Mouloud Akkouche
Auteur de romans, nouvelles, pièces radiophoniques, animateur d'ateliers d'écriture...
Abonné·e de Mediapart

1117 Billets

0 Édition

Billet de blog 15 avr. 2015

Ses soleils de poche

Mouloud Akkouche
Auteur de romans, nouvelles, pièces radiophoniques, animateur d'ateliers d'écriture...
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

« La pioche est moins bavarde le vendredi. On sent dans les reins qu’on a porté du poids toute la semaine. On sent qu’on approche. »

Le Journal d'un manoeuvre, de Thierry Metz

         Première fois que j’y rentre.  Pas tout à fait exact car j’y ai passé en réalité plusieurs mois. Je l'imaginais  pas comme ça. C'est sacrément beau. Les plafonds et les murs sont super bien décorés.  Ça a été vraiment très bien aménagé. De très bons pros. Chapeau pour le boulot d'intérieur. 

 A vrai dire, j’ai travaillé sur le chantier de construction de ce bâtiment public. Un manœuvre comme on disait à l’époque. C’était dur mais on avait toujours du boulot. Parfois des morts et des blessés.  Pendant les travaux de ce groupe d' immeubles, un type est tombé du cinquième étage.  Sa carrière de plaquiste s'est achevée dans un fauteuil roulant. Je me rappellerai toujours de son fils et de a femme qui ont débarqué. Le tôlier en menait pas large. Ils nous avaient tannés le matin même pour qu'on aille plus vite. Il nous a plus emmerdé après sur les délais. Déjà plus de trente cinq ans.

 Pas la joie tous les jours mais je m’entendais bien avec les gars de l’équipe. De temps en temps, surtout quand y faisait chaud, ça se fritait un peu. Normal avec autant de mecs au mètre carré, pas que des lumières. Toutes les nationalités en plus. Mais en général tout finissait autour d’une clope ou un verre. Beaucoup de bons souvenirs sur les chantiers. Même si j’y ai laissé mon dos et mes genoux. Mon taf me déplaisait pas. Quoi que le meilleur moment était la débauche du soir.

 Quand je rejoignais mon soleil de poche préféré. Elle m’accueillit toujours avec un grand sourire et un petit verre sur la table du salon. Elle faisait des ménages chez des particuliers dans le quartier. Le reste du temps, elle s’occupait de la maison et des deux gosses.  On était bien tous les quatre. Heureux dans notre nid.

 Même si je savais qu’elle me trompait de temps en temps. Faut dire qu’elle était vraiment belle. Elle aimait  beaucoup ça. Moi aussi mais, après une journée de chantier, la petite bête entre les jambes, était rarement vaillante. Pas le seul à être cocu. Les potes à qui ça arrivait pétaient les câbles et devenaient agressifs. Leur couple volait en éclats. Le nôtre résistait. Un cousin me reprochait de pas la dresser comme il disait.  Un soir, après quelques verres, il m'avait avoué être porté sur les travelos et fait jurer de pas en parler à sa femme. Elle le plaqua pour un " vrai homme ".  Je l’aimais bien le cousin mais pas une flèche. Un type qui pensait encore comme au temps des cavernes.

 Pourquoi en vouloir à ma femme d’aller chercher ailleurs ce que je pouvais pas souvent lui donner? La voir heureuse et souriante était mon plus grand plaisir. En plus, moi de mon côté j’avais les courses et le bistrot, surtout le samedi et le dimanche. Tous besoin de soleils de poche pour continuer de se lever chaque matin. Elle sous une couette avec un bonhomme. Moi avec mes potes et mes canassons. 45 ans de bonheur au compteur, avec elle. Rien sans elle.

