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Billet de blog 19 janvier 2026

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Révélation : Le RN, comme ses électeurs, sont des racistes

Les électeurs du Rassemblement national (RN) sont racistes. Cela peut sembler anodin de le dire pour quiconque veut bien voir ce qu'il y a à voir dans ce parti, mais c'est l'une des conclusions que l'on peut tirer après lecture de l'ouvrage du sociologue Félicien Faury, Des électeurs ordinaires (Éditions du Seuil, 2024). Entretien.

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Le sociologue a enquêté durant six ans en région Sud-Paca sur cet électorat. Contrairement à ce que le champ politique et médiatique, et même la science politique a eu tendance à minimiser, ce racisme, pourtant explicite, apparaît au grand jour dans le verbatim des enquêtés. Il a souvent été remisé au rang de colère, ou de déviance morale ; à être supplanté par une analyse de classe, et in fine à de la souffrance. Presque nous fallait-il être compassionnel avec les racistes du RN. Pourtant, ce que montre l'enquête de terrain du sociologue, c'est un racisme qui ne se nie pas. Il est l'un des ressorts majeurs du vote RN, agrège plusieurs classes autour de ce racisme, et se tourne en grande partie vers les personnes identifiées comme arabes, turcs ou musulmanes. Entretien avec Félicien Faury sur ces électeurs ordinaires, ainsi que, comme l'annonce le sous-titre, sur « la normalisation de l'extrême droite », dans le champ médiatique et politique.

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Edwin Malboeuf : Tu remets la centralité du racisme dans les ressorts du vote pour le Rassemblement national (RN). En tant que sociologue, on doit rompre avec les prénotions, mais avais-tu tout de même à cœur de démontrer cela en partant sur ton terrain d'enquête ?

Félicien Faury : Ma démarche était décalée au départ. Je viens d'une tradition sociologique bourdieusienne assez classique. Toute une école de pensée qui met au cœur de l'analyse la question de la classe sociale, et de comment elle influence la manière de penser, les goûts et dégoûts culturels. Par conséquent, les goûts et dégoûts politiques ainsi que les préférences électorales etc. A posteriori, je crois que je voulais faire le récit d'un détournement. Il y a des colères de classe, et le RN les détourne à l'encontre des immigrés, ce qui rejoue la question du racisme mais indirectement. Ce dont je me suis rendu compte assez vite, ça a été une surprise de l'enquête, c'est que le RN, sur les questions raciales ne détourne pas grand-chose. Ces questions racialisées étaient déjà présentes chez mes enquêtés. Je n'ai évidemment pas perdu la question de la classe sociale, très présente dans mon livre, mais j'ai cessé de rabattre la question raciale sur la classe. Sous-entendu : ils sont pauvres, ils ont des difficultés et pour compenser ils deviendraient racistes. Je me suis tourné vers un autre ensemble de travaux de recherches, des rapports sociaux de race, de la racialisation, du racisme comme fait systémique et structurel. Ce qui me laissait moins démuni par rapport au récit récolté. Et surtout de pouvoir penser l'autonomie relative de la question raciale par rapport à la classe sociale.

On peut dire que les électeurs RN sont globalement dominés d'un point de vue des inégalités de classe. Par contre du point de vue des inégalités ethno-raciales, ils sont plutôt du bon côté de la ligne de couleur si je puis dire, "des vrais Français", des personnes blanches. De ce point de vue là ils ont un pouvoir sur les minorités, ils font partie de ce que Colette Guillaumin appelle le « groupe majoritaire ». Ce pouvoir s'exerce notamment par le vote pour le Rassemblement national. J'ai considéré qu'il fallait prendre au sérieux les questions de racisme par-delà les questions de classe. Ce n'est pas un phénomène simple à expliquer. Que ce n'est pas juste de la méchanceté, mais ce sont des positions précises au sein des hiérarchies sociales racialisées qui donnent lieu à des formes de racismes spécifiques. Et c'est cette articulation entre expérience de classe et forme de racisme que j'ai essayé de faire dans mon livre. 

