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Billet de blog 17 mars 2018

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Les maths et moi

On nous a tous dit:" les maths c'est important, sans les maths tu ne réussiras pas!" On entrait à reculons en cours de math et on se demandait si le prof ne s'ennuyait pas. Pour moi ce diktat des maths a été une vraie catastrophe. Alors que le mot vient du grec ancien et veut dire "qui aime apprendre". J'aurais aimé, aimé apprendre les maths.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

J'ai l'image de mon maître et moi, assis côte à côte, lui m'expliquant

calmement un exercice de géométrie,

et moi, ailleurs, n'écoutant pas, car je trouvais cela inintéressant.

Il a fallu que je grandisse, que j'entre en 6ème, pour comprendre

que j'allais beaucoup m'ennuyer.

L'algèbre est un mot qui sonne bien, ce n'est pas étonnant c'est de l'arabe.

Mais c'est un peu comme un mur, comme quand je lis un livre en hébreu,

qui n'est pas ma langue maternelle,

il faut que je me  motive, car sinon je reste devant le mur, en Harry Potter raté.

Je me souviens, j'allais à l'école, je faisais les exercices,

mais je ne comprenais pas,

et surtout je me demandais, si cette mauvaise plaisanterie allait

durer encore longtemps.

En 4ème, j'ai renoncé, et on m'a fait redoubler.

Contre l'avis de ma prof de français.

Car bien entendu, j'étais bonne dans toutes les matières

sauf en maths, mais seules les maths 

étaient importantes. (Quand j'entends que des étudiants

à l'université ne savent plus écrire

correctement, je me dis, oui, mais ils étaient sûrement bon en maths).

Manque de chance, on changeait les programmes cette année-là.

Donc j'ai du étudier non seulement les maths de nouveau, mais aussi la physique.

Echec assuré. J'ai continué jusqu'en seconde, et on m'a renvoyée.

Direction école professionnelle. Je n'étais pas contre, dans le passé, j'avais

voulu devenir ébéniste-menuisière, mais on m'avait dit qu'il n'y avait que

des garçons dans cette école et que ce n'était donc pas possible. Et puis

pourquoi apprendre un métier maintenant, il valait mieux passer son bac avant.

J'ai donc fait un BEP de secrétariat. Plus du tout de maths!

Je me souviens d'une de mes profs qui

s'étonnait de me trouver là, alors que j'aurai pu prétendre à mieux.

Mais bon, le diplôme en poche, on m'a dirigée vers un bac pro.

Je suis entrée directement en première.

C'était facile, cette fois je l'aurai mon bac!

Eh bien non, je n'ai même pas fini ma première, j'ai préféré quitter

définitivement l'école, écœurée par des cours qui ennuyaient aussi les profs.

Ce n'est que des années après, que j'ai réalisé, que c'étaient les maths

qui m'avaient empêchée de passer mon bac, de l'avoir.

Lorsque je regarde en arrière, je me vois de ma classe de seconde, regarder

les terminales qui étudiaient pour le bac, et je me disais que je n'en serai

pas capable. Les maths m'avaient enlevé toute confiance en moi.

Et, alors que je m'apprêtais à réessayer de passer le bac, cette fois un bac pro,

le fait que les maths étaient absentes, ne m'a pas aidé, car même, si je ne

les voyait pas, je ne les étudiais pas, elles étaient là comme un mur.

Heureusement, j'ai trouvé la solution, cela m'a pris du temps,

il a fallu que j'accepte de renouer avec les maths. 

Mais je l'ai fais. Et tout cela grâce aux jeux de ficelle.

Et à un prof de math, James Murphy.

Qui l'eût cru?

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