 Au fond, je trimais que pour elle et pour les deux gosses. Sans oublier l’ascenseur social. A chaque grève, des mecs, souvent des syndicats, venaient nous en parler et nous dire qu'il fallait y penser. Si c'était pas pour nous, au moins pour nos gosses. Au début, j’ai pas compris puis, peu à peu, je me suis rendu compte qu’il avait raison. Moi, je savais que je resterai au rez-de-chaussée, mais ça me rendait pas triste. J'ai imité mon daron qui avait imité le sien, sans me poser de questions. Je voulais pas de la même vie pour mes deux gars. Surtout qu’ils se tuent pas à la tâche dans le froid ou sous le cagnard comme moi. Ils devaient rentrer à tous prix dans les bureaux, ceux que je construisais au km. Et, à l'époque des trente glorieuses,  c’était possible de grimper les échelons à la force du cerveau. Nos gosses pouvaient monter dans les étages. Je les ai plus lâchés. Toujours à vérifier leurs notes.

 Les obliger à travailler à l'école a servi absolument à rien. Mon rêve d'ascension pour mes gosses s'est écrasé. Aujourd'hui, c'est beaucoup  plus dur pour eux que pour leur père manœuvre. Nous, on était en CDD et on avait du boulot jusqu’à la retraite. L'ascenseur s'est jamais arrêté à l'étage de leur génération. Même pas eu la possibilité d'hériter de notre métier d'esclaves. Ils sont redescendus à un étage plus bas que leurs parents. Au sous-sol, sans fenêtre.

Mon aîné, même avec un salaire de programmeur, peut pas s’acheter  un deux-pièces pour lui et ses gosses. Alors que moi j’ai une maison, quasiment construite entièrement de mes mains.  Des copains du boulot mon filé un coup de mains. Elle est toute petite, payée sur trente ans, mais je suis chez  moi. Seul maître sous mon toit. 

Quant à mon second fils, lui, il a jamais rien voulu branler à l’école. Même pas eu le Brevet cet idiot. Il est divorcé et je sais qu’il rame pour payer le loyer de son studio. J’ai des nouvelles de lui de temps en temps quand j’appelle ma petite-fille. La dernière fois que je l’ai vu c’était pour l’engueuler et  et l'obliger à se bouger le cul. Le boulot allait pas lui tomber tout cuit dans le bec sur son canapé.  J'y suis allé un peu fort. Trop tard pour regretter. On s’est pas revus depuis au moins quatre ans.

 La salle 14 se trouve au 7ème étage.  Heureusement qu'il y a l’ascenseur.  Dans la cabine, tout le monde regarde ses chaussures.  La porte s'ouvre sur un hall  très éclairé face à une grande salle.  Il y a déjà des gens. Pas un bruit. Appuyé sur mes cannes, je vais m’asseoir sur un banc.  Même le parquet est vraiment bien posé. A part les finitions de de peinture sur les plinthes, presque rien à reprocher. Les équipes d’intérieur ont été impeccables. Comme nous qui avons monté toutes les fondations. Bon, je suis pas là pour réveiller les souvenirs. Surtout ici.

 Les membres de la cour entrent par une petite porte. La plupart des gens se lèvent. J’essaye mais y arrive pas. On va pas en vouloir à un vieux de 83 balais. Tout le monde se rassoit. Le procureur et ses assesseurs s’installent derrière un long bureau avec des micros. A peine assis, on appelle le premier prévenu. Il se lève et gagne la barre comme un vieil habitué.

Lui est assis, tête baissée. Il ne bouge pas. Sans doute  qu’il doit s’en vouloir, culpabiliser de son acte. Et il a raison. Son acte est impardonnable. J’espère qu’il va pas essayer de se défiler et dire la vérité. Et pas faire comme tous les autres qui se cherchent des excuses et dégainent toujours la faute à pas de chance, et tout le tremblement. Quand a fait une connerie, faut l’assumer. Un mec ça doit être capable de dire j’ai déconné. Jamais une honte de regarder ses erreurs en face.  Il a pas intérêt à pleurnicher sur son sort.

