#Les jeunes à l'épreuve du coronavirus

Ewen (21 ans), Jilany (15 ans), Youn (18 ans), Naël (17 ans) et Elouan (15 ans), sont des jeunes qui se retrouvent contraints au confinement. Ewen, Youn et Elouan vivent à Rennes (Bretagne). Jilany et Naël vivent à Bagnolet. Comment ces jeunes vivent-ils cette crise ? Comment occupent-ils leurs journées ? Que leur inspire cette crise sanitaire ?

Porte terrestre © Nadia AGSOUS Porte terrestre © Nadia AGSOUS

Comment vivez-vous ce confinement ?

Ewen : mal. car si je reste à la maison, je veux que ce soit mon choix....

Youn : mal. J'ai besoin de sortir, aller voir des copains, vivre ma passion qui est l'agriculture, et surtout je pense que par rapport à d'autres personnes de mon âge, je passe habituellement peu de temps sur les écrans. Le confinement devient donc pour moi une situation ennuyeuse car les   écrans sont malheureusement la source d'occupation principale.

Elouan : bien. On peut toujours faire des activités sportives et d'autres occupations à la maison

Jilany : Je vis bien le confinement. Je fais des grasses matinées et je suis content de ne plus aller au lycée. Je fais mes devoirs régulièrement. Je suis en lien avec mes camarades et mes co-équipiers du basket car nous avons crée des groupes et nous communiquons ensemble chaque jour. Mais la difficulté est que je ne puisse plus faire de sport.

Naël : je pense que ce virus est une catastrophe pour l'humanité et que malheureusement ce phénomène de grande crise virale n'est que le début. Je vis bien ce confinement. Les professeurs nous envoient les devoirs en ligne même si dès fois le fait de travailler chez moi ne me donne pas trop envie de travailler. C'est le sport qui me manque le plus. Je pratiquais du sport de combat à haute intensité. Même si je continue à m’entraîner chez moi, cela reste très basic et beaucoup moins intense. 

Comment occupez-vous votre temps à la maison ?

Ewen : écran...

Youn : écran, devoirs, bricolage et jardinage, sport et copains sur réseaux sociaux.

Elouan : écran, séries, devoirs (beaucoup), basket en chambre, lecture.

Jilany : je joue aux jeux vidéo et je suis au téléphone avec mes amis.

Naël : ma journée commence à 9 h. Je fais le travail déposé sur l'ENT par les professeurs jusqu’à 12 h. De 12h à 17h, Je me repose, je joue aux jeux vidéo, je lis différents articles sur le net.  De 17 h à 18 h 30, je m’entraîne 

Quelles seront les répercussions sur vos modes de vie dans un futur proche  ?

Ewen : je ne ferai plus confiance à Manu. Je vivrai encore plus au jour le jour.

Youn : ça ne va pas changer de façon significative mon mode vie, mais je prévoirai les choses le plus tôt possible sans les reporter au lendemain, simplement parce qu'avec la situation, je me rende compte qu'on approche de la fin de l'année et que je ne sais toujours pas ce que je ferai l'année prochaine. Je ne sais pas où je travaillerai l'été prochain. Je n'ai pas pu passer le permis b. Et mes 18 ans ne sont pas fêtés. 

Elouan : aucune. Car je pense qu'on fait tout un plat de ce confinement alors que ce n'est pas si grave que ça.

Jilany : cette situation m'inspire un sentiment de peur donc je préfère m'évader en évitant d'y penser. 

Naël : cette situation me fait penser à une guerre (mot du Président de la République), mais une guerre contre un ennemi invisible qui ce répand parmi nous.

Comment se passe l'opération #on applaudit ? Pourquoi est-ce important ? 

Naël : dans mon quartier tous les soirs à 20h, tout le monde applaudit pour marquer leur soutien au personnel hospitalier. 
Je pense que c'est important car dans ce contexte de crise, ce sont eux qui sont en première ligne contre la pandémie malgré leur manque de matériel évident. Il est donc normal que la population apporte son soutien à ces héros en manifestant leur soutien par ces applaudissements. 

Pour conclure, je dirai que dans cette période de crise, nous devons être unis et solidaires car c'est le seul moyen de vaincre le virus. 
Il faut également se préparer et revoir notre système de santé car selon les scientifiques, ce ne sera pas la seule épidémie qui touchera le monde dans les années à venir. 
Je ne suis pas inquiet. J'ai confiance en la science et en nos médecins. Et j’espère que cette crise nous permettra de comprendre nos erreurs et de les combler. 

 

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