EM : Tu as également une approche matérialiste du racisme, que l'on retrouve notamment chez certains enquêtés, sur la valeur économique qu'ils vont adosser à une école selon sa blanchité, à celle d'un quartier etc. 

FF : Cela a été une autre bataille théorique. Au sein de la science électorale, le racisme est toujours mis du côté du culturel ou de l'identitaire, mis en opposition avec les clivages socio-économiques, eux rabattus sur la question de la classe. Le social et le sociétal en somme. C'est le clivage qu'on trouve sur le RN-Nord et le RN-Sud, l'un qui serait porté par le social, l'autre par l'identitaire. Alors que sur mon terrain, on m'a surtout parlé d'économie, et d'enjeux matériels. Ce que ça permet de penser, c'est que le racisme est une force matérielle : pour les personnes qui le subissent, comme par exemple les discriminations à l'embauche, au logement, ce n'est pas du culturel. C'est très matériel. Et les personnes qui exercent ce racisme sont aussi guidées par des enjeux matériels. Il faut le rappeler : ce n'est pas une simple erreur de penser. Les personnes blanches ont des intérêts à se maintenir dans leur domination, comme pour les hommes dans le cas du sexisme. Et donc participer à l'oppression de groupes dominés. C'est sur cet intérêt racialisé que s'appuie en partie le vote RN. 

EM : Tu critiques également le côté épouvantail que peut avoir le RN, avec un appel dans la conclusion à prendre en charge collectivement cette question du racisme qui n'est pas confinée qu'à ce seul parti. Il y a tout un ordre racial, politique, médiatique et économique qui permet au RN d'exister en tant que tel. 

FF : C'est pour ça que je dis que les travaux sur le racisme comme fait social, et comme fait structurel m'ont beaucoup aidé pour rendre le racisme du RN, énigmatique, au sens d'une problématique de recherche. Beaucoup de travaux sur le racisme structurel insistent sur la partie institutionnalisée, naturalisée, et parfois inconsciente de la manière dont le racisme se propage. Ces études commencent toujours en disant : il ne faut pas parler que de l'extrême droite, mais aussi du racisme au cœur de la société. La question que je me suis posée, c'est pourquoi eux se trouvent obligés d'être aussi explicites sur leur racisme. Ce que j'arrive à comprendre avec ma recherche, c'est justement parce qu'ils n'ont pas les ressources sociales pour pouvoir profiter tranquillement des inégalités ethno-raciales. Ils n'ont pas le luxe d'être blanc, sans être estampillé racistes. Il y a tout un tas de groupes sociaux qui par exemple peuvent détourner la carte scolaire, en choisissant où habiter, en vérifiant qui on va embaucher. Ils participent à ces inégalités mais dans les enquêtes d'opinion, ça ne se voit pas. Les électeurs RN n'ont pas les moyens de mettre en œuvre ce racisme.

Pour prendre la question résidentielle, sur mon terrain, j'ai entendu beaucoup de « j'aimerais bien être dans un quartier blanc où il n'y a pas de minorités, mais je n'y arrive pas car je n'ai pas les moyens de déménager ». On parle beaucoup de l'entre-soi blanc des électeurs RN, mais dans le Sud en tout cas, il est raté. Leurs ressources sociales ne sont pas à la hauteur de leurs aspirations raciales. C'est pour cela qu'ils vont le verbaliser et voter pour le RN. Il est aussi violent dans les discours qu'il est impuissant dans les actes. Ils n'ont pas de pouvoir raciste très important hormis leur vote. Oui, il y a du racisme dans le vote RN, mais il n'en a pas le monopole. Il faut aussi s'interroger sur nos propres manières de participer à cet ordre-là, y compris de façon inconsciente. Un des enjeux de mon livre était aussi de faire comprendre comment on fait soi-même partie du problème. 