 Plusieurs prévenus défilent à la barre. Ni des tueurs, ni des saints. Beaucoup de voleurs de bac à sable. Le procureur a pas l’air méchant. Il  écoute leurs explications sans les interrompre, toujours courtois. Si ça avait été moi… Deux repartent avec les bracelets, l’un a le un large sourire aux lèvres. Le plus inquiétant est un jeune au crâne rasé qui comparait sur violence conjugale. Lui a l’écume à la bouche quand il parle, un vrai bouledogue. De temps en temps, il se tourne vers la droite. Une petite blonde baisse les yeux à chaque fois qu’il la regarde. C’est sa première comparution. Le procureur a haussé le ton avec lui, même s’il reste poli. Jamais humiliant. Le boxeur va sans doute prendre très cher.  Pas volé. On cogne pas les soleils.

  Mon nom dans le haut-parleur. Je sursaute. Qu’est-ce que je fous là ? Je mets un petit temps avant de me rappeler où je me trouve. Au palais de justice. Je m’étais assoupi. Sans doute la nuit blanche à ressasser. Me demander pourquoi il avait basculé ? La femme a ma droite me tend mes cannes qui étaient tombées. Elle me sourit. L’avantage du grand âge est que les femmes vous sourient facilement. Comme libéré d’une crainte. Pourtant les papys bandent aussi.

 Mon fils s’approche du prétoire. Il sait pas que je suis là. C’est sa fille qui me l’a dit au téléphone. Elle était très inquiète de ce qui allait se passer. J’ai essayé de la rassurer et promis de lui donner très vite des nouvelles. L’entendre chialer m’a foutu en rage contre lui. J’avais envie de l’étrangler. Quel con ! A 49 balais, encore un gosse.

 Contrairement à la plupart de ses prédécesseurs à la barre, il n’en mène pas large. Il se dandine d’un pied sur l’autre et bouffe tous ses mots. L’un des assesseurs soupire en levant les yeux en l’air et lui demande de répéter. Pas du tout le même genre que le procureur. Un roquet qui a les dents longues. Mais bon, rien à dire, c’est la loi. Et mon fils à fait une connerie.

 Il a fait une série de petits chèques sans provision. Pas plus de deux mille euros. C’est important mais moins que ce que nous coûtent nos présidents à la retraite. Sans compter tous les autres crachant sur les salauds de pauvres, les assistés comme y disent,  et qui ont des salaires et des passe-droits à rallonge. Sûr qu’y a de l’abus, des mecs qui cherchent le boulot devant leur fenêtre ou au pied de l'immeuble, mais quand même c’est plus dur de nos jours de... Pourquoi je pense à tout ça ? Ça y est, je m’énerve encore.  C’est des crapules mais y ont rien à voir dans l’histoire de mon fils.  Je vais pas lui trouver des excuses parce que c’est ma chair. Encore moins justement.

 Sourire en coin, l’assesseur détaille tous les chèques sans provision. La plupart pour de l’essence et de la bouffe. « Cher monsieur, je peux comprendre que vous soyez dans l’embarras pour alimenter votre réfrigérateur et votre véhicule mais… »Il se racle la gorge. « Pourquoi acheter un ordinateur quand on en pas les moyens ? » Il croise les bras et attend la réponse. Le regard chargé de mépris.

 Rouge de colère comme quand il était gosse, le fiston prend sa respiration avant de parler. Il explique que c’était pour sa fille. L’assesseur le coupe et lui dit que ce n’était pas un produit de première nécessité. Il lui répond que toutes se copines en avaient et qu’elle en avait besoin pour l’école. Bien répliqué fiston.

 « Cher monsieur, quand on a pas les moyens, on ne s’achète pas un ordinateur. Quant à votre fille, elle peut travailler sur ordinateur au collège. Et les bibliothèques ce n’est pas fait pour les chiens que je sache… C’est gratuit en plus. Je crains cher monsieur que votre geste ne soit pas du tout un bon exemple d’éducation. Je ne sais pas comment vous avez été élevé mais je… »

 Je me lève et gueule. Toute la salle me regarde. Plus un bruit. Je respire un grand coup. La main sur l’épaule de ma voisine, je pointe ma canne vers les juges.

