Sondage réalisé sur un échantillon d'une vingtaine de personnes proches, affectivement ou géographiquement... c'est-à-dire plus large que pas mal d'autres, forgés de toutes pièces.
Les militants de l'extrême-gauche savent depuis longtemps qu'ils iront au charbon encore pour les décennies à venir.
Pendant qu'une droite tradi éparpillée façon Raoul Volfoni essaie de rassembler ses abattis et feint d'y croire, Marine Le Pen se la joue fine pour la première fois de sa carrière de femme politique. Et le trublion hyperpavillonné de partout attend son heure, avant celle du bus qui le ramènera à la modestie.
Une seule personne représente encore le faible espoir de la gauche de se qualifier dans 18 jours pour le second tour de la présidentielle. Et que fait Mediapart? Le coup de derrière les fagots de Jarnac, encore plus pernicieux que deux précédents fâcheux.
Entendons-nous. Il ne s'agit pas de contester la réalité de l'information bien calibrée pour la une du 22 mars. Et quelques commentateurs à sang-froid et fibre insoumise déclarée (ce n'est pas incompatible), se sont judicieusement démarqués en arguant de son côté factuel...
Celui-ci est indéniable. Une instruction est en cours, et l'info pure ne tombe pas comme une bombe médiatique. Peut-être fera-t-elle long feu, au demeurant. Mais nous sommes nombreux ici à fonctionner à l'affect, et le sentiment qui domine aujourd'hui est l'écoeurement.
La gomme à effacer le sourire de l'antifi vraiment niais (spécimen plus rare qu'on ne le croit) serait connement inutile. Et leur comparaison avec l'affaire Fillon, son coeur et son timing ne tient pas la route. Laissons-les s'esbaudir de leur "vous voyez bien? tous pareils!" si cela peut agrémenter leur vie.
Mais une chose est certaine : si 15% de citoyens dans ce pays (car citoyens, c'est aussi ceux qui ne votent pas, même s'ils ont tort) sont incurablement macronistes, une proportion rarement évoquée par la presse faussement candide ne supporte plus la face d'androïde, les mensonges, le vide idéologique et le phrasé scolaire de celui qui a toujours des choses à dire et jamais à faire.
La violence tient parfois au simple rejet épidermique. Elle pourrait venir plus tard, et on en connaîtra les boutefeux.