Souillac (Lot) : libertaire à 20, réactionnaire à 70 !

Cette évolution en marche arrière (fréquente au demeurant) m'a toujours intrigué. A Souillac comme partout la « bataille » des départementales et régionales bat son plein et voici qu'un vieux monsieur (comme moi) qui fut libertaire à vingt ans (comme moi) prend la plume...

Cette évolution en marche arrière (fréquente au demeurant) m'a toujours intrigué. A Souillac comme partout la « bataille » des départementales et régionales bat son plein et voici qu'un vieux monsieur (comme moi) qui fut libertaire à vingt ans (comme moi) prend la plume, j'allais dire la cuillère au long manche de bois avec laquelle on goûtait naguère le bon vieux tourain quercynois, pour touiller allègrement la tambouille électorale lotoise et occitane.

On peut lire (ici) cet embrouillamini et je mets au défi tout électeur moyennement doué d'y comprendre quelque chose. Je saute donc ces hors d'œuvres passablement éventés pour en venir au plat de résistance : Souillac.

Là, Éric Campo n'y va pas de main morte en termes de rétroaction. Il soutien l'ancien président de CAUVALDOR (communauté de communes) Gilles Lièbus qui a tellement fait pour la région qu'il s'est fait virer de sa présidence par 75% des conseillers, sans compter qu'il s'est aussi fait virer de l'Assemblée départementale avant de se faire élire maire de Souillac sans coup férir puisqu'il n'avait personne en face.

Bien sûr notre ancien libertaire regrette amèrement l'abandon du projet totalement farfelu porté par Liébus en invoquant comme il se doit l'argument éculé des emplois, ne reculant ainsi devant aucune petitesse.

A propos de petitesse, il est vrai que Campo est passé maître dans cet art. Jeune libertaire à 20 ans donc, il adhère au PS à son arrivée à Souillac et devient maire-adjoint quand la gauche parvient au pouvoir en 2008. Le moins que l'on puisse dire de son activité à la municipalité est qu'elle ne fut pas débordante ce qui ne l'empêcha pas de trahir honteusement un peu tout le monde pour constituer une liste aux élections suivantes qui se ramassa une somptueuse gamelle.

Qu'à cela ne tienne, voici que Liébus, lui aussi du PS (ou proche de, je ne sais) sentant souffler le vent jupitérien manœuvre jusqu'à se faire nommer référent de LREM dans le Lot, et , bien sûr, Campo sur ses talons. Les voici donc tous les deux ressassant leurs regrets d'une indécente Cité de la mode et du luxe contre laquelle nous sommes tout de même quelques un(e)s à avoir bataillé ferme, et avec succès.

Décidément, comment peut-on faire confiance à de telles girouettes ? Le mystère demeure : Libertaire à 20 ans et...

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