Gloire aux bâtards!

Tarantino Israel © alongir
Tarantino Israel © alongir

Pour ceux d'entre vous qui ne l'ont pas encore vu: ALLEZ VOIR INGLORIOUS BASTERDS.

Un grand GRAND film. Un grand film de cinéma, d'amour au cinéma, de joie de faire du cinéma, de bonheur d'être en vie derrière une caméra, devant une caméra... Une mise en scène de maître (de vrai maître, pas d'idiot qui maîtrise), des acteurs phénoménaux (le mot est faible), pleins de Nazis scalpés en gros plans, étripés en gros plans, battus en gros plans... que du bonheur... et je ne parle pas des piques cinéphiliques envoyées au cinéma de propagande nazi... et je ne parle pas non plus du clou final, parce que les gens qui racontent la fin du film à d'autres qui n' l'ont pas vu méritent qu'on leur fasse les pires horreurs... et qu'au sortir du film vous aurez des idées.

 

Je passe sur le débat inepte sur la pertinence historique du film. C'est peut-être la vision d'un film de Tarentino qui fait ça, je suis manichéenne en ce moment: ceux qui n'ont pas encore compris que le cinéma n'est pas fait pour éduquer les masses (forcément idiotes, les masses) mais pour donner à penser n'ont qu'à aller revoir tout Godard, et vite.

 

J'ai vu le film à Paris. Dommage. Il paraît que dans les salles israéliennes à chaque nazi éventré c'est à qui lancera le plus de popcorn sur l'écran en poussant des cris de joie.

 

J'ai donc aussi raté la présentation de M. Tarentino himself à la cinémathèque.

En voici un extrait vidéo où, après avoir présenté au public l'immense comédien de son film, Quentin demande à un auditoire conquis: so you guys ready to kill some nazis? (yeah!) are you ready to fuck up some nazis? (yeah! et encore yeah!)

 

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