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Comment vivez-vous ce confinement ?
Le confinement est vécu comme une nécessité afin d’éviter toute contamination du virus. Chez nous, on est entre paranoïa (mon compagnon) et peut-être une dédramatisation de ma part. L’angoisse est due au fait que nous avons de la famille à l’étranger et particulièrement des membres qui sont fragiles et nous nous sentons impuissants pour leur venir en aide.
Comment occupez-vous votre temps ?
Nous essayons de garder un rythme « normal » afin de cadrer le travail scolaire des enfants, j’en ai deux. Réveil habituel, petit-déjeuner et le travail scolaire est organisé entre matinée et après-midi. Je dois admettre que le collège Gambetta et l’école élémentaire 236 rue de Belleville ont travaillé très dur pour mettre en place l’école à la maison. En ce qui me concerne, je travaille – correction copies examens, aide aux étudiants via skype ou mail. Beaucoup de lecture aussi surtout que plusieurs sites ont mis à disposition leur base de données (partielle) la BNF, des maisons d’édition étrangère.
Nous regardons un film par jour.
Nous commençons aujourd’hui un programme d’apprentissage de la langue arabe et hébraïque. C’est une journée test pour pouvoir mettre en place les cours. Hormis mes enfants, deux autres vont nous rejoindre par Skype. Je prends le temps de téléphoner à la famille et aux amis.
Quelles répercussions ce confinement aura-t il sur nos modes de vie futurs ?
Je dois dire que je n’ai pas de vision pour le futur. Mais j’ai eu plusieurs discussions avec Noori, mon fils (12 ans) sur la manière dont l’humain a exploité notre terre : l’argent, les conflits… Noori pense que c’est la nature qui reprend sa place. Il y a une part de vérité dans cela. Je pense que le futur sera certainement différent : plus de solidarité certainement, mais aussi plus d’individualisme; et je ne l’espère pas.