EM : Tu parles dans ton livre de « gardiens aux frontières de l'ordre ethno-racial » pour les électeurs RN. Je l'ai lu comme « chiens de garde de la grande bourgeoisie qui fait le sale boulot pour préserver les intérêts de classe de cette grande bourgeoisie ». Notamment car tu dis « ils disent tout haut, ce qu'on pense tout bas ». Tu t'accordes avec cette reformulation ? 

FF : C'est ce qui est pratique quand on travaille avec l'extrême droite. Contrairement à d'autres études qui travaillent sur la blanchité ou sur le racisme comme fait central dans la société, ça n'est pas dit et le racisme s'exprime de façon plus insidieuse. Là, je me suis dit, au moins eux sont clairs : « Il y a trop d'Arabes dans cette école, point. » D'un côté je me suis dit qu'il ne fallait pas euphémiser les propos pour y voir la violence de ceux-ci. Et il y avait la crainte de redoubler cette violence avec une forme de voyeurisme sur ces questions. Ma discipline était de sélectionner les propos utiles à l'analyse. Je n'ai gardé que peu d'insultes, je ne voulais pas que ce soit un musée des horreurs. Mais il fallait montrer que ça existe. 

Ensuite, je distinguerais encore une fois les rapports sociaux et rapports raciaux. Si ce sont des chiens de garde, c'est de la blanchité. Ils font effectivement le sale boulot racial à la place du groupe majoritaire qui lui, peut souvent se contenter de laisser faire et d'agir discrètement sans avoir besoin de politiser cette question. Les électeurs RN sont obligés de politiser cette question parce qu'ils ont l'impression qu'ils sont à la limite et ont peur de basculer de l'autre côté, du côté des immigrés. Le vote RN c'est cela, c'est voter pour quelqu'un qui vous promet de durcir encore les frontières ethno-raciales. Cela rejoint les questions de classe puisque très souvent les immigrés sont associés aux assistés, aux chômeurs, aux personnes pauvres. 

Ils sont toujours dans cette position de dominants/dominés, pas les plus pauvres, pas les plus à plaindre, souvent propriétaires de leur habitat avec un CDI, mais qui ne sont pas très élevés. En somme, des personnes qui ont acquis un petit capital et qui ont peur de le perdre. Ils se disent : on va conserver à tout prix l'ordre tel qu'il est car si cela bouge trop, on risque de basculer de l'autre côté. Pour les petites classes moyennes, il peut y avoir deux modalités : une réactionnaire, l'autre révolutionnaire. 

EM :Comment expliques-tu l'aversion que les électeurs RN peuvent avoir pour Emmanuel Macron, que l'on retrouve dans ton livre, alors que celui-ci gouverne pour l'extrême droite ? 

FF : J'ai commencé en 2017 et j'ai fini en 2022, et j'ai revu des personnes d'une élection à l'autre. L'intensification de la détestation de Macron m'a marquée. Et en même temps, il n'est pas du tout considéré comme de droite, et encore moins d'extrême droite par les électeurs ordinaires du RN. Sur les questions migratoires et sécuritaires, il est même considéré comme de gauche. Ce qui est beaucoup revenu c'est : on ne sait pas trop où il est. Il y a toujours un questionnement sur sa place sur l'échiquier politique. Ce qui est une preuve de ce que montre la science politique année après année : quand vous êtes un parti de droite, reprendre les thématiques du RN peut marcher sur le très court terme, notamment auprès de votre base militante. Mais sur le moyen terme, c'est inefficace car vous légitimez les thèses de l'extrême droite en les rendant possibles et désirables, mais vous ne récupérez aucun électeur. Ça ne marche pas. Il continue d'être un pôle de détestation pour toute l'extrême droite. 

