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Dans quel esprit entames-tu la deuxième semaine de confinement ?
Nous n'avons pas le choix. Nous devons faire le nécessaire pour que la maladie ne se propage pas. Nous devons être responsables et solidaires. C'est le printemps, et nous avons la chance de voir le ciel bleu. Plus on sera sérieux, plus vite ce cauchemar cessera.
Comment vis-tu le confinement ?
Dans la journée, il y a des moments qui sont plus difficiles à vivre. Le matin, au réveil, je me demande si ce que nous vivons est réel ou s'il s'agit d'un cauchemar. C'est pourquoi, pour éviter de cogiter, je me lance dans une désinfection totale de la maison. Cela me permet d'avoir une activité physique et maintenir l'hygiène de mon domicile. Le soir, ce n'est pas toujours évident de dormir la boule au ventre. J'ai, très souvent, peur du lendemain. Et pour m'évader, j'écoute de la musique.
Je ne vis pas le confinement seule. J'ai de la chance d'être bien entourée. Je suis avec mes fils et mon mari. J'ai de nombreux amis avec lesquels nous avons crée des groupes sur les réseaux sociaux : WhatsApp : " Les confinées", "SOS Rigolade" et Les parents des cadets (équipe de basket de mon fils). Je suis en contact avec ma famille via les différents réseaux sociaux. J'ai beaucoup d'inquiétude pour ma famille qui vit à l'étranger.
Comment travailles-tu de chez toi ?
Je consulte et réponds à mes mails à tout moment de la journée. Aujourd'hui, ma ligne professionnelle a été transférée sur mon téléphone personnel. Généralement, je me pose après le déjeuner pour travailler sur mes dossiers. Je travaille actuellement sur une procédure de recrutement. Le matin, je m'occupe des devoirs de mes adolescents
Quel sera l'impact de cette crise sanitaire sur nos comportements, et sur notre vie en société, en général ?
J'avais déjà une philosophie très précise du déroulement de ma vie. Carpe Diem (« Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain ») est mon maître mot. Il faut profiter de chaque moment de la vie. Organiser des moments conviviaux en famille et entre amis. Voyager. Ne pas se tracasser pour des choses futiles et inutiles. Etre solidaires les uns avec les autres aussi bien dans la vie personnelle qu’au travail et avec nos voisins.
Je suis en admiration et je voue un grand respect à tout le personnel hospitalier qui travaille au quotidien pour soigner tous les malades, pour nettoyer les locaux au péril de leur vie et de celle de leurs proches; pour les caissiers.ères qui travaillent pour assurer un approvisionnement alimentaire pour tous; pour les policiers et pour tous ceux que j'ai oubliés.
Prenez au sérieux toutes les mesures du gouvernement afin que nous puissions nous retrouver au plus vite !