Souillac-feuilleton : « Cité de la mode et du luxe »

Le feuilleton continue avec l'intervention dans « actuLot » du président de CAUVALDOR EXPANSION. Au fait, combien coûte au contribuable cette « agence économique et touristique » créée par la Communauté des communes sous « l'ancien régime » ?

 

 

eglantine-rouge
                                                                                          

Le président donc, Christian Deleuze, est animé par un souci de vérité et de transparence, ce dont nous ne doutons pas mais nous constatons simplement qu'il vient bien tard.

A propos de vérité, justement, précisons ceci pour commencer : la dénomination initiale du projet était « cité de la mode et du luxe » puis, sans doute sensibles aux protestations de quelques opposants, on ne sait quels technocrates décidèrent de remplacer le mot luxe par « arts créatifs ». Mais voici que C. D. confirme bien dans son interview qu'il s'agit de commerce du luxe ce qui tendrait à montrer qu'il n'a décidément pas compris ce qu'il y a de honte à parler de commerce du luxe par les temps que nous vivons (et même avant d'ailleurs).

Puis il applaudit à la création des « Bachelors » par Thierry Marx, nous aussi, ajoutant que cela génère déjà de nouvelles intentions en s'élargissant aux productions agricoles locales. Ce que nous sommes bien heureux d'apprendre, nous les opposants, d'autant plus que nous préconisons depuis longtemps, et entre autres propositions, de dédier les terres disponibles plutôt à l'agriculture et au maraîchage respectueux de la nature qu'au luxe dévastateur (voir ici dans notre nouveau blog "Collectif citoyen de Souillac").

Pour le reste, C.D. n'hésite pas à dénoncer vigoureusement le management initial en ces termes : absence de business plan (sic) (Ah ces managers férus d'anglais, miladiou!), pas de projet architectural précis, pas de retour sur une analyse commerciale […], à ce jour notre partenaire investisseur n'a toujours pas fourni la preuve de ses intentions... Bref un démolissage en règle de la gestion de l'ancien président de CAUVALDOR, Gilles Liébus, qui se conclut ainsi : les seuls éléments disponibles et concrets de ce dossier sont pour l'instant ceux établis par CAUVALDOR EXPANSION et l'implication de CAUVADOR (à quel prix s'il vous plaît?) dans les achats de la zone des Aubugues.

Seulement C.D. oublie ou, pire encore, mésestime un élément primordial : les habitants de cette « zone » qui ne souhaitent pas être expropriés et qui refusent, avec nombre de souillagais(es) de voir la bonne terre des rives de la Borrèze sacrifiée aux rêves luxueux et immoraux de quelques « managers ». Nous aurions apprécié que ces propos, dans un souci de vérité et de transparence fussent tenus et publiés depuis longtemps, depuis que nous dénonçons ce projet inepte.

Enfin C.D. affirme qu'une volonté commune est partagée (ce qui est faux car nous sommes nombreux à ne pas la partager) et que ce ne sont pas les tribunes partisanes qui la feront progresser.

C'est trop d'honneur pour ces tribunes partisanes, mais monsieur le président, ne voyez-vous pas que vous venez de tenir, vous-même, ici, une tribune partisane? A moins que vous ne considériez que sont partisans seulement celles et ceux qui ne partagent pas vos rêves éthérés.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.