« Je vous permets pas monsieur ! C’est moi qui ai éduqué mon fils. Et son éducation vaut la vôtre même si vous nous regardez de là-haut. Vous parleriez pas comme ça à un ministre de la République ni à industriel  Vous voyez mes mains ! On est pas du même monde mais... Ces mains ont construit ce putain de palais de justice qui vous fait vivre. Un peu de respect alors. C'est chez moi ici.  Et mon fils est aussi chez lui. Vous avez bien compris ? »

 Deux flics me prennent par le bras. Le fiston cherche à s’interposer. Je luis fait signe de pas s’en mêler. Qu’est-ce qui peuvent me faire ? Ils me foutent pas la trouille avec leurs phrases à rallonges et leur déguisement. Pourront pas me rajouter un autre trou du cul. Ni retrouver mon soleil éteint depuis 12 ans. Bénéfice de l’âge ; ils m’expulsent lentement. J’en profite pour en remettre un peu à l’autre coq qui pète plus haut que sa fonction. L’un des flics me dit à mi-voix de me calmer. Je marmonne dans ma barbe en sortant.

 Assis dans le couloir, je finis par me calmer. L’un des flics va me chercher un verre d’eau. Il me demande pourquoi je dis que c’est mon palais. Je lui raconte. Un autre flic, puis un autre, s’approche de moi.  J’aime bien, comme avant au bistrot, raconter. Dans une autre vie, ça m’aurait fait plaisir d’être conteur. Comme ce vieux bonhomme qui venait chez mes parents. Les flics, je l’ai fait marrer. 

 Soudain, je me tais. Inquiet. Peut-être qu’à cause de mes conneries, ils vont charger le fiston. Déjà qu’il est dans dans la  merde jusqu'au cou. Pourquoi y m’a pas demandé pour l’ordinateur ? Sur que je peux pas l’aider avec 985 €uros par mois mais on se serait arrangé. Jamais il a voulu me demander de l’aide. Un orgueilleux le fiston. Je sais de qui il tient ça. Il a hérité aussi de quelques-uns de mes défauts. Pas le pinard comme moi, lui c’est l’herbe. Et surtout les canassons. Je lui ai pourtant dit que leurs sabots donnent jamais d’aile à une vie. Ils passent son temps à jouer sur Internet.

    Pas une seule fois, sa mère m’a reproché de jouer. De temps en temps, elle me disait de calmer un peu sur la picole et les clopes. Je l'ai jamais emmerdé, ni les gosses d’ailleurs, avec boisson. J’avais pas l’alcool triste, ni jovial.  Plus un anesthésiant pour penser à rien. Quand elle est morte, par contre la bouteille m’a ravagé la tête. Devenu, c’est le cas de le dire, imbuvable avec tout le monde. Même tricard dans les bistros du coin. Agressif avec tout le monde. Je comprends pourquoi mes deux gosses m’évitent. Aucun envie de donner une image d’un papy comme ça. Depuis qu’elle est partie, c’est la nuit.

Qu’est-ce qu’y foutent ? Je demande au flic à côté de moi si le fiston risque gros. Il hausse les épaules et me répond qu’il peut pas vraiment me dire. Son collègue agite l’index pour me rassurer. La porte s’ouvre.

On sort ensemble. Il me prend le bras pour me faire descendre le grand escalier qui donne sur la rue. Un mois avec sursis et remboursement des chèques. Le fric l’inquiète. Je le rassure en lui disant que j’ai un p’tit LEP à réveiller  et que je vais lui envoyer un chèque. La bourrique refuse. Je m’arrête de marcher, lui  broie le poignet et le fixe dans les yeux. Sans un mot. Son putain d’orgueil commence à m’emmerder. Même à mon âge, je peux lui coller une. Je dis ça mais ni lui ni personne n’a pris main dans la gueule. Sauf un tôlier qui avait essayé de m’arnaquer. Je lui reprends le bras et on descend les marches.

