#La vie en mode confinement : on s'adapte !

La 4ème semaine de confinement touche à sa fin. La 5ème débute demain. Pendant ce temps, coronavirus poursuit sa course à travers le monde.La lutte contre ses conséquences néfastes et dramatiques s'intensifie. Evelyne vit à Clermont Ferrand avec son époux. Ses enfants sont soignants. Comment vit-elle cette crise sanitaire qui pèse sur notre moral et chamboule nos manières de vivre et de penser ?

#Home sweet home © Nadia AGSOUS #Home sweet home © Nadia AGSOUS

Je pense que la situation est à la hauteur du danger qui nous menace tous et que la première des aides que nous pouvons apporter aux autres est de respecter les consignes.

Je vis bien le confinement car j'ai la chance d'être bien entourée. Un voisin plus jeune fait les courses de sorte que nous puissions rester à l'abri. C’est un grand réconfort. Par ailleurs, je suis sûre que le confinement est plus facile à supporter pour nous retraités, que pour les actifs, et notamment les jeunes.

A titre personnel, sur le plan psychologique, le confinement ne me gêne pas car j'ai la chance de très bien m'entendre avec mon conjoint. C'est un moment qui nous rapproche.

Sur le plan social, les rapports ne sont pas coupés car nous recevons beaucoup d'appels téléphoniques des enfants et petits-enfants notamment. Nous correspondons par mail avec les associations dans lesquelles je suis engagée. J'ai même fait récemment une réunion par Skype. La seule inquiétude que je ressens vraiment concerne mes enfants qui sont soignants. Les applaudissements sont importants car ça sert à soutenir le personnel hospitalier.

Je ne suis pas sûre que l'Homme soit capable de changer ses modes de vie, mais il le faudrait, et il faudra faire des efforts. La conception de la vie sera certainement modifiée pour les enfants et les jeunes qui ont "la vie devant eux", car ils se souviendront de ces moments tragiques qui sont une certaine forme de guerre que nous vivons et contre laquelle il faut lutter. Quant aux rapports sociaux, j'espère qu'ils changeront. Car il y a trop d'individualisme, malgré beaucoup de solidarité : le monde est toujours coupé en deux.

Evelyne 

 

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