EM : Cela participe aussi de cette normalisation de l'extrême droite. Tu montres aussi que ces électeurs, loin d'être des ouvriers, anciens communistes, ayant basculé à l'extrême droite, sont plutôt des anciens électeurs de droite, populaire, radicalisée. 

FF : C'est totalement un mythe que cet électorat communiste qui aurait basculé du côté du RN. Les classes populaires de droite, qui ont toujours existé, ont basculé à l'extrême droite. Et il y a également le renouvellement générationnel. Ces nouveaux arrivants sur le marché électoral sont dans un paysage politique différent. Le RN demeure sulfureux, mais est complètement normalisé par rapport à ce qu'il était dans les années 1980. C'est une option électorale banale pour un électeur d'aujourd'hui. Surtout, ils arrivent dans un monde social qui n'est plus du tout le même. Les conditions matérielles d'existence, les conditions d'exercice de la politique au quotidien par rapport à des années où il y avait une industrie et des syndicats puissants. Il y a une radicalisation du prolétariat de droite et un changement du contexte socio-économique et politique. Il faut également rappeler qu'au sein des classes populaires, les plus pauvres, les plus précaires, continuent de voter à gauche lorsqu'elles votent, et surtout s'abstiennent. 

EM : Le livre de Vincent Tiberj (La droitisation française. Mythes et réalités) montre que la société se gauchise, pour le dire vite, du moins par le bas (lire Mouais #57). En tout cas qu'elle devient de plus en plus acquise à des thèmes chers à la gauche comme l'ouverture, la tolérance. Est-ce que le vote RN de plus en plus massif n'est-il pas aussi une simple réaction à cette société qui évolue dans un sens que ses électeurs récusent ? 

FF : Totalement. On m'a souvent opposé le livre de Vincent Tiberj, en me disant : vous parlez de normalisation du racisme mais le racisme baisse dans la société française. Premièrement, on ne mesure pas le racisme qu'à travers des études d'opinion. Comme je l'ai dit il y a tout un tas de manières silencieuses de participer aux inégalités ethno-raciales. Ce qui est vrai, c'est qu'il y a tout un ensemble de croyances explicites, ou de préjugés racistes qui baissent. Ce n'est pas du tout contradictoire avec ce que je dis. Il faut distinguer l'existence des préjugés et leur politisation, leur conversion en vote. Vous pouvez avoir moins de préjugés dans une société mais les personnes qui continuent de les avoir, votent en fonction de ces préjugés, par exemple pour l'extrême droite. Dans les années 1970, des sondages menés auprès de l'électorat ouvrier communiste sur leur attitude xénophobe envers les travailleurs nord-africains, montrent qu'ils avaient des préjugés presque pires que l'électorat ouvrier actuel qui vote pour l'extrême droite. Ils votaient communiste, car ce qui s'activait en eux au moment du vote, ce n'était pas ces affects-là, mais d'autres facettes de leur existence, notamment des questions de classe. Ce qu'on note, c'est que ces préjugés même s'ils baissent, cette fois sont politisés. La montée de l'extrême droite, ce n'est pas le signe d'une montée du racisme, c'est le signe de la politisation du racisme. C'est sur cela qu'il faut s'interroger. Ce que je montre dans le livre, c'est qu'il y a des concurrences sociales pour des ressources communes, qui deviennent des ressources rares, de plus en plus fortes. Il y a également une offre politique et médiatique qui attise constamment, depuis assez longtemps maintenant, ces affects racistes là et donc les politise. 

Pour terminer, il y a une dernière dimension de la politisation qui est celle, effectivement du backlash. C'est assez documenté à l'international. Lorsque vous avez une évolution des normes dans un sens progressiste, cela crée en face de la réaction. D'un certain côté, la montée de l'extrême droite, c'est bon signe, car cela montre comment ça bouge. Auparavant, tout un tas d'inégalités raciales étaient naturalisées, allaient de soi, et n'étaient pas politisées. Aujourd'hui, ça l'est, il y a des luttes, et donc des contre-luttes. Un autre exemple, le mariage pour tous : en face on a la manif pour tous. Et quand le mariage pour tous passe, la manif pour tous s'étiole et les normes évoluent dans un sens progressiste. 

