Dans celui de ces derniers jours, j'ai relevé sept fois le terme glapir, ou l'un de ses substantifs, pour définir le babil inconséquent de l'électorat (plus ou moins stable) de Jean-Luc Mélenchon.
Il n'y a pas de fumet sans gibier, me direz-vous, mais j'avoue en être quelque peu déconcerté. A cela deux raisons.
Loin de moi l'idée de prétendre à la tessiture parfaite, mais en l'espace de trois élections présidentielles, nul ne m'avait encore reproché d'émettre ces petits cris aigus, relativement éloignés de l'expression moyenne du baryton-basse. Plus éloignés en tous cas, que mes éructations de gilet jaune, ou vociférations d'anti-passe vax, autres sujets de prédilection des professionnels de la discorde à distance.
Second argument, à l'appui de cette pitoyable tentative de justification... Aucun logiciel de reconnaissance vocale ou visuelle n'est installé sur mon ordinateur, et mon clavier me semble d'un modèle basique, sinon antédiluvien.
Cependant, le documentariste animalier alpha peut être extralucide, en ses meilleurs moments. Ou a minima, doté de ces rares facultés de prémonition qui rendent optimistes jusqu'aux supporters de Jean Lassalle ou Anne Hidalgo.
Acceptons donc le fait scientifique, et extrapolons. Tel Zorro, renard rusé qui fait sa loi, le citoyen glapissant peut se targuer d'une gratifiante conclusion en chanson...
"Vainqueur, tu l'es à chaque fois" !