Le SOROS "philanthrope"?

Voici quelques informations pour celles et ceux qui ne lisent pas les petites lignes des articles de Wikipedia. Pas de théorie du complot. Non. Un Soros droit dans ses bottes. Et un billet à compléter parce que trouver des informations sur le personnage n'est pas chose facile !

Voici quelques informations pour celles et ceux qui ne lisent pas les petites lignes des articles de Wikipedia. Pas de théorie du complot. Non. Un Soros droit dans ses bottes. Et un billet à compléter parce que trouver des informations sur le personnage n'est pas chose facile !

Condamnation pour délit d'initié


Condamné pour délit d'initié dans l'affaire de la Société générale qui avait vu le gouvernement socialiste de la fin des années 1980 fermer les yeux sur la tentative d'OPA menée par Georges Pébereau et Robert Lyon, président de la Caisse des dépôts, sur une banque privée, Soros se pourvoit en cassation. Le jugement est toutefois confirmé. Ayant fait un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme en 2011, il en est debouté.

 

Critiques

 

George Soros a été critiqué pour avoir spéculé contre les bandes de fluctuation du SME (Système monétaire européen), qu'il critiquait comme enrichissant mécaniquement la spéculation et l'encourageant. Les bandes de fluctuations ont été élargies en juillet 1993, à 15 % contre 2,25 %, après ces spéculations, qui ont valu à Georges Soros un ressentiment important de la part de tous les partisans français du "franc fort", ainsi qu'en Grande-Bretagne, où il avait auparavant spéculé contre la livre. Ses détracteurs critiquent le rôle joué par Soros à travers son fonds d'investissement Quantum Fund, domicilié à Curaçao (Antilles néerlandaises) — un paradis fiscal régulièrement dénoncé par le Groupe d'action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI), qui regroupe plusieurs gouvernements, comme étant l'un des plus importants centres de blanchiment d'argent issu du narcotrafic. En opérant à partir de Curaçao, Soros n'a pas uniquement évité de payer des impôts, mais il a aussi caché la nature de ses investisseurs et l'utilisation de leur argent. Pour autant, aucune accusation de blanchiment n'a jamais été formulée contre lui.

En janvier 2008, The Times révèle que George Soros a financé une étude de la prestigieuse revue scientifique The Lancet sur le nombre de victimes durant la guerre d'Irak. Cette étude, réalisée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et dirigée par Les Roberts, professeur d'épidémiologie à l'université Columbia, indique que la guerre d'Irak a causé 650 000 morts. The Times cite une autre étude du The New England Journal of Medicine, basée sur des hypothèses plus prudentes, qui évoque le chiffre d'au moins 151 000 victimes.

Ses détracteurs l'accusent de spéculer sur l'Euro comme il l'avait fait avec la Livre Sterling. Ils le soupçonnent donc d'être en partie à l'origine des crises financières Européennes actuelles, ceci afin de prêter par la suite de l'argent à l'Europe à des taux d’intérêt très élevés.

Il aurait financé Avaaz.org, auquel il est reproché un manque de neutralité de ses pétitions (voir la section Critiques de l'article).

Il cofinance, avec la National Endowment for Democracy, l'Open Society Foundations et Freedom House, le groupement politique serbe Otpor, entraînant des activistes du monde entier à renverser des gouvernements opposés aux intérêts des États-Unis. Certains l'accusent, sous couvert de philanthropie, d'établir des positions dominantes à travers le monde à des fins de profit personnel.

 

Philanthropie

 

Soros utilise une partie de sa fortune pour des activités philanthropiques. Il aurait consacré, selon les calculs de la revue américaine Worth, 2 milliards de dollars à ses fondations présentes dans plus de 30 pays13. En 1979, Soros aida financièrement les étudiants noirs de l'université du Cap en Afrique du Sud à l'époque de l'apartheid.

Lors de l'éclatement de l'Union Soviétique, George Soros est connu pour avoir proposé à chaque scientifique la somme de 500 dollars pour ne pas partir vendre leur savoir au plus offrant, notamment à cause des risques de diffusion de technologies nucléaires.

Il fonde en 1993 l'Open Society Institute, devenu Open Society Foundations en 2010, dont l'objectif affiché est de promouvoir le développement des sociétés démocratiques et ouvertes.

Ces investissements sont principalement destinés aux pays en voie de développement ou en cours de reconstruction sociale : pays de l'ancienne Union soviétique, Afrique, Amérique du Sud, Asie. Il s'est aussi engagé à donner 250 millions de dollars à l'université d'Europe centrale.

En 2009, la fondation de Soros a financé une étude sur le contrôle au faciès en France. Cette étude a été menée par des chercheurs du CNRS.

 En 2011, il a financé sans motivation déclarée, une étude controversée sur des discriminations dont seraient victimes les musulmans de Marseille. Toutefois, faute d'une méthodologie sérieuse, les résultats n'ont pas de portée scientifique.

En 2012, sa fondation fait un don de 35 000 euros au Collectif contre l'islamophobie en France George Soros a donné un million de dollars pour une proposition qui vise à légaliser la marijuana en Californie, état américain où le cannabis à usage médical est autorisé depuis 1996. Quatorze autres États ont adopté des mesures en faveur d'un certain degré de décriminalisation du cannabis.

George Soros finance également à hauteur de 100 millions de dollars Human Rights Watch, sur 10 ans, à partir de septembre 2010. L'ONG s'est quant à elle engagée à trouver un dollar de don pour chaque dollar prêté par l'Open Society Foundations.

Il déclare à la chaîne de télévision CNN en mai 2014, que sa fondation a pris une part importante dans les événements d'Euromaïdan en Ukraine entre l'automne 2013 et le printemps 2014. Il s'agit de l'International Renaissance Foundation créée en Ukraine en 1990.

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