Souillac : les mensonges volent bas (suite)

Gravement diffamée dans un tract mensonger lors de la campagne des départementales par G. Liébus et Chantal Lacassagne(battus) , Elodie Rouziès (élue), cheville ouvrière de l'opposition à l'absurde projet de "Cité de la mode et du luxe" s'insurge contre de telles pratiques et rétablit les faits.

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Candidate remplaçante pour les élections départementales sur la liste « Le Lot en commun » pour le canton de Souillac. Il me parait utile d’apporter les précisions suivantes : J’ai trouvé dans ma boîte aux lettres un tract diffamatoire m’attaquant « personnellement » (mon nom et prénom étaient clairement notés), le jeudi 24 juin 2021. Ce document a été distribué par la liste « 46 notre territoire » conduite par Chantal LACASSAGNE et Gilles LIEBUS.

Je tiens à m’élever fermement contre l’accusation qui est portée à mon égard selon laquelle je n’aurais d’autres soucis que de défendre mes intérêts personnels au détriment de la ville de Souillac où je réside. Il s’agit là d’une basse vengeance par rapport à mon activité de défense des habitants, de leur cadre de vie ainsi que de la protection de la faune et la flore du quartier Timbergues/Aubugues dans le cadre du projet de la cité de la mode et des arts créatifs. Projet obsessionnel de Gilles LIEBUS qui a été désavoué à plusieurs reprises par la majorité des élus de la région.

Comme chacun sait maintenant, ce projet était dès le début dépassé, sans aucun fondement sinon celui de la promesse mensongère réitéré dans ce tract, de la création de centaines d’emplois au nom d’une modernité qui n’est purement et simplement que la régression vers un monde révolu.

Dois-je encore rappeler qu’aucun porteur de projet ou investisseur ne s’est engagé officiellement sur ce projet ? Comment ces personnes candidates aux élections départementales peuvent-elles affirmer qu’il y a eu des centaines d’emplois perdus (emplois hypothétiques évidement) alors qu’aucune garantie financière n’a été prise pour sa mise en place ? Quelle preuve avons-nous de cette création d’emploi ? Ils osent parler de modernité pour le pôle shopping du projet dont le principe était de bétonner des hectares de terrain pour installer une centaine de magasins. Curieuse conception de la modernité concernant un projet commercial qui date des années 80 et qui ne correspond plus aux impératifs écologiques présents.

Ce projet qui est en réalité resté à l’état de brouillon, a engagé Cauvaldor sur une dette d’environ 3 millions d’euros (source : Procès-verbal du conseil communautaire du 08/02/2021 - DEL N°08-02-2021-020). La communauté de communes va donc devoir éponger cette dette tout en essayant de ne pas trop la faire supporter aux 47 000 administrés de la communauté de communes. Ce qui n’a évidemment pas été précisé dans le tract…

En l’occurrence Gilles LIEBUS a fait semblant de confondre une élection départementale pour le canton (un regroupement de 18 communes) avec une élection municipale pour Souillac. D’où l’absurdité de cette fixation obsessive sur une ville dont il est le maire en rappelant sans cesse ce projet funeste. Était-ce le seul argument de leur campagne électorale ?

En outre, cette basse manœuvre était en parfaite contradiction avec le discours du premier élu de la ville de Souillac lors du conseil communautaire du 08 février 2021 à Saint-Céré. Effectivement, sur la délibération de principe actant le retrait du porteur de projet, le candidat titulaire Gilles LIEBUS a lui-même affirmé, je cite : « Désormais, il faut arrêter et passer à autre chose », « il faut arrêter la guéguerre des territoires, il faut arrêter la guéguerre des gens ». Il a également ajouté « Maintenant, il faut se mettre au travail pour un véritable projet de territoire pour Cauvaldor ». Il a conclu en disant que pour lui « c’était la fin de la récréation ». Par ces mots, nous constatons que M. LIEBUS ne considérait pas en fait, le projet de la cité de la mode comme un véritable projet !

Lors de la campagne pour les élections départementales, il a totalement occulté le discours qu’il avait tenu 4 mois auparavant et a reparlé de son projet avec les mêmes incohérences.

Comment peut-on prendre au sérieux un homme politique tenant des propos contradictoires ? Comment peut-on considérer un homme politique qui signe et distribue la veille du second tour un tract diffamatoire et vulgaire contre une candidate remplaçante ?

Au-delà de cette apparente confusion entre élections départementales et municipales, il est fort regrettable que Gilles LIEBUS ne s’en soit pas tenu à son discours d’apaisement devant les élus de Cauvaldor réunis à Saint-Céré. Un conseiller départemental se doit de travailler pour l’ensemble des communes qui composent son canton et non se concentrer sur une seule ville…

Je profite de cette opportunité pour remercier toutes les personnes qui m’ont adressé un message de soutien lors de la découverte de ce tract.

Élodie ROUZIÈS

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