Du Tolerme à la Samaritaine

Une plage à peine aménagée, accueillante, quelques pédalos et canoës, un petit restaurant sur chaque rive et des barbecues à disposition sous les frondaisons épaisses pour casser la croûte à moindre coût dans la fraîcheur bienfaisante. Et c'est tout. Et c'est bien suffisant. Mais, bien sûr, les margoulins...

Lac du Taulerme Lac du Taulerme

Une plage à peine aménagée, accueillante, quelques pédalos et canoës, un petit restaurant sur chaque rive et des barbecues à disposition sous les frondaisons épaisses pour casser la croûte à moindre coût dans la fraîcheur bienfaisante. Et c'est tout. Et c'est bien suffisant.


Mais, bien sûr, les margoulins qui n'ont que faire de ce calme bucolique sont à l'affût depuis longtemps déjà d'où le dit « projet Sandaya ». Qu'es aquo Sandaya ? Juste un confectionneur « d'hôtellerie de plein air » c'est-à-dire de « campings » de luxe, c'est-à-dire, n'ayons pas peur des mots, un massacreur professionnel du calme bucolique et des casse-croûtes sous la fraîche ramée, qui a déjà 34 massacres à son actifs répartis dans toute l'Europe.

Et tout cela se cogite dans l'ombre caverneuse de tractations clandestines de manière que les populations concernées soient tenues à l'écart de si faramineux projet. Néanmoins des bruits, des bribes, des hypothèses, vibrionnent dans l'air encore respirable du côté de Latronquière et du « Grand Figeac » : des bungalows, des emplacements, des restaurants, tout cela de luxe évidemment et un parc aquatique sur le domaine public privatisé avec animations de toutes sortes mais de luxe évidemment, etc.

Et peu importe l'effacement du bucolique, peu importent les arbres abattus, la violation de la biodiversité, l'artificialisation des sols, le bétonnage pourvu que les margoulins fassent du fric de la plus vile des manières, celle qui porte atteinte à la vie.

                                                                                                                                                             

Sandaya Sandaya

Bien heureusement des femmes et des hommes réagissent associés au sein de TOLERME NATURE , un collectif pour la préservation du lac du Tolerme (voir l'appel ici) ce qui n'est pas sans rappeler la lutte menée à Souillac, à quelques dizaines de kilomètres, contre le projet aberrant de la « Cité de la mode et luxe » qui s'est conclue par l'abandon du néfaste projet. Le projet Sandaya, à n'en pas douter subira le même sort, il est lui aussi trop absurde, trop criminel au moment où la terre brûle de toutes parts.

Le luxe est ainsi en question, du Tolerme à la Samaritaine où l'on vend paraît-il des montres à 150 000 euros, où le tandem Arnault/Macron s'en donnent à cœur joie de ruissellements indignes approuvés par tout ce que le pays compte de cyniques « libéraux » de droite et de gauche (Qué te pasa Alcaldesa Hidalgo?) qui invoquent inlassablement et depuis des décennies l'ineffable argument des créations d'emplois comme s'il ne pouvait leur venir à l'esprit qu'il est d'autres manières de créer des emplois que l'industrie du luxe c'est-à-dire de l'inutile, du superflu alors que tant d'êtres humains de par le monde manquent du nécessaire.

De sorte que je ne peux qu'applaudir à l'action non-violente menée par mes petit(e)s camarades d'ATTAC sur la façade de ce magasin qui fut populaire, action dénoncée par les mêmes cyniques libéraux soutenant l'indigne ruissellement du luxe qui n'a d'autre objet que d'enrichir les déjà très riches (Qué te pasa Alcaldesa Hidalgo?) et leur manifester ici ma totale solidarité.

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