Mouloud Akkouche

Auteur de romans,nouvelles,pièces radiophoniques, animateur d'ateliers d'écriture...

Sa biographie
Fictioréalités au fil de l'actualité
Son blog
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  • Langue de joie

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    Dépucelé à la date de sa mort. C’était la nuit du 17 juillet 1985. Ma première fois s'est déroulé dans un jardin bouffé par les mauvaises herbes. J’avais quinze ans. Et Léa dix-sept ans de plus. Dans la maison de l’homme à la langue de joie.
  • Maître de cérémonie

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    Mon corps se trouve à droite du pupitre. La famille et les copains face à celui qui va prononcer ses mots. Peut-être une femme. Mais elles sont rares dans le métier. Sans doute un silence. Des yeux rougis par les larmes. Quelques émotions cachées derrière des lunettes noires. Tous avec des masques. Même le maître de cérémonie
  • Brèves d'en France

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    Le gosse sort de chez l’épicier de la «Place de la Paix». Près de la petite maison familiale avec un jardinet. Son sac est rempli de courses. Soudain, une main lui prend le bras. Elle l’oblige à se retourner d’un geste sec. Il lâche son sac sur le trottoir. Deux cow-boys. Un surnom donné par les jeunes du quartier aux flics de la BAC. Les racines de la méfiance déjà dans les années 70.
  • Stock de rires

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    Interdiction de sourire. Ça aurait pu être le panneau accroché sur son visage. Jamais le moindre sourire. Ses sourcils étaient toujours froncés. Elle parlait très peu. Se contentant de fixer ses interlocuteurs droit dans les yeux avant de les traverser. Pour s’absenter. Visage verrouillé.
  • Virées barbares

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    Surtout ne rien dire.Faut pas que mon mari soit au courant.Chaque jour, j’ai la trouille qu’il s’en rende compte. En profiter pour lui en reparler ? J’ai essayé plusieurs fois d'aborder le sujet. En vain. Il se ferme complètement. Inutile d’insister. D’autant plus que je ne peux rien changer. Impuissante face à l’horreur. Une horreur à 50 km de la maison.Commise par mon mari et ses copains.