Extrait : L'Expression: De quoi parle «L'ombre d'un doute»?
Nadia Agsous: «L'ombre d'un doute» est mon premier roman. Il parle de la mémoire collective historique, de la transmission et de la réception de cette mémoire. Il parle également de renouveau. Le roman pose deux questions fondamentales: que léguons-nous à nos enfants? Et que font nos enfants de ce que nous leur léguons?
Le roman raconte l'histoire d'une mémoire collective historique sclérosée, figée, ankylosée. C'est l'histoire de Bent'Joy (Fille de joie), Ville enfermée dans un passé vieux de plusieurs siècles, époque qui correspond à la gouvernance de la ville par Sidi Akadoum (Seigneur Visage), personnage sacralisé à outrance et élevé au rang de prophète par les habitants de Bent'Joy. «L'ombre d'un doute» est aussi le roman de la remise en cause de cette mémoire collective historique sclérosée et largement dépassée. C'est l'histoire d'une tentative de désacralisation et de «défatalisation» de cette mémoire imposée aux Bent'Joyiens qui s'enlisent dans les sables mouvants du passé.
https://www.lexpressiondz.com/index.php/culture/mon-roman-evoque-la-metamorphose-de-l-algerie-340692
Article "Algérie Cultures"
"Le texte est un long poème en prose où les mots n’alimentent pas forcément le dire. Il est fait d’allusions, de grandes subtilités et de révélations. Puisant dans la tradition orale, dans les contes traditionnels du terroir mais aussi parfois de la Grèce et de la Méditerranée, il dresse une sorte d’inventaire de la mémoire collective où les images se contrastent et se mêlent..." Lounes Ghezali, 8 février 2021.
https://algeriecultures.com/actualite-culturelle/lombre-dun-doute-un-fabuleux-voyage-au-fond-de-notre-memoire-collective/