire : ce janvier 2026, pour nous, fera date. En effet, il correspond au moment où notre petite revue à la niçoise s’est décidée à se jeter dans le grand bain -ce qui n’est guère plaisant quand on est un chat noir- pour aller affronter un monde médiatique de plus en plus hostile à la pensée libertaire qui nous est si chère. Ici, Sarko se fait servir la soupe qu’il n’a pas voulu manger en cellule. Là, Bardella bénéficie avec son dernier opuscule rédigé par IA d’une couverture médiatique digne d’un prix Nobel de Littérature doublé d’un Goncourt.
Et derrière tout ceci, se profile une ombre : celle de Vincent Bolloré -et son double maléfique, Pierre-Edouard Stérin-, dont l’idéologie tout droit sortie des années 30 infuse jusque dans le service public de l’information, comme le signalent hélas la tournure droitière de France Info et la saillie raciste sortie dans le plus des calmes, en direct, par la directrice nationale des éditions de France Télévision, Nathalie Saint-Cricq puisqu’il faut bien la nommer.
Les journalistes de la presse indé’ ressemblent donc de plus en plus à une bande de maquisards. Qui, avec leur pistolet à bouchon, partent au front contre un tsunami d’une couleur brune de fort mauvais présage.
D’autant plus que, contrairement à la clique d’incompétents néo-nazis ras-du-bulbe de Frontières, ils prétendent continuer à respecter la déontologie, l’éthique, l’enquête, le recoupement des sources, bref tout ce qui honore notre profession mais qui les ennuie beaucoup, à ces bandeurs de pulsions morbides.
Tout ceci pour dire, en lettre capitales : NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS FAIRE. Journalistes, citoyennes, activistes, anarchistes, amoureuses de chats et de liberté, lecteurs de fanzines punks énervés, nous allons faire le taf et, avec tous et toutes les camarades du Syndicat de la Presse Par Pareille, et plus largement du monde de l’édition de papier (coucou le collectif Déborder Bolloré), nous allons remplacer la 5G par le point G, Bolloré par un appareil à raclette, Zemmour par un ballon d’eau chaude et Monsanto par RIEN (1).
Ce qui signifie, de notre côté, un passage à la diffusion à 15.000 exemplaires dans tous les kiosques de France et de Navarre -comme nos camarades de l’Age du Faire, de Fakir, de la Brèche... Ils veulent nous terrasser sous un tapis de bombe ? Sortons nous aussi les sulfateuses, pour cracher jusqu’à leurs oreilles nos éditos bien sentis et nos enquêtes qui piquent. Et pour que le plus grand monde puisse avoir accès à cette vérité simple : L’EXTREME-DROITE TUE ET LE CAPITALISME DETRUIT LA PLANETE. A bon entendeur / lectrice…
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Ici comme au Chili, la lucha sigue.
Signé : Mouais, journal dubitatif, en vente désormais dans tous les kiosques du pays ce jeudi 8 janvier -y compris les Relay de Bolloré, mais sans doute pas pour longtemps. Pour survivre à ce choix risqué, nous avons besoin de votre soutien, donc par pitié, demandez-nous à côté de chez vous !
(1) Vous aurez reconnu les affiches du collectif « le grand soulagement ».
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