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Billet de blog 18 mai 2011

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Le populisme faux remède à la déchéance du capitalisme.

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Depuis quelques années on évoque la montée du populisme. Les ouvrages se succèdent. Phénomène social lié à la médiatisation, à rapprocher de ce que l’on appelle aussi déjà depuis un certain temps la « pipolisation » ? Montée inquiétante d’un mouvement politique d’extrême-droite ?

Le populisme, un terme à signification évolutive.

Le populisme se caractérise par une volonté de critique radicale de l’ «establishment » politique, voire des institutions, et la mise en avant d’un leader salvateur cristallisant les aspirations populaires. Au XIX siècle en France le général Boulanger est l’un de ces personnages

Sarkozy, le populiste manqué.

Le candidat de la droite française aux élections de 2007 fait figure de parvenu. Il n’a pas le faux prestige d’un homme d’affaire comme son alter ego italien, au pouvoir depuis les années 1990. Mais ce modèle serait –il vraiment gage de succès en France où quelques années plus tôt un Bernard Tapie s’est fait dégommer en beauté, où les signes ostentatoires de richesses sont plutôt mal perçus ? Certes Nicolas Sarkozy a compris l’intérêt de la pipolisation qui, en plus du décervelage et d’une image en silicone, peut permettre de retarder la mise à jour des véritables intentions politiques des forces capitalistes en ordre de marche qui le soutiennent. Elles sont cette fois bien servies par une droite contrôlant tous les leviers de commande, acquise à l’ultra libéralisme

Mais rapidement les déboires et revers s’accumulent. Pour se remettre en selle, pour tenter de grapiller quelques chances de garder le pouvoir, il ne reste bientôt plus en ligne de mire que les voix du rival populiste, à caractère bien fasciste lui, le Front National. Et sans trop d’efforts, comme sous la République de Weimar, la droite au pouvoir va reprendre les arguments racistes des Le Pen. Si l’on regarde bien en effet le programme du Front National d’avant 2007 et celui appliqué par Sarkozy par la suite, on constate qu’il s’en est largement inspiré, surtout pour ce qui est de l’immigration.

En 1998, seule l’extrême-droite s’inquiétait de la composition exogène de l’équipe de France de foot-ball. Aujourd’hui, en 2011, c’est à l’intérieur même de la Fédération Française Football que des propos à caractère discriminatoire sont tenus ! Telle est l’évolution de la société sous la gouvernance sarkozyste…

On ne peut s’empêcher de rappeler certains dits de la sagesse populaire, connus des peuples en Europe comme en Afrique : à force de faire l’âne, tu en deviens vraiment un !

La gauche peut tenter de lancer des cris d’orfraie en montrant le Front National, de plus en plus banalisé par les médias. Le gouvernement en place applique déjà et depuis assez longtemps une politique d’extrême-droite.

Nicolas Sarkozy aura tout essayé. D’abord le bling bling, la pipolisation de sa vie familiale, ses femmes, ses fils etc. dont la presse était priée d’en faire ses unes. Puis face aux grondements, le retour au sérieux-qui-sied-à-la-fonction-présidentielle. Insuffisant pour donner le change. Et l’image d’un « dur-mais-sympa » n’a jamais pu vraiment se défaire d’une persistante caricature à la De Funès. La guerre en Lybie ne lui profite en rien aux yeux de l’opinion, d’une population cruellement aux prises avec la récession économique et au démantèlement prémédité de tout système de protection sociale. L’image s’est retournée et Sarkozy est devenu le symbole de la parole non tenue, voire du mensonge. Il est vrai que face au nouveau pic de crise qui s’annonce que reste t-il d’autre à faire sinon mentir, c’est à dire « faire de la com » ? Pourquoi ne pas avancer en effet les pires bobards tel celui d’une fantasmatique reprise économique qui aurait ainsi lieu sans diminution réelle du chômage ? Voir un espoir dans la chute d’un rival dans une histoire de cul ?

