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Et bien oui, je vais vous parler d’une activité terroriste très en vogue maintenant; on la pratique avec une arme dangereuse, désormais interdite par arrêté préfectoral au passage du roi: la casserole! Ah bin tu m’étonnes, que ce soit interdit… Y’en a déjà beaucoup au gouvernement… Des casseroles bien dégueulasses, avec des grumeaux au fond; ça a bien accroché, ya même un peu de rouille, enfin le reste de rouille qu’ils n’ont pas utilisée pour nous enfoncer la réforme des retraites dans le rectum… Les casseroles gouvernementales, elles ont servi à tout plein de tambouilles, politiciennes, financières, emplois fictifs saupoudrés sur un lit de prise illégale d’intérêt, avec un soupçon de corruption (enfin soupçon, façon de parler...).
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Bin oui, les concerts de casseroles, les casserolades, du peuple, elles font peur, parce qu’elles, elles sont bien chauffées, au feu de la colère infusée par la crise et assaisonnées du mépris social. Ça donne une bonne compotée de révolte. Et à en croire le début de la tournée du roi, la sauce a bien pris…
La préfecture de l’Héraut a ainsi ordonné la fouille de tout “dispositif sonore portatif de nature à troubler l’ordre public”; comprenez, enceintes blutooth, timbales, n'importe quel objet susceptible d'être utilisé comme instrument à percussion, et donc, les ustensiles de cuisine des français qui, bien vides par ces temps d'inflation, réclament pitance et châtient l'incurie royale en couvrant ses harangues populaires par l'insulte du bruit. Eux qui se plaignaient déjà d'une assemblée zadifiée par les gauchistes bordélisants, voici que la rue, elle aussi se met à bruire.
Aucune loi n'interdit le port de la casserole, symbole de l'excellence gastronomique à la française, et devenue arme ("par destination") à vocation sonore et aux conséquences humiliantes pour la royale personne. Pour ce faire, il a donc fallu détourner, si l’on en croit les associations de défense de droits de l’homme, une loi anti terroriste. La casserole devenue arme de destruction massive de l'ego présidentiel. Le terrorisme culinaire, nouvelle trouvaille de l’empire en délitement, qui, à bout de force, pond des mesures mi absurdes-mi autoritaires. Voilà que notre Caligula (un empereur ivre de son propre pouvoir, de son propre verbe et de son égo) nous fait interdire des ustensiles de cuisine, au pays de la gastronomie, apeuré qu’il est d’affronter la colère du peuple, qui ne veut pas de ses miettes de brioches.
Pourtant, la cuisine, voilà un sujet qui rassemble enfin les français, qui ne sont pas tombés dans la marmite rance et putride de la proposition de loi sur l’immigration, une des gamelles réchauffées en temps de crise, et ressortis du congélateur macroniste la semaine dernière... Le racisme livré au peuple comme un os à ronger. Mais le peuple n’a plus la moelle de verser dans le racisme, c’est dire à quel point il est en ébullition…
Les concerts continuent leur tintamarre réjouissant à chaque passage des sommités gouvernementales dans la France profonde, une vraie rencontre entre l'élite et son peuple, décidé à chanter la révolte culinaire, comme en 1830 contre la Révolution de Juillet et le système monarchique d'alors. En ces temps de disette intellectuelle, savourons ces charivaris du peuple, qui redonnent à la cuisine ses lettres de noblesse, et à la révolte, tout son piquant.