Aujourd’hui le fiston, j’aurais préféré avoir construit un théâtre. Quoi ça y ressemble un peu… Tu trouves pas ?

On se marre tous les deux. 

Sur le trottoir, on est peu patauds l'un à côté de l'autre. Pas notre genre les effusions. Comment faire pour retisser les liens ? Je tends ma canne vers l’autre trottoir.  Le fiston semble pas comprendre ce que je veux lui dire. Nous traversons. De l’autre côté du boulevard, un tabac avec une terrasse nous tend les bras.

_  J’ai un bon tocard au quinté.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Afrique
La crise climatique attise les tensions au Kenya
Les questions d’écologie sont absentes des discours des candidats aux élections générales du mardi 9 août. Pourtant, avec un régime de pluies devenu « imprévisible », le pays subit fortement les conséquences du dérèglement climatique, qui aggrave des tensions existantes.
par Gwenaelle Lenoir
Journal — Afrique
Le pays suspendu à un scrutin à haut risque
Mardi 9 août se déroulent au Kenya des élections générales. Alors que la population fait face à une crise économique et à une forte hausse des prix, ce scrutin risque de déstabiliser ce pays clé de l’Afrique de l’Est. 
par Gwenaelle Lenoir
Journal — Écologie
Petits canaux contre « idéologie du tuyau », une guerre de l’irrigation
Très ancrés dans les territoires montagneux du sud de la France, prisés par les habitants, les béals sont encore vitaux pour de nombreux agriculteurs. Mais cette gestion collective et traditionnelle de l’eau se heurte à la logique de rationalisation de la ressource des services de l’État.
par Mathieu Périsse (We Report)
Journal
Climat : un été aux airs d’apocalypse
Record de sécheresse sur toute la France, feux gigantesques en Gironde, dans le sud de l’Europe et en Californie, mercure dépassant la normale partout sur le globe… Mediapart raconte en images le désastre climatique qui frappe le monde de plein fouet. Ce portfolio sera mis à jour tout au long de l’été.
par La rédaction de Mediapart

La sélection du Club

Billet de blog
Pour la rentrée, préparons la riposte !
Bientôt, les vacances seront terminées. Et beaucoup se demandent maintenant de quoi sera fait leur avenir avec un gouvernement qui n’a concédé presque rien aux salariés, aux retraités et aux chômeurs en termes de pouvoir d’achat.
par Philippe Soulié
Billet de blog
Le pouvoir d'achat des fonctionnaires vampirisé par quarante ans de néolibéralisme
Lorsque la spoliation du pouvoir d'achat des fonctionnaires devient une institution sous la Cinquième République...
par Yves Besançon
Billet de blog
Loi pouvoir d'achat : Macron & Borne veulent prolonger notre ébriété énergétique
[REDIFFUSION] 42°C en Gironde. 40°C en Bretagne. 20 000 hectares partis en fumée. Lacs, rivières et sols s'assèchent. Les glaciers fondent. Que fait-on à l'Elysée ? On reçoit le président des Emirats Arabes Unis pour importer plus de gazole. A Matignon ? On défend un projet de loi « Pouvoir d'achat » qui vise à importer plus de gaz du Qatar et des Etats-Unis. Où est la sobriété ?
par Maxime Combes
Billet de blog
La grosse entourloupe de l'AAH
Alors qu'on parle de la victoire de la déconjugalisation de l'AAH, alors qu'on cite les augmentations de ce minima social comme une exception du macronisme, personne ne parle d'une des plus grandes entourloupes des dernières années : la suppression du complément de ressources de 180 euros pour les nouveaux admis dans le système.
par Béatrice Turpin