Dans leur bunker, les capitalistes en sont aujourd’hui à rêver tout haut à on ne sait quelle miraculeuse armée de secours…

Par les grands médias qui « pipolisent » et favorisent le populisme, on fait ou l’on défait un homme politique jugé à présent inconvenant. A l’heure des bilans entre Etats-Unis et Europe qui se trouvait le plus gêné par l’action du président du FMI, Dominique Strauss-Khan ? Le système broie au passage au gré d’intérêts divergents et fluctuants ses plus fidèles serviteurs….

L’extrême-droite est donc boosté par lesdits médias qui auraient d’abord «voulu bien faire » en la montrant comme un épouvantail, une lourde et stupide alternative par rapport au système libéral, qui lui resterait « le chevalier blanc » la seule issue « réaliste », le « meilleur des mondes » car tellement plus humaniste ( !).. Comme jadis où l’on montrait « le communisme et l’Union soviétique » comme seule alternative et donc comme un repoussoir. Mais cette fois cela ne marche guère comme prévu et tout au contraire, la boite de Pandore ouverte, on voit que l’extrême-droite épouse bien en réalité les aspirations d’une grande partie de la droite ultra libérale. La crédibilité du Front National est donc renforcée. Marine Le Pen est plus que jamais invitée sur les plateaux. Mais on pouvait le prévoir dès le battage orchestré lors des élections régionales de 2008, où la presse criait au loup et annonçait une montée considérable du FN alors que celui-ci, en réalité, finissait par perdre 37 sièges de conseillers régionaux. L’organisation d’extrême-droite avait perdu nombre de voix par rapport aux précédentes élections régionales de 2004.

L’abstentionnisme arme des populistes ?

Le système capitaliste en crise voit se refléter celle-ci dans le fonctionnement des institutions étatiques elles-mêmes. Ainsi le vote est-il de plus en plus boudé par les populations. Non pas dans son principe mais simplement parce qu’il est clairement perçu comme partie d’un système dont la logique ne réside que dans sa reproduction et que l’on rejette donc de plus en plus. Le personnel politique a tout naturellement perdu la confiance des électeurs. Malgré tous les efforts des médias pour ramener le peuple vers le « droit chemin » des urnes, les résultats sont ici décevants. Pire encore : en 2005, les électeurs ont profité d’une de ces consultation électorales – qui était censé n’être qu’une simple consécration - pour voter à contrario de ce qui était attendu, c’est-à-dire en l’occurrence contre le projet de Constitution européenne. Le peuple ne joue plus le jeu qu’on attend de lui !

Et quand nous évoquons les institutions nous y incluons aussi bien évidemment la presse qui soulignons le, perd elle aussi de plus en plus de crédibilité. Concurrencé par internet et téléphones portables, la pipolisation, il est vrai, répandue dans certains sites (9) pait de moins en moins.

Ceux qui connaissent l’histoire sociale savent néanmoins que la classe ouvrière a été pendant très longtemps abstentionniste, et ce avec ou sans les anarchistes. Il faut ainsi attendre les années 1930 pour que le Parti Communiste Français participe réellement à toutes les élections. En Espagne, seule la promesse par les initiateurs du Frente Popular en 1936, d’une libération des milliers de militants ouvriers emprisonnés, permet un vote en faveur de ce dernier.

Historiquement l’abstentionnisme n’est pas l’arme de l’extrême-droite et des populistes. Tout au contraire, comme nous l’avons déjà évoqué c’est plutôt par les urnes et des alliances politiciennes que ces aventuriers de la politique parviennent au pouvoir. Les populistes tout au contraire présentent eux aussi, quand cela les arrange, le droit de vote comme « la plus noble conquête de la démocratie ». Comme les autres, ils oublient de dire que ce « droit » existe dans nombre de régimes très peu démocratiques, comme à Cuba ou en Syrie.

Aujourd’hui il existe un noyau récurrent d’abstentionnistes qui ne se reconnait ni dans les partis traditionnels ni dans les populistes de droite ou d’extrême-droite. On critique ainsi le système sans rallier pour autant l’extrême-droite et ce à contrario de ce que cherche à montrer les médias (10).

