Trois petits livres

Trois petits livres « fabriqués » en auto-édition ce qui permet d’éviter la désinvolture éditorialistique quand ce n’est, parfois, son sectarisme et son dogmatisme aussi bien littéraires que politiques. Trois petits livres donc, bricolés et confidentiellement distribués...

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« Notre guerre »,(The BookEdition). « Nuestra guerra », comme disaient les miliciens de la Guerre d’Espagne, raconte l’histoire de María et Manuel qui s’engagèrent dans la guerre au sein de la fameuse colonne Durruti où ils rencontrèrent Simone (Weil). Mais peut-être faudrait-il dire : qui furent happés par cette guerre. Quoi qu’il en soit leurs rêves en furent brisés. Ils savaient comme bien d’autres, dès l’automne 1936, dès la signature par Blum du honteux « Pacte de non-intervention » que la guerre était perdue et la Révolution aussi, cette révolution libertaire à laquelle ils avaient cru un instant. Ils savaient sans oser se l’avouer que tout était perdu, pourtant ils ne désertèrent pas. Pourquoi ? Courage ou lâcheté ? Qu’en est-il alors de la liberté tant brandie, tant chantée ?

 

Fouzia (Lulu.com) , réminiscences de mes années d’enseignement dans les collèges de quartiers dits défavorisés : qu’en est-il du libre arbitre ? Ça commence comme un match de foot. Sami est gardien de but, pas pour longtemps. Fouzia fait des ménages. Sur le bureau de Mathieu, un intellectuel, un savant qui s’occupe de La Justice, elle saisit un feuillet qui traîne et lit ceci : « L’irruption du pour-soi dans l’Être comme néantisation de l’en-soi se caractérise comme un moment existentiel irréductible à l’en-soi. Le pour-soi est l’être qui, dans son être, n’est pas ce qu’il est et est ce qu’il n’est pas » (on aura reconnu l’inextricable charabia sartrien dans l’Être et le néant). Elle interroge Mathieu : le pour-soi, l’en-soi, l’être, c’est une plaisanterie non ? La rencontre improbable de ces trois « êtres » tissera leur destin…

                                                                                                                                                                                                                        

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Et puis mon préféré, les « Contes pour Pablito » (The BookEdition, bilingue français, castillan) écrits peu après la naissance de mon petit-fils : un petit chat tigré très aventureux, un crapaud dans un sabot, une pie qui jacasse, un gros escargot qui gronde, deux dragonnes sur le causse, Cucaracha, le bandolero des monts d’Aragon…

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Le prochain récit s’intitulera sans doute : « Les hommes ne sont pas des militants »...

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