Nestor Romero
Enseignant... encore un peu
Abonné·e de Mediapart

258 Billets

0 Édition

Billet de blog 24 juin 2021

Souillac : les mensonges volent bas

Le maire de Souillac, Gilles Liébus, candidat aux départementales, arrivé de peu en tête au premier tour, n'est absolument pas assuré d'être élu dimanche, alors il entre en transes et il ment sans vergogne rabaissant le débat démocratique à des querelles de caniveau.

Nestor Romero
Enseignant... encore un peu
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le maire de Souillac, Gilles Liébus, candidat aux départementales, arrivé de peu en tête au premier tour, n'est absolument pas assuré d'être élu dimanche, alors il entre en transes et il ment sans vergogne rabaissant le débat démocratique à des querelles de caniveau. Il n'est pas le seul en France, loin de là, mais ce n'est pas une excuse.

Il ment quand il accuse son principal concurrent, le maire de Pinsac, d'avoir enterré la Cité de la mode, vous savez ce fameux et fumeux projet destiné à vendre du luxe. Il ment car il a été désapprouvé par la grande majorité des élus locaux et régionaux ce qui lui a coûté son poste de président de CAUVALDOR (communauté de communes) entre autres.

Il ment car il sait bien que nombre de citoyens et citoyennes se sont mobilisés des années durant contre ce projet absurde et que son abandon n'est pas le fait d'un seul homme mais le résultat de cette mobilisation.

Pour autant il poursuit dans un tract abject son chantage à la création d'emplois sachant bien, ou pour le moins il devrait le savoir, qu'il est d'autres moyens de créer des emplois que ce projet aberrant qui n'a rien à voir avec on ne sait quelle « modernité » mais tout à voir avec un passé productiviste révolu.

Il ment quand il accuse la remplaçante de son concurrent, cheville ouvrière de la lutte contre « sa Cité », d'avoir agi pour défendre « ses intérêts personnels au détriment de la ville ». Ce n'est plus là simplement du mensonge de « campagne ». C'est, plus gravement, de l'absolue bassesse.

Enfin, comment ne pas sourire, d'un sourire navré, lisant en conclusion de la diatribe : « Ne laissez pas le Maire de Pinsac décider pour Souillac ! ». Il ne voit tout simplement pas que l'on peut lui retourner l'apostrophe : « Ne laissez pas le Maire de Souillac décider pour Pinsac et toutes les bourgades alentour !» Non, il ne voit pas.

Comment alors les électeurs pourraient-ils faire confiance à quelqu'un dont le mensonge est un mode d'action et dont l'ego surdimentionné interdit toute lucidité ?

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Corruption
Le fils du président du Congo est soupçonné d’avoir blanchi 19 millions d’euros en France
La justice anticorruption a saisi au début de l’été, à Neuilly-sur-Seine, un hôtel particulier suspecté d’appartenir à Denis Christel Sassou Nguesso, ministre et fils du président autocrate du Congo-Brazzaville. Pour justifier cet acte, les juges ont rédigé une ordonnance pénale, dont Mediapart a pris connaissance, qui détaille des années d’enquête sur un vertigineux train de vie.
par Fabrice Arfi
Journal
L’affaire des « biens mal acquis »
Les Bongo au Gabon, les Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, les Obiang en Guinée équatoriale... Depuis 2007, la police et la justice enquêtent sur le patrimoine faramineux en France des familles de trois clans présidentiels africains qui règnent sans partage sur leur pays.
par La rédaction de Mediapart
Journal — Écologie
« L’urbanisation est un facteur aggravant des mégafeux en Gironde »
Si les dérèglements climatiques ont attisé les grands incendies qui ravagent les forêts des Landes cet été, l’urbanisation croissante de cette région de plus en plus attractive contribue aussi à l’intensification des mégafeux, alerte Christine Bouisset, géographe au CNRS.
par Mickaël Correia
Journal
En Inde, après l’attaque contre Rushdie, le silence éloquent des politiques
« Les Versets sataniques » ont été interdits en Inde, son pays natal, en 1988. Un an avant la fatwa prononcé par l’Iran contre Salman Rushdie, qui allait faire de sa vie un enfer. Son agression aux États-Unis en fin de semaine dernière n’a suscité aucune réaction officielle, dans un pays où les condamnations au nom du respect des croyants hindous se multiplient.
par Côme Bastin

La sélection du Club

Billet d’édition
Besoins, désirs, domination
[Rediffusion] Qu'arrive-t-il aux besoins des êtres humains sous le capitalisme ? Alors que la doxa libérale naturalise les besoins existants en en faisant des propriétés de la «nature humaine», nous sommes aujourd'hui forcé·es, à l'heure des urgences écologique, sociale et démocratique, à chercher à dévoiler et donc politiser leur construction sociale.
par Dimitris Fasfalis
Billet de blog
Leur sobriété et la nôtre
[Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnel·les et ingénieur·es travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais « difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »
par Les invités de Mediapart
Billet de blog
Réflexions sur le manque (1) : De la rareté sur mesure
Pour que l’exigence de qualité et de singularité de l’individu contemporain puisse être conciliée avec ses appropriations massives, il faut que soit introduit un niveau de difficulté supplémentaire. La résistance nourrit et relance l’intérêt porté au processus global. Pour tirer le meilleur parti de ces mécanismes psycho-comportementaux, nos sociétés "gamifiées" créent de la rareté sur mesure.
par clemence.kerdaffrec@gmail.com
Billet de blog
La sobriété, c'est maintenant ou jamais
Le bras de fer en cours avec la Russie autour des énergies fossiles est l’occasion d’entrer de plain-pied dans l’ère de la sobriété énergétique. Pourtant, nos gouvernants semblent lorgner vers une autre voie : celle qui consiste simplement à changer de fournisseur, au risque de perdre toute crédibilité morale et de manquer une occasion historique en faveur du climat.
par Sylvain BERMOND