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Billet de blog 6 juil. 2015

2016 "Une année décisive pour l'Afrique entre espoir et crainte ?

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Hamid CHRIET

En effet, un dictateur est comme un terroriste, avec lequel les négociations sont du temps perdu. C’est pourquoi les dictateurs sont le plus souvent chassés du pouvoir par la violence, puisque toute proposition d’alternance politique ou de démocratie est réfutée. Il est intéressant de noter que certains membres de l’opposition faisant notamment partie du Frocad ont fait le choix de participer à titre individuel de ces consultations, et ont été sanctionné et suspendu pour leurs partis respectifs. à quoi bon parler de démocratie et d’alternance s’il y a refus de participer lorsque le dialogue est ouvert? Participer ne serait-ce que pour dire non… Depuis le 20 mai 2015, le Président Denis Sassou Nguesso a entamé une série de consultations sur « la vie de la nation et de l’Etat ». Problème, une grande partie de la classe politique n’accorde aucun crédit à ce  dialogue.

Il est clair que cette opération n’est que de la poudre aux yeux, une stratégie de gagne temps. Ainsi dans la théorie le Président Denis Sassou Nguesso ne peut se représenter à la présidentielle de 2016, car il a atteint la limite d’âge et de mandats. Âgé de 72 ans, le chef de l’Etat congolais tient son pays d’une main de fer depuis 1997, après l’avoir dirigé de 1979 à 1992.  En effet durant de nombreuses années il était intouchable, le grand ami de la chiraquie, de la Sarkozie et des pétroliers français n’est désormais plus utile pour les diplomaties occidentales. Son mandat présidentiel va expirer en 2016 et la constitution lui interdit de se représenter.

Le président Sassou adopte, la même stratégie que le président sanguinaire Debby du Tchad, ils s’impliquent dans l’épineux dossier centrafricain pour se donner une bonne image aux yeux de la communauté internationale, il s’agite pour tenter de se rendre indispensable aux yeux de la France. En Libye voisine, le chaos et l’incertitude mobilisent la communauté internationale qui a peur du vide. Au Soudan, la dictature a pris la place du vide, à Djibouti l’USN est bloqué par le non-respect de l’accord -cadre du Président Ismael Omar Guelleh, au Congo voisin avec le Président Kabila, ce dernier est décidé à renouveler un autre mandat, au Cameroun de Paul Biya l’opposition est quasi inexistante, au Gabon le Président Ali Bongo semble faire la sourd d’oreille et ne pas vouloir quitter le pouvoir , en Angola le Président De Santos règne sans partage depuis plus de 30 ans, au Burundi l’opposition a du mal à se faire entendre malgré la pression internationale, en Algérie l’après Bouteflika réserve bien des surprises, au Burkina Faso la transition se fait toujours attendre, en Guinée l’opposition réclame le report des élections, en Côte d’Ivoire la tension entre les pros Gbagbo et le Président Ouattara frôle le soulèvement, en Tunisie les actes terroristes sont de plus en plus nombreux, principalement à cause de l’intervention française en Libye, certains y voit déjà une critique, en Centrafique la situation est catastrophique , le FMI n’accordera plus son aide, au Mali le Nord n’est plus sous contrôle de l’Etat Malien , enfin la situation est préoccupante en Afrique car  même le Maroc , jusqu’a là stable semble aussi subir cette vague terroriste avec le démantèlement de plusieurs cellules, la liste est longue . En d’autres termes au moment des élections présidentielles, tous les ingrédients seront là pour que la communauté internationale s’en mêle : presse bâillonnée, opposants sous pression, corruption et zones de conflits ouverts. Pourtant, dans la réalité … Rien n’est fait !

Hamid CHRIET

éditorialiste- Géopolitologue

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