La gauche et l’extrême-gauche peu crédibles.

Certes tout est fait pour rendre inaudible et détourner l’attention quand on tente de parler sérieusement d’alternative au capitalisme. Mais quel est réellement l’alternative, le projet, ou simplement la perspective développé par la gauche européenne face à la crise du capitalisme ? Rien de sérieux sinon l’appel à un néo-keynésianisme et un discours sur une politique des revenus. On peut tout de suite douter de ce qui apparait plus comme des velleités, une démagogie, plutôt qu’une réelle volonté politique. On voit le degré de résistance de la gauche récemment au pouvoir en Grèce !

Depuis la fin du compromis fordiste (11) on sait que la social-démocratie est morte, ne représentant plus que la coquille vide d’aspirants au pouvoir dans une perspective de bipartisme à l’américaine.

Le Parti socialiste français s’il parvient au pouvoir, continuera donc à soutenir les banques qui ont investi notamment en Grèce, en Irlande ou au Portugal, et donc à creuser le déficit public en prenant en charge leur découvert voire la faillite qui leur est promise.

La seule boussole reste la lutte des classes. Et de par le monde, que cela plaise ou non, des révoltes éclatent.

Ce sont ces enjeux bien compris qui finalement ouvrent des perspectives.

L’extrême-gauche est dans la vérité quand elle met en évidence les signes d’injustice, la faillite du système capitaliste lui-même. Mais embarrassé par un lourd bagage idéologique elle est incapable d’analyser sérieusement l’évolution du système, et par conséquent l’évolution des structures qui l’accompagnent comme par exemple celles des syndicats, idéologiquement liés au compromis fordiste aujourd’hui obsolète. N’en reste t-on pas souvent à voir le monde avec les yeux de ses 20 ans, avec une grille vieille pour le moins de quelques décennies où la CGT française, par exemple, est toujours perçue comme la grande organisation de masse à ménager, « un syndicat-combattif-où-les-travailleurs-adhèrent-en-nombre » (12) ?

Regardons le niveau de vie et les acquis dans d’autres pays européens où il n’y a pas l’équivalent d’une bureaucratie syndicale post stalinienne comme la CGT. Combien gagne aujourd’hui un salarié allemand par rapport à un salarié français pour le même travail ?

Mais ce sont des considérations politiciennes, le triomphe de l’idéologie de sa chapelle qui animent souvent les militants d’extrême-gauche et non pas le seul bien être des travailleurs. Et c’est pourquoi on s’est ainsi lancée, depuis bien longtemps, dans la course à l’échalote, c’est-à dire dans le combat électoraliste. Et comme les populistes, on ne peut éviter ici la dérive démagogique. Une brave salariée pugnace au leitmotiv simpliste (« travailleurs, travailleuses… »), un jeune salarié sympa qui ressemble à Tintin (13), un remake de Georges Marchais etc.

Des analyses fortes et pertinentes critiquant le système existent. Paradoxalement elles ne sortent guère des chapelles évoquées mais plutôt des rangs de ceux qui, au départ étaient chargés de défendre ledit système capitaliste, de monter la roue de secours et de changer le carburateur quand c’était nécessaire. Ces spécialistes de l’économie, des rouages de la finance, étaient bien sûr les mieux placés pour se rendre compte de l’usure de la machine. Et certains commencèrent sinon à trahir du moins à avoir un œil de plus en plus critique. Paul Jorion est de ceux-là. Cet intellectuel, comme d’autres, comprend que le système arrive à une fin (14). Mais comme beaucoup, minimisant le rôle de la lutte des classes, il est incapable de proposer une alternative sociale et encore moins une stratégie. On nous rétorquera que ce n’est en rien dans les attributions de ces penseurs. Après tout quelque soit son génie n’est-il pas normal qu’il en soit ainsi ? On n’a guère reproché à Marx de n’être pas monté lui-même sur les barricades.