Il y a également les effets de long terme de la décolonisation, avec ce grand mouvement d'émancipation collective qui n'a pas été sans effets sur l'imaginaire occidental blanc. L'extrême droite commence à monter après la décolonisation. Il s'agit moins de civiliser le colonisé que de se défendre et d'expulser l'immigré. On a cette politisation défensive qui se joue, donc effectivement il y a un effet backlash très important. 

EM : Tu rappelles que le RN a deux visages. Il a réussi à conserver son centre radical tout en s'étendant à des marges avec un visage plus neutralisant. 

FF : J'ai rencontré des électeurs fidèles dans mon enquête qui votaient pour l'extrême droite depuis Jean-Marie Le Pen. Et aussi des néo-votants. Pour l'instant le RN arrive à gagner sur les deux tableaux. A conserver sa base la plus radicale tout en ayant une aura de normalisation qui lui permet d'attirer de nouvelles personnes. Sur le plan social, ils arrivent à avoir les indépendants, les petits patrons, les classes moyennes, et aussi les ouvriers, les employés, des personnes de classes populaires. Ils arrivent à maintenir ces deux types d'électorat ensemble, ce qui pourrait être exploité comme une contradiction. Ils parviennent à la neutraliser notamment grâce à la question raciale. 

EM : Pourquoi l'électorat d'extrême droite se nie autant et refuse d'être affilié à cette catégorisation politique ? 

FF : Cela a été une victoire culturelle et historique. C'est encore négatif d'être considéré comme raciste et/ou d'être considéré comme d'extrême droite. Le RN bataille dans sa normalisation afin de ne plus être assimilé à cela. Cette petite musique a fini par marcher. La diabolisation marche pour lutter contre l'extrême droite. Ils cherchent à se normaliser pour gagner. Sous la Vème République, on ne gagne pas en étant un parti paria. 

EM : La plus grande victoire du RN n'est-elle pas d'avoir contaminé une grande partie du spectre politique et médiatique avec ses thèses ? 

FF : Assurément. La question c'est : est-ce que le RN est parvenu à cela ou l'a-t-on fait à sa place ? Beaucoup d'acteurs politiques croyant récupérer des parts électorales ont fait le travail à sa place et imposé ses thématiques. Dans les années 1980 il y a une dépolitisation de la question de la domination du capitalisme. Mais il y a eu en parallèle une surpolitisation de la question migratoire et sécuritaire. On a montré un volontarisme politique très important sur ces questions. Je le vois dans les entretiens : lutter contre les inégalités par en haut, ça paraît irréaliste, et c'est peu discuté. Il y a un fatalisme de classe vis-à-vis du haut et par contre pour les inégalités du bas disons, mais surtout liées à l'immigration, tout le monde se dit que c'est possible. Plus les médias et l'offre politique insistent sur cette question, et crée du scandale autour de ces questions, plus cela politise. Il y a une scandalisation différentielle entre ce que fait le capitalisme à notre monde et de l'autre ce que fait l'immigration et l'insécurité. Cela a des effets propres sur les représentations politiques, de ce qui est possible ou non. La plupart des programmes de gauche serait favorable aux conditions matérielles d'existence des électeurs que j'ai rencontrés. Certains le reconnaissent, mais personne n'y croit. En revanche, ils pensent possible d'arrêter l'immigration. 

Un article tiré du Mouais de janvier-février, actuellement disponibles dans plus de 2700 points de vente dans tout le pays, soutenez-nous, achetez-nous ! Un kiosque nous vend forcément près de chez vous. https://mouais.org/carte-des-lieux-de-distributions/

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