Alexandre Jardin préface "L'enfance en enfer" et défend les droits des enfants.

Alexandre Jardin s'engage toujours plus pour défendre la cause des enfants maltraités et préface le livre de Nath-Apolline, "L'enfance en enfer".

J'ai rencontré Alexandre Jardin lorsque j'ai dévoré "Le Zèbre" en 3 heures top chrono. J'avais 14 ans, ma vie ne tenait plus qu'à un livre.

Zombie dissociée, je ne m'appartenais pas, j'étais le jouet de ma mère et de sa folie déchaînée depuis ma naissance. Battue, torturée, violée, j'étais une équilibriste exténuée en phase terminale d'espoir.

Cet après-midi d'automne 1988, le Zèbre a surgi dans ma vie et m'a fait pleurer toutes les larmes de mon corps. J'ai découvert que l'Amour existait, qu'il pouvait être si fou, si fort, si vivant qu'il appelait la Vie. Moi, il a sauvé la mienne cet après-midi là. Et il a décidé de mon avenir, de ce futur que je pensais anéanti. Avant le Zèbre, avant Alexandre Jardin, je bafouillais des poèmes noirs de solitude, des poèmes-survie, des poèmes du malheur et de l'horreur. Avec mon Zèbre, j'ai appris en quelques heures à rêver l'impossible et la littérature s'est mêlée à la Vie pour m'apprendre à tricoter ma survie. Ma résilience face à cette vie absurde qui n'en était pas une.

30 ans plus tard, ma vie, mon enfance massacrée, sont devenues papier sous le titre de "L'enfance en enfer" chez Airvey Editions. Je créé alors une association, E3DE, pour venir en aide aux enfants qui, comme moi, ont tiré les mauvaises cartes à la naissance et je formule un voeu fou : Alexandre Jardin, mon ami, mon exemple sera le parrain du petit livret pédagogique que je rédige pour les enfants, pour les rendre acteurs de leurs droits. Je contacte Alexandre le 16 septembre, il me répond le 21 septembre avec cet élan généreux et débridé qui le caractérise : nous sommes en 2016, mes rêves et la réalité fusionnent. Nous serons accueillis par le maire, un autre super Alexandre, M. Touzet dont la gentillesse et la courtoisie réconcilieraient n'importe quelle femme avec les hommes. Des dizaines d'élus, de sénateurs, de députés se joindront à cette soirée mémorable.

Le 7 novembre, j'accueille donc mon Zèbre dans la petite ville de Boissy-sous-Saint-Yon sous une pluie battante. Notre rencontre est une évidence, je retrouve un frère, un ami, un proche. Nous nous tombons dans les bras, j'expérimente le maquillage-panda quand le mascara charbon embrasse les gouttes de pluie qui inondent mes joues, masquant mon émotion incroyable.

5 ans plus tard, à la faveur de la nouvelle édition de "L'enfance en enfer", Alexandre Jardin s'engage encore plus fort, encore plus vrai, et accepte d'en rédiger la Préface. 

Peu d'hommes ont été fidèles et loyaux dans ma vie mais Alexandre Jardin, lui, a tenu toutes ses promesses. Et plus encore lorsque je lis cette sublime préface qu'il m'a fait l'honneur de m'offrir.

À moi et à tous les enfants qui hurlent leurs souffrances et leur solitude dans le silence de notre société.

MERCI ALEXANDRE JARDIN !

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