S.N.U et Gilets Jaunes : surtout qu’ils ne se reproduisent pas !

Nul doute que le service national universel (S.N.U)  promis à nos chères têtes blondes va occuper une bonne place dans le grand débat organisé par notre Président

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Nul doute que le service national universel (S.N.U)  promis à nos chères têtes blondes va occuper une bonne place dans le grand débat organisé par notre Président, il aurait d’ailleurs tort de s’en priver car s’il n’avait pas prévu la révolte des gilets jaunes, en revanche, il avait bien prévu comment étouffer dans l’œuf tout esprit de contestation ; En installant le S.N.U au sein même de l’éducation nationale et en ciblant les mineurs dès l’âge 16 ans, voire depuis peu 14 ans (gilets jaunes oblige.) (1)

Pour ceux qui n’ont pas suivi, ce «beau projet citoyen» à 3 milliards d’euros par an se met donc paisiblement en place cette année, sous forme «expérimentale»  dans treize départements pilotes. Ce gouvernement  n’étant pas à une contradiction près,  le S.N.U ne sera pas militarisé MAIS la formation des encadrants des jeunes sera confiée à l’armée (Florence Parly BFM TV le 19 janvier 2019.)

Pas militarisé MAIS aussi « dès son arrivée, chaque jeune se verra remettre un uniforme.  Puis chaque matin, après le réveil à 7 heures, les jeunes assisteront à 8 heures à la levée des couleurs et entendront la Marseillaise… » (1)

Devenu l’alpha et l’omega de la citoyenneté façon REM, ce service national universel est sensé redonner  un semblant d’esprit patriotique ainsi que le sens de l’engagement à une jeunesse qui semblerait (encore et toujours) l’avoir perdu.

Christophe Lejeune, député REM de la Haute-Saône  ne s’y est d’ailleurs pas trompé : « La Haute-Saône réunit plusieurs acteurs essentiels pour la mise en place de ce SNU, et compte parmi ses atouts, la présence d’une base aérienne sur son territoire…Nous avons eu une culture du service militaire à l’époque, et même si le SNU n’est pas un service militaire, cette culture fait que nos encadrants sont capables d’accompagner cette préfiguration. » (2)

Ainsi donc,  l’armée va prendre la direction de ce S.N.U au sein de  l’éducation nationale, sans que personne n’y trouve rien à redire.

Passons sur cette soi-disant «expérimentation» prévue dans treize départements pilotes : «Environ 3000 jeunes, garçons et filles, de 13 départements (200 par département) vont être sélectionnés dès le mois à partir de mars 2019 sur la base du volontariat.» (1)

On peut se demander quelle valeur aura une telle expérimentation, durant laquelle les mineurs s’engageront sur la base du volontariat, alors que le SNU a pour vocation d’être obligatoire ? Embrouille et confusion sont de faibles mots dans un tel contexte, il s’agira surtout d’une phase de communication et de propagande du gouvernement, qui n’est pas sans rappeler, la manière dont grand débat se met en place actuellement dans notre pays.  

Dans le S.N.U final donc, ce ne sont pas des volontaires qui participeront à des missions d’intérêt général mais bien toute une tranche d’âge (filles et garçons) autrement dit quelques 800 000 jeunes mineurs qui auront l’obligation chaque année, d’y participer 15 jours durant la seconde phase obligatoire du S.N.U. Ce qui est confirmé par Gabriel Attal secrétaire d’Etat chargé de son pilotage : « L’idée est de les faire participer à la vie de ces structures et de leur faire toucher du doigt une première expérience d’engagement. Ce ne sera pas un stage d’observation » (3)

Qu’en pensent les dirigeants des associations Loi 1901 qui oeuvrent dans les secteurs du social, de l’humanitaire, de l’environnement (et j’en passe) ?

Ont-ils pour vocation d’exploiter de jeunes mineurs sous prétexte de les former à l’engagement ?

A l’engagement à quoi d’ailleurs ?

A servir docilement et gratuitement un système à bout de souffle, qui préfère consacrer 3 milliards d’euros par an à cette mascarade, plutôt qu’à l’enseignement, l’éducation et la formation de tous les jeunes ?

Qui laisse sur le bas-côté tous ceux qui ne peuvent pas suivre ?

Qui par son modèle de consommation et de développement exploite et détruit la terre entière ?

Je trouve les associations bien silencieuses sur le sujet…Un syndicat de salariés du secteur associatif tire la sonnette d’alarme  l’heure est plus que jamais à la mobilisation. (4)

Souvenez-vous, durant le grand débat, vous entendrez surement  le président Macron vanter les mérites du Service National Universel, tant sa principale obsession aujourd’hui est que ceux dont il ne prononce jamais le nom ne se reproduisent pas.

Ceux qui le souhaitent peuvent signer notre pétition en ligne : https://www.change.org/p/oui-a-l-education-a-l-environnement-non-au-service-national-universel

 

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