Par ailleurs un mécano est sans doute capable de faire des merveilles. Mais si vous lui demandez d’imaginer un nouveau modèle de véhicule écologique et performant etc., il regardera ailleurs, vers sa chère guimbarde qui le conduira peut-être lui et ses proches au tombeau mais qu’il n’abandonnera jamais.

Pour certains autres c’est donc le peuple qui n’y comprend rien, qui mérite d’être éduqué, pour « bien-voter-la-prochaine-fois ». Mais finalement on finit par se demander où sont les véritables imbéciles. Ne doit-on pas plutôt regarder, comme souvent, parmi ceux qui prennent les autres pour des idiots ?

La seule boussole est la lutte des classes. C’est elle qui en resurgissant nous montre le caractère obsolète de certaines conceptions. Ainsi l’organisation des révoltés n’est aujourd’hui plus la même qu’il y a 50 ans et on ne peut plus se contenter d’entretenir des mythes. Quand c’est sérieux on évoque des coordinations, des réseaux, des comités de luttes qui dépassent les vieilles organisations syndicales. A contrario on comprend tout de suite comment avec une lutte contrôlée de bout en bout par une Intersyndicale comprenant la CGT, la CFDT et les autres syndicats réformistes, on ne puisse aboutir qu’à la défaite. C’est bien ce qui s’est passé en France en octobre 2010 lors du mouvement social contre la réforme des retraites. Ce ne fut pas simplement une « trahison des bureaucraties syndicales » mais plutôt le niveau de combativité, dans cet exemple, qui n’a pas été à la hauteur de l’enjeu (15).

Développer l’idée d’un projet autogestionnaire démocratique et anticapitaliste.

La seule façon efficace de lutter contre les populistes et l’extrême-droite fasciste, est de faire comprendre qu’une autre société basée sur la fin de l’exploitation d’autrui, est possible, facile à construire compte tenu des forces productives déjà en place. Que l’on gère facilement une entreprise par la démocratie directe, par exemple. Il faut aussi faire comprendre qu’un tel projet de société permet de résoudre bien des difficultés paraissant aujourd’hui insurmontables dans le cadre politique et économique actuel comme par exemple la « crise énergétique et environnementale ».

Comment redonner confiance « aux masses », à chacun d’entre nous ? En n’hésitant pas à affronter l’adversaire, parfois physiquement si nécessaire quand ce sont des fascistes qui usent de violence et de terreur comme à Lyon, en France, en mai 2011. En proclamant la reprise de la production dans une entreprise en grève, en occupant des lieux stratégiques et ce même pour un court instant, en déployant une banderole à deux ou trois sur un marché, en résistant ainsi sans concession contre la passivité soigneusement distillée…Les alliances avec les « tièdes », qui, en réalité, ne veulent pas agir, représente souvent une perte de temps. Seul l’exemple peut permettre de convaincre et d’établir à terme, par de petites victoires concrètes, le rapport de force nécessaire.

Tout comme la révolution espagnole de 1936 où plus de neuf millions de personnes vécurent l’expérience autogestionnaire, le mouvement de l’argentinazo de 2001, ou la quête d’une véritable démocratie en Afrique du nord, ne sont pas des mythes, de simples utopies mais l’exemple d’aspirations et de réalisations concrètes souvent encore trop faibles pour résister aux attaques insidieuses des forces capitalistes. Celles-ci sont peut-être affaiblies mais restent d’autant plus agressives.

Le populisme est une arme ultime qui, à travers les nouveaux mouvements sociaux, apparait de plus en plus obsolète, une astuce éventée. De l’Europe de l’est ou de l’ouest, au Moyen-Orient, en passant par l’Afrique du nord, sous l’action des peuples en révolte, les sauveurs suprêmes aux mensonges déconcertants, semblent avoir un avenir compromis.

1. Par journalistes-médiateurs nous désignons ici, ceux qui ont « pignon sur rue », qui animent régulièrement les plateaux de télévision, signent des éditoriaux dans la presse papier. Le film sur Chomsky « Chomsky et Cie – La fabrique du consentement », en évoque un certain nombre et démonte les manipulations.

2. Le rappel au patriotisme, aux racines, à une prétendue culture du terroir, les brimades commises contre les individus d’origine étrangère sont les principaux signes et pratiques des populistes.

3. Du chancelier Dolfuss gouvernant l’Autriche avant l’anschluss de 1938 au gouvernement hongrois d’aujourd’hui, les populistes montrent leur toujours leur volonté de s’attaquer à toute démocratie et aux libertés élémentaires. La présidence de l’Union Européenne qui a échu récemment à la Hongrie, n’a pas été sans soulever quelques remous.

4. La critique vint ainsi des acteurs eux-mêmes. « Si la crise n'avait pas été déclenchée par une mauvaise évaluation des prêts subprime US titrisés, elle aurait fini par se déclarer dans d'autres secteurs ou marchés. Quelque chose devait céder. » Alan Greenspan, octobre 2008, cité par AgoraVox.

5. Le KPD, avec son leader Ernst Thalmann, occupe la troisième place aux élections présidentielles de 1932. Il parvient à dépasser les d 13% des voix aux élections législatives après 1928.

6. « Les Derniers jours d’Aldo Moro » documentaire réalisé par Emmanuel Amara

L’arrestation du chef du SIOS (Servizio Informazioni),Vito Miceli en 1974, révèle l’existence d’un réseau proche de l’Otan conspirant contre l’état italien.

« Les armées secrètes de l'OTAN, Gladio et Terrorisme en Europe de l’Ouest », Daniel Ganser, éditions Demi-Lune, 2007

7. « Le dossier Berlusconi », diffusé sur Arte le 1er février 2011. Noter le discours et l’influence du fasciste Licio Gelli dans la loge P2 et l’affiliation de Silvio Berlusconi en 1980.

8. Ce sont les termes utilisé par Silvio Berlusconi lors de la dernière campagne électorale de mai 2011 pour qualifier ses adversaires politiques !

9. Les sites et portails de discussion lancés à grand frais voici quelques années, sont aujourd’hui concurrencés par de simples blogs, et surtout par Facebook.

10. Les médias cherchent à montrer les abstentionnistes comme des inconscients et des irresponsables.

11. Voir à titre d’illustration, l’intéressant article de Sébastien Fontenelle sur son blog « Vive le feu » (http://www.politis.fr/Les-Proletaires-N-Ont-Decidement,13913.html)

12. Le compromis fordiste consacre dès les années 1930, l’accord de fait entre les organisations syndicales et la sociale-démocratie d’une part et le capitalisme keynésien d’autre part basé sur la « société de consommation ». Mais ce modèle a été remis en cause à la fin des années 1970. Voir à ce sujet l’ouvrage d’Alain Bihr « Du Grand Soir à l’Alternative »

13. Alors que le NPA, organisation interclassiste sans autre perspective que les échéances électorales, s’amenuise, Besancenot qui refuse justement cette « pipolisation », se retrouve dans le dilemme que provoque sa « personnalisation ». Il a choisi dernièrement de se mettre en retrait.

14. « Le capitalisme à l’agonie » Paul Jorion. Fayard.

On a en effet reproché à l’auteur de ne pas aller plus loin, de ne pas faire de vrais propositions. Le commentaire de l’ouvrage d’Alain Faujas dans le journal Le Monde du 08.04.2011est plaisant :

« Le capitalisme n’est pas vraiment à l’agonie, mais il a une fièvre de cheval et Paul Jorion fait partie des médecins qui se pressent à son chevet. »

15. Les grévistes des raffineries pétrolières, pour ne citer qu’eux, ont repris le travail après seulement huit à douze jours de grève. A titre de comparaison la grève et le mouvement social dans les Antilles en février-mars 2009 a duré près de 40 jours…mais s’est terminé, lui